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44 internautes sur 47 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Clochard céleste éternel, 9 septembre 2002
Depuis 40 ans, il hante les rêves, beaucoup d'écrivains, poétes, musiciens le cite. Jack Kérouac et l'image d'une amérique qui refuse son identité. Ses amis et lui on crée une nouvelle poésie, héritage de Walt Whitman, Thoreau, tous amoureux d'une certaine liberté, celle de l'homme et de la nature. D'un refus de l'ordre établie. Anti-guerrier, bien que Kérouac ai servit dans la marine. Dans sur la route, l'errance en compagnie de Neil Cassady transformé pour les besoin du livre. Ecrit en deux jours, sous drogue, sur du papier dérouleur à fax, pour ne pas couper ses texte. On sent pointé un début de son attirance pour les religions asiatiques (boudhisme plus précisement). Loin d'être une ode à la drogue, commer certains pourraient croire. Sur la route et le reflet d'une amérique qui veut s'émanciper, des personnes clochardisés au coeur tendre. Loin de la barrière des couleurs. Un amour de la vie, une recherche de soie. La volonté de vivre d'autres sensations. De briser une moral établie. Ce livre est à lire. Simplement pour savoir, que tout est possible, et que ce n'est pas simplement, l'histoire d'un autre temps. A lire absolument.
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25 internautes sur 32 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Dans la route, 25 décembre 2000
Y a pas veritablement d'histoire dans ce livre, mais j'ai fini les 500 pages dans la journee, ou a peine un peu plus. La description des persos est fabuleuses, l'ecriture, meme traduite, est enivrante (Kerouac aime Celine et fait du Celine), c'est un bouquin qui devrait figure dans le programme de toutes les classes scolaire. Lisez, revez, vibrez....je me demandais pourquoi kerouac etait si emblematiq, je pense avoir compris...
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
On the road again, 8 août 2009
De retour au pays après les ravages de la seconde guerre, Sal Paradise, le narrateur, de retour aux USA, a du mal à rester en place. Il fait la connaissance de Dean Moriarty, un jeune gars un peu fou, un peu exalté, séducteur et enragé, qui lui fera goûter aux plaisirs de la route, et l'encouragera à parcourir l' Amérique, d'est en ouest, du nord au sud, jusqu'au Mexique.
Des voyages décousus, pas toujours cohérents, parcourus et reparcourus, sans d'autres buts avoués que l'amitié, la conduite, les bières et les filles...Une quête de la subjectivité, qui repousse les barrières d'un monde en pleine reconstruction, et adresse un hymne à la vie la plus simple, au-delà de toutes considérations pathétiques de la pauvreté ou de la folie.
C'est surtout le lien qui unit Sal à Dean, la fascination qu'exerce ce dernier, qui fait fil directeur dans ce roman sans véritable intrigue. Dean ouvre les premières pages et referme les dernières, il est omniprésent, et ce même dans ses absences (le premier tiers du récit, où le narrateur déplore de ne pas avoir pu le voir de tout son voyage).
Comme tous les totems, Dean demeure l'élément inquiétant et imprévisible, capable du pire comme du meilleur, celui qui pousse jusqu'au bout cet état d'esprit. On le sait, "Sur la route" est le livre emblématique de la «beat génération», roman autobiographique d'un de ses fondateurs, où se côtoient, à couvert de pseudonymes, les différents tenants du mouvement. Mais Dean, de son vrai nom Neal Cassidy, est le seul à ne pas avoir procédé à se "retour sur lui-même" de l'écriture, il est le seul à être resté dans la pure subjectivité du vécu. En ce sens ce roman lui est dédié, car il incarne réellement cet élan, compris comme une volonté de puissance, ignorante d'elle-même, pour user du vocabulaire de Nieztsche.
Un style, un mouvement, une ambiance, rendent la lecture de ce roman pourtant fleuve, aisée et fluide.
Et c'est un goût de liberté, l'apparente facilité du départ, qui dégorgent de ce récit, qui jetèrent sans doute sur les routes des centaines de jeunes, à la recherche de cet enchaînement de "hasards objectifs" comme se plaisent à le dire les surréalistes, qui finalement construisent ce véritable road trip.
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