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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Retour vers le futur,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Superman and the Legion of Super-Heroes (Relié)
Lors d'une interview, Kurt Busiek a déclaré que suite aux événements de Infinite Crisis l'origine de Superman est à revoir et que celle décrite dans Superman: The Man of Steel est donc caduque. Ce recueil regroupe les numéros 858 à 853 (parus en 2007) de la série mensuelle Action Comics. Geoff Johns nous présente une aventure de Superman qui rétablit le lien entre Superman et la Legion of Superheroes (en contradiction avec Man of Steel).En 3008, Kirt Niedrigh dont la candidature avait été rejetée par la Legion of Superheroes, a convaincu le peuple terrien que Superman était un terrien et qu'il pourchassait les extraterrestres, ce qui provoque une vague de xénophobie sans précédant. Dans ce contexte socio-politique délétère, Brainiac 5 fait venir Superman au trente-et-unième siècle pour prouver le contraire. À son arrivée, Superman découvre que Brainiac 5 a disparu, que le soleil est devenu rouge et que cette incarnation de la Justice League pourchasse tous les extraterrestres et leurs défenseurs (en particulier les membres de la Legion). Geoff Johns prouve à nouveau qu'il sait mettre en scène une troupe d'une trentaine de personnages sans perdre personne en route. Son scénario est passionnant, même pour un vieux lecteur qui voit foulée au pied l'origine de John Byrne établie en 1986. L'histoire est très lisible même pour des nouveaux venus dans l'univers DC grâce à deux atouts. Le premier est bien évidemment le dessinateur (Gary Frank que vous pouvez retrouver dans Supreme Power: Contact) qui a un style très clair et très fin, tout en détails (ses pleines pages et ses doubles pages sont magnifiques). Certains lecteurs peuvent être rebutés par ses expressions faciales qui donnent des expressions étranges et légèrement outrées par contraste avec les physiques et les décors beaucoup plus en nuances. Le deuxième atout est l'utilisation d'info-bulles qui nomment chaque personnage en début chaque épisode (avec son identité de superhéros, son nom civil, sa planète d'origine et ses pouvoirs). Ce tome permet donc de découvrir à nouveau la première rencontre avec Cosmic Boy, Lightning Lad et Saturn Girl. Il permet à Superman de reprendre contact avec beaucoup de membres de la Legion (Dawnstar, Wildfire, Colossal Boy, Polar Boy, Shadow Lass, Night Girl, Brainiac 5, Sun Boy...) et même de la Legion of Substitute Heroes (Rainbow Girl, Chlorophyll Kid, Stone Boy...). Geoff Johns et Gary Frank embrassent pleinement le coté kitch de ces derniers, sur un ton très sérieux, et ce parti pris introduit un second degré très savoureux. Et pour ceux qui en veulent encore, ils ont le choix entre une autre aventure de Superman par les mêmes (Superman: Brainiac) ou une remise à plat des incarnations de la Legion par Geoff Johns (Legion of Three Worlds). Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Super-science-fiction,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Superman and the Legion of Super-heroes (Broché)
Sont regroupés dans ce recueil les épisodes "Action comics" #858 à 863, réalisés en 2008 par le scénariste Geoff Johns et le dessinateur Gary Frank.Pour ce qui est du concept, la "Légion des super-héros" est une équipe de surhommes qui, au 31° siècle, arrivent sur terre depuis tout l'univers afin de reprendre le flambeau tenu jadis par Superman, puisqu'il fut le premier extraterrestre à venir sur notre planète pour y défendre la justice de la façon la plus noble qui soit... Cette équipe a été créée au départ en 1958 dans les pages d'"Adventure comics". L'idée était que ces jeunes surhommes, des adolescents, remontent le temps afin de rencontrer un Superman de leur âge (Superboy), et de l'amener au 30° siècle pour partager leurs aventures. C'est donc ce concept un peu enfantin qui est repris en 2008 par Geoff Johns, qui s'amuse comme un petit fou en redéfinissant complètement les fondements de cette mythologie, jusqu'à l'inclure dans les nouvelles origines de "l'Homme d'acier" (Superman: Secret Origin). Dans cette histoire, la légion a été défaite par des renégats terriens n'ayant pas accepté de ne pas avoir été recruté en son sein. Ceux-ci se sont auto-bombardés la "Ligue de Justice de la Terre (JLE)" ! Ils ont alors soulevé le peuple contre tous les extraterrestres, tel le premier Front National venu, faisant acte de révisionnisme en prétendant que Superman a toujours été un être humain. L'Homme d'acier est donc de nouveau transporté dans le futur afin de rétablir la vérité. Hélas, sitôt arrivé en 3008 (1000 ans plus tard, donc...), il perd ses pouvoirs... Nous voici au coeur d'un récit possédant la double casquette "super-héros" et "science-fiction". Dans les deux cas, Johns n'y va pas avec le dos de la cuillère. Pour ce qui est des super-héros, il y en a une bonne trentaine, qui s'affronte tout du long dans la plus pure tradition du mythe. Dans le genre de la science-fiction, le scénariste imagine une ambitieuse saga à base de conflit intergalactique, de voyages dans le temps et de technologie surdéveloppée. Personnellement, j'ai été assez impressionné par la forme du récit, dense et cohérente, telle que Johns en a le secret. Mais je n'ai pas tellement été emballé par le fond. Tout d'abord, ces hordes de super-héros m'ont un peu fait tourner la tête. Présentés par des info-bulles toutes les cinq minutes, on a pourtant du mal à les reconnaître et à s'y attacher. En plus, leurs pouvoirs en font des ersatz des super-héros les plus connus (un "Wolverine par ci, une "Medusa" par là, un "Giant man" par ci, une "Guêpe" par là, etc.). Evidemment, c'est à prendre au second degré comme une sorte d'hommage amusé à des figures devenues des archétypes. Mais il n'empêche que ça tombe très vite dans le récit un peu désuet. Ensuite, toutes les péripéties sont ultra téléphonées et le lecteur en devine la chute dès le départ, accentuant l'impression de récit inoffensif réservé surtout aux lecteurs sachant y puiser les nombreuses références. Il y a bien une parabole sur les dérives totalitaristes, notamment à travers cette version déformée de la "JLA", mais elle est finalement édulcorée par le traitement léger et second degré de l'ensemble. Parce que je n'apprécie que moyennement les histoires mettant en scène un maximum de "super-slips" bourrées de bagarres de bac à sable répétitives, parce que je n'adhère plus du tout aux récits "old-school" reprenant les codes des comics d'antan, je suis resté mitigé sur cette lecture. Le dessinateur Gary Frank a beau livrer un travail parfait (ah ! la tête de Christopher Reeves ! j'adore !), cette histoire est, entre "Superman: Secret Origin", "Superman and the Legion of Super-heroes" et "Superman: Brainiac" (toutes trois réalisés par la même équipe), celle que j'ai le moins aimée. En vf, ces épisodes ont été publiés par les éditions Panini comics dans le magazine "Superman & Batman", #15 à 17. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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