La littérature homosexuelle est-elle toujours la même quil y a quelques années ? Erotique, assumée, refoulée, dépressive, sombre, vieillote, elle sillustre auprès dauteurs tels quEdmund White, Eric Jourdan, E.M. Forster ou plus récemment, Philippe Besson. Non, aurait pu répondre Armistead Maupin en rédigeant ses trépidantes Chroniques de San Francisco, uniques en leur genre. Non, nous prouve Nicolas Robin dans son dernier roman au titre provocateur, Super Tragique.
Le personnage principal, journaliste, presque la trentaine, mène une vie super tragique. Il sest fait larguer par Hugo après un incident diplomatique avec le Brésil, parti depuis vivre une idylle avec un CBGD. Vous ne savez pas ce quest un CBGD ? Vous navez qua lire, cest marqué dans le livre. Son grand-père et son chat débarquent pour sinstaller chez lui, il quitte son boulot pourri, tombe amoureux de son voisin. Tout ce quil entreprend vire à léchec et au fiasco total.
Pire ! Il a un corps de grenouille, ce qui lui vaut la tendre mais agaçante appellation de ma grenouille par son voisin Thierry, quadra tombeur et serial fucker. Il faudra bien qua un moment, notre héros se décide de prendre les choses en main et que la chance et le bonheur lui sourient. Ce qui ne sera pas sans difficultés
Après un premier roman autobiograpique, Bébé Requin, Nicolas Robin sacquitte haut la main de lépreuve du second roman en nous offrant cette fiction hilarante. Cest simple, le ton et le rythme de lécriture font de Super Tragique un moment de lecture des plus agréables, nous collant un sourire idiot et tenace au fil des pages. Avant lété, cest le bouquin à lire durgence pour retrouver le sourire. Super tragique, mais super marrant !