Cette oeuvre de Sigmund Freud se divise en treize parties, dans lesquelles l'auteur rapporte les fruits de diverses analyses réalisées d'après le témoignage de ses patients ou bien au regard de sa propre expérience de « rêveur ».
Il ressort ainsi que les rêves pourraient se distinguer en trois classes : d'abord, « les rêves du type infantile », puis ceux qui expriment un désir refoulé, enfin ceux qui sont « accompagnés d'une angoisse », ces deux dernières catégories étant, selon Freud, celles que connaît majoritairement la personne adulte.
En outre, le travail d'investigation de l'auteur sur la matière onirique, dans le cadre des liens incidents qu'elle est susceptible d'entretenir avec certaines affections psychiques, lui permet d'identifier « un contenu manifeste du rêve » et un contenu latent nommé aussi « les pensées latentes du rêve », pensées qui le conduisent à déduire que le processus onirique, ou ce qu'il définit comme « le travail du rêve », se fonde sur une triple dynamique, celle de la condensation, du déplacement (« quand on note un rêve et les pensées dont on retrouve une trace dans le rêve, on ne peut douter que le travail du rêve a réalisé en l'occurrence une compression ou "condensation" remarquables [...] pendant le travail du rêve, l'intensité psychique passe des pensées et représentations auxquelles elle convient légitimement à d'autres pensées et représentations qui, à mon sens, ne peuvent prétendre à une telle mise en valeur. Au cours de ce processus que je nommerai "déplacement du rêve", je constate aussi que l'intensité psychique, l'importance ou le potentiel d'affect de certaines pensées, se transpose en vivacité sensorielle... ») et de la dramatisation (« Il reproduit une corrélation logique en tant que rapprochement dans le temps et l'espace. »)
Enfin, Freud s'attache à reconnaître que la symbolique des rêves demeure un langage essentiel en matière d'interprétation (« La symbolique du rêve conduit bien au-delà du rêve ; elle n'appartient pas en propre au rêve mais domine de la même manière la figuration dans les contes, les mythes et les légendes, dans les mots d'esprit et dans le folklore. Elle nous permet de suivre les relations intimes que le rêve entretient avec ces productions ; cependant, nous devons nous dire qu'elle n'est pas le fruit du travail du rêve, mais constitue une particularité - probablement de notre pensée inconsciente - qui fournit au travail du rêve le matériel qu'il utilise pour la condensation, le déplacement et la dramatisation. »)