L'hommage à Spielberg est patent, d'ailleurs il est producteur de ce film nostalgique qui est avant tout une ode au cinéma et notamment celui des années 70 et 80. On pense à ET mais en moins poétique, en plus sombre (ici des gens meurent), on n'est pas loin de rencontre du 3eme type mais la magie n'opère que par instants. Dans cette bande de copains n'entrevoit-on pas un clin d'aeil à tous ceux qui font du cinéma une machine à rêves ? Que ce soit les artistes de l'ombre (les effets spéciaux), les précurseurs (lorsque le film réalisé en super 8 passe, on distingue l'alien animé comme le faisait Ray Harryhausen), les réalisateurs de séries B, une affiche d'Halloween (Carpenter)est visible, des chevronnés des films d'horreur, la firme inventée par les gamins et qui transforme les humains en zombies se nomme Romero (le réalisateur du jour des morts vivants). Tout est ainsi à l'avenant et on s'amuse à repérer les coups de coude du réalisateur à chaque référence à un des vétérans du cinéma. Une aeuvre qui crie son amour au cinéma de genre (fantastique, science-fiction) et aux artisans qui en nous ont fait tant rêver. Si on fait abstraction de ces références, on peut regarder ce film comme une aventure pleine de tendresse (l'amitié qui lie les enfants) et aux scènes d'action efficaces, même si certaines trahissent leurs origines numériques (le train qui déraille). L'histoire est haletante et le suspens constant. Après tout, n'est-il pas mieux que ce film s'éloigne de ses modèles d'origine (voir plus haut) pour obtenir sa propre originalité. N'est-ce pas là au fond, le chant du signe d'une époque révolue