Commentaires client les plus utiles
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18 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Leur album le plus accessible, 23 juillet 2002
Après le somptueux et démesuré "Being there", leur "Double Blanc" à eux, et entre deux albums consacrés à Woody Guthrie avec Billy Bragg ("Mairmaid Avenue 1 et 2"), Jeff Tweedy et sa bande reviennent avec "Summer Teeth" en 99 à une pop plus classique et efficace. Quelque part entre les Beatles et les Beach Boys, tout en réussissant l'exploit de garder son originalité et sa pertinence, sans sombrer comme tant d'autres dans un passéisme frileux, le groupe fait mouche à chaque chanson avec une grace et une naïveté qui tiennent du miracle. Les mélodies sont imparables, et les refrains vous restent en tête dès la première écoute comme une évidence. Si tous les morceaux de l'album semblent couler de source, comme une chose naturelle (essayez de resister au charme de titres comme "A shot in the Arm" ou "I'm Always in Love"!), leur simplicité est ici seulement d'apparence, car c'est à un véritable travail d'orfèvre auquel s'est livré Wilco, toujours en quête de la chanson pop parfaite. De fait, "Summer Teeth" est à ce jour leur album le plus accessible, celui qui aurait dû leur assurer succès et reconnaissance internationale, leur ouvrir les portes de la gloire à la place d'Oasis, Coldplay, ou autre Travis s'il existait une justice dans ce pauvre monde toujours prompt à préférer l'esbrouffe des matamores et la roublardise des "faiseurs" à la sincérité déchirante des artistes authentiques ("How to fight Loneliness"). Il n'en fut rien, et les ventes jugées médiocres par leur maison de disques, Reprise, finit de convaincre cette dernière de se séparer du mauvais élève Wilco, comme elle l'avait déjà fait de Grant Lee Buffalo, autre groupe américain aussi indispensable que méconnu. Il n'est pas trop tard pour réparer l'injustice...
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
« Every little thing's gonna tear you apart. », 29 mai 2007
A ceux qui émettraient encore des réserves sur l'identité du plus grand songwriter actuel, on conseillera vivement de jeter une oreille à « Summerteeth », soit la preuve par quatorze chansons plus deux ghost tracks que seul Jeff Tweedy peut sérieusement prétendre à un tel titre (que bien entendu, il refuserait, puisque l'homme semble empreint d'une humilité aussi profonde que son génie est grand.) Voici un disque pour lequel on dirait que Spinoza a été inspiré d'écrire sa célèbre formule : « ce qui est excellent est aussi difficile que rare. » Le temps de reprendre son souffle, Wilco aura donc décidé d'accoucher de l'album pop parfait. Il faut entendre Tweedy débiter d'une voix nonchalante des histoires de brutalité conjugale sur une mélodie des plus graciles, - procédé qu'il reprendra avec moins de nuances en ouverture de « A ghost is born » quelques années plus tard - ; déclamer non sans quelque cynisme le mode d'emploi pour combattre la solitude ; confesser sur une microsymphonie digne de Brian Wilson son désir de nous murmurer à l'oreille une chose qu'il ne dira finalement jamais ; affirmer avec une candeur désarmante sa confiance en l'avenir. Mais c'est paradoxalement le morceau le moins subtil qui résume l'affaire : « ELT », pour every little thing's gonna tear you apart , - « le moindre petit truc va te déchirer ». Et c'est bien de ça dont il est question : toute la composition dans ce disque témoigne d'un sens du détail terrassant. On entend ici les plus belles mélodies depuis la grande période des Kinks. Cà et là, on sent déjà poindre les dissonances contrapuntiques qui orneront les albums suivants (le superbe « Via Chicago » dont on recommandera encore plus la version live), mais dans l'ensemble, c'est une collection de perles d'un orient immaculé qui s'enfilent l'une après l'autre pour l'enchantement incrédule de l'auditeur, une farandole de bulles de savon qui resplendissent fugacement dans la lumière d'un crépuscule estival, un joyeux carambolage de billes multicolores. Ce disque est une machine à explorer le temps, un puits vers le pays des merveilles, une tempête qui vous emportera bien au-delà de l'arc-en-ciel. Préparez-vous au départ : l'aventure commence ici.
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6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un pur bonheur!, 23 juillet 2002
"Summerteeth" va réjouir tous ceux qui aiment trouver dans leur pop/rock l'équilibre idéal de vigueur, d'audaces harmoniques, de mélodies limpides, d'arrangements à la fois sophistiqués (notamment par l'emploi des claviers de Jay Bennett) et acoustiques, le tout joué par un groupe soudé qui sait aussi retrouver le bon groove du rythm'n'blues ("Can't Stand It"). Oui, Wilco a toutes les qualités de son côté pour faire le bonheur de tous, mené par Jeff Tweedy, chanteur, auteur-compositeur, un des talents les plus convaincants de ces dernières années. Découvrez "Summerteeth" et comprenez ce qu'est un grand disque!
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