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Commentaires client les plus utiles
1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Superman : l'homme d'acier, Tome 1 : (Broché)
Après que l'univers des super-héros de chez DC Comics ait été remis à plat à l'occasion du gigantesque crossover/statuquo "Crisis on Infinite Earths", l'éditeur commande à certains auteurs vedettes les origines modernisées et condensées des principales figures de sa mythologie, histoire de repartir de zéro. Alors que Frank Miller se voit confier celles de Batman et livre le définitif "Year One", John Byrne hérite des fondations de la série Superman en cette même année 1986.J'ai souvent entendu dire qu'il s'agissait là, tout comme avec Miller, des origines définitives et indémodables de "l'Homme d'acier". Franchement, il s'agit en réalité d'un récit de facture classique particulièrement lisse et inoffensif. On est loin de la refonte naturaliste de l'univers de l'homme chauve-souris ! Oubliez la voix-off mature de Bruce Wayne et du commissaire Gordon (dans leurs cadres respectivement blancs et jaunes), vous n'aurez droit qu'aux affreuses bulles de pensées... Certes, le dessin old-school de Byrne est parfaitement iconique et sa narration est fluide, aérée et exempte des tonnes de phylactères qui alourdissaient à l'époque la moindre planche de comics. On peut même dire qu'en lieu et place de la modernité formelle de Miller, il développe un classicisme tout en retenue. Mais il ne nous raconte jamais rien que nous ne connaissons déjà par c½ur ! Impossible, par exemple, de ne pas faire la relation avec l'adaptation cinématographique réalisée par Richard Donner en 1978. Alors que le script de Mario Puzo (scénariste du Parrain de Coppola !) développe la mythologie de Superman depuis Krypton, dévoile l'origine du costume de Kal-el et de son insigne, condense remarquablement les concepts les plus édifiants liés au personnage (ses pouvoirs, la forteresse de la solitude, la connaissance de ses origines et de sa lignée, le génie visionnaire de Jor-el) avec une profondeur et une intelligibilité inouïes, alors que les créateurs des décors du film imaginent une Krypton abstraite d'une blancheur immaculée illustrant parfaitement la froideur d'un monde devenu trop civilisé, Byrne opte pour des solutions à la fois ridicules (ses parents terriens lui confectionnent son costume en s'auto-congratulant) et d'un manque d'imagination flagrant (aucun détail original ne venant s'ajouter au mythe, à part un inoffensif rasage à la "vision thermique"...). Pour enfoncer le clou, l'auteur finit par contredire une des trouvailles les plus géniales du film de Donner : Au cinéma, Kal-el hérite de l'insigne de son père, abstraite mais ressemblant au "S" de l'écriture terrienne occidentale (chaque Kryptonien arborant l'insigne de son clan, ou de sa lignée). Ainsi, Loïs Lane, lorsqu'elle aperçoit le signe pour la première fois, décide de baptiser ce super-inconnu du nom de "Superman". Dans le comicbook, la même Loïs appelle le héros "Superman" dès leur première rencontre alors qu'il n'a pas encore de costume, ce qui donne à l'homme d'acier l'idée de son insigne. Comment a-t-on pu laisser John Byrne anéantir une idée aussi fabuleuse créée près de dix ans auparavant ?!!! Un paradoxe absolu, lorsqu'on sait que le statuquo occasionné par "Crisis on Infinite Earths" fut en partie motivé, à l'époque, par une continuité rendue obsolète à cause d'une adaptation cinématographique lui faisant de l'ombre ! Ainsi, les origines de Superman version 1986 apparaissent à présent comme une interprétation naïve et simpliste d'un personnage qui supporte de moins en moins la demi-mesure. A l'heure d'aujourd'hui, Superman est soit "énorme", soit ridicule. Certes, le travail de Byrne reflète toute l'honnêteté et la candeur de son auteur (mon commentaire paraitra forcément insupportable à ses admirateurs, pour lesquels il demeure absolument intouchable, ce qu'en un sens je peux comprendre). Certains lecteurs apprécieront certainement ce que l'on peut considérer comme une "épure" des origines en question. Mais avec le recul, mieux vaut, une fois n'est pas coutume, regarder plutôt vers le cinéma... Une mini-série probablement indigeste pour les nouvelles générations de lecteurs. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Très intéressant,
Par Supermax (FRANCE) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Superman : l'homme d'acier, Tome 1 : (Broché)
John Byrne signe là une adaptation fidèle de l'Homme d'acier, dynamique, très intérressante, et bien illustrée. Nul besoin d'être un amateur de comics pour apprécier cette BD de Superman. Malgré les années qui passent, cette oeuvre conserve toute sa jeunesse et son actualité.
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