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Swordfishtrombones
 
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Swordfishtrombones

Tom Waits Album vinyle
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Page Artiste Tom Waits

Discographie

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Photos

Image de Tom Waits

Biographie

Thomas Alan Waits pousse son premier grommellement le 7 décembre 1949 à l'hôpital de Park Avenue de Pomona, sous le soleil d'hiver californien, et dans une famille d'enseignants (Jesse Frank Waits, et Alma Johnson McMurray), d'origine irlandaise, écossaise, et norvégienne.

C'est en autodidacte qu'il s'initie à la guitare et au piano, en immersion totale dans l'?uvre de Bob Dylan, et les romans du… Plus de détails sur la Page Artiste Tom Waits

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Détails sur le produit

  • Album vinyle (18 novembre 2002)
  • Nombre de disques: 1
  • Label: Simply Vinyl
  • ASIN : B00004WOLG
  • Autres éditions : CD  |  Cassette  |  Téléchargement MP3
  • Moyenne des commentaires client : 4.5 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (4 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 674.753 en Musique (Voir les 100 premiers en Musique)
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Descriptions du produit

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Avec Swordfishtrombone, en 1983, naît un nouveau Tom Waits. Exit le crooner bukowskien ! Désormais, son style est de plus en plus décousu et surréaliste, comme le curieux croisement entre Nino Rota, Howlin' Wolf et Harry Partch (un compositeur d'avant-garde qui fabriquait lui-même ses instruments). Les morceaux se construisent dans une architecture bancale sur des percussions concassées, puis des guitares cubistes viennent bousculer des cuivres asthmatiques. Ce qui apparaît ici, et qui va s'épanouir sur les albums suivants, c'est un nouveau "théâtre de la cruauté", tempéré par un humour grotesque et une nostalgie bouleversante. --Hubert Deshouse

Critique

Quelques mois avant l’enregistrement de cet album, Tom Waits décide de quitter la cage dans laquelle il s’est lui-même enfermé. Il laisse donc en plan manager, label, et producteur, et, pour ce qui concerne au plus près l’auditeur de base, se résout à rompre avec ce qui est devenu depuis ses débuts, dix années auparavant, sa marque de fabrique, en habile synthèse d’une musique de crooner pour fins de soirées, un peu jazz, un peu soul, un peu blues.

Son épouse lui fait découvrir Captain Beefheart, et le Californien décide de suivre ses brisées, pour le moins tourmentées (et sans nul doute s’estimant trop vert dans la carrière pour ouvertement s’inspirer du bluesman Howlin’ Wolf). La trompette de Chuck Findley et le batteur Jeff Porcaro (on en conviendra, loin de l’univers policé de Toto) sont de l’aventure, au sein d’une pléthorique armée mexicaine, mais le patron assume pour sa part rien moins que divers claviers, violon, guitare, percussions de poche, et autres harmoniums. Et prend en charge le design de la pochette.

Ce neuvième album (en quinze pièces, dont trois instrumentaux), riche en percussions extravagantes, sombres cuivres, et grondements ininterrompus, décline donc un univers étrange, anxiogène, auquel les critiques, jamais en retard d’une bourde, promettent un échec commercial.

Mais Swordfishtrombones ne se vendra ni mieux, ni moins bien qu’une autre production du chanteur, et sera même salué en Europe, où il contribuera durablement à installer Waits dans le cœur des audiences. Malgré une modeste incursion dans les classements de vente américains, Swordfishtrombones reste l’un des albums essentiels de Waits, et un disque d’auteur, et de hauteur, dont il est malaisé de s’extraire intact.  

Christian Larrède - Copyright 2012 Music Story

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Début de l'état de grâce 19 décembre 2006
Par Lester Gangbangs TOP 500 COMMENTATEURS TESTEURS
Format:CD
Comme les grands peintres, Tom Waits a eu plusieurs périodes dans sa carrière. Celle qui commence en 1983 avec « Swordfishtrombones » est généralement considérée comme sa meilleure.

Avec ce Cd, Tom Waits explose son horizon musical habituel, délaisse ses ambiances piano-bar, pour explorer le jazz, le blues, le rock''n''roll, et toutes sortes de musiques traditionnelles ou ethniques. L''instrumentation devient souvent minimaliste et fait la part belle à l'' « exotisme » (banjo, clochettes, cornemuses ...'). La voix, instantanément reconnaissable se force moins à imiter celle de Captain Beefheart, dont l''œuvre de Tom Waits renvoyait trop souvent jusque-là l''image.

Les 15 courtes vignettes de « Swordfishtrombones » s''apprécient comme un tout (pas de morceau « travaillé » à visées mercantiles qui éclipse le reste), et posent les bases du chef-d''œuvre absolu « Rain Dogs » à paraître l''année suivante.
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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
L'album charnière. 23 novembre 2008
Format:CD
1983. Tom Waits quitte Asylum records et signe "Swordfishtrombones" chez Island records. Il ne changera pas uniquement de maison de disques, mais également de style musical, s'éloignant du piano-bar, du jazz et du blues "conventionnel". Cette rupture se fait ressentir par l'utilisation de percussions ethniques méconnues du grand public (influencé par le travail du musicologue Harry Partch) additionnées à d'autres instruments plus classiques, comme le piano, l'orgue, la guitare ou la contrebasse. En résultent des chansons géniales, éclectiques, qui toutefois peuvent surprendre voire même dérouter à la première écoute. La voix, forgée à l'alcool et au tabac au fil du temps, se durçit. Le style Tom Waits est né. Unique en son genre. Inégalable. Un style basé sur la déconstruction, le bruit, le bricolage, le théâtre et le cirque (incorporant des influences blues, jazz, rock, vaudeville, éthnique).
Swordfishtrombones est donc le premier album de cette deuxième période, beaucoup plus riche et innovante.
Dés le premier morceau, "underground", le ton est donné. Tuba, marimba, guitare électrique habitée, rythme primitif martelé, le tout servi par une voix rocailleuse. Tom Waits ne chante pas, il éructe.
Suit "shore leave", langoureux, rythme chaloupé, ambiance étrange et inquiétante. Les percussions en métal et les objets détournés font leurs apparitions. Sublime.
Première instrumentale avec "dave the butcher", duo orgue hammond B-3/percussions en bambou, rencontre improbable entre une bande son de film fantastique burlesque et une tribu africaine.
Passons la suivante, "johnsburg, illinois", ballade mélancolique piano/basse écrite pour sa femme (native du village en question), issue de sa première période, sans grand interêt.
"16 shells from a 30.6" est un blues entêtant. Son originalité vient du rythme inhabituel, joué sur les tomes, sans charleston, agrémenté d'une cloche plate. Trombone et contrebasse sont là pour appuyer la rythmique.
Avec son intro à la cornemuse, "town with no cheer" nous emporte, puis la cornemuse s'efface et les orgues prennent place pour nous livrer un morceau, certes agréable, mais un peu soporifique.
Avec "in the neighborhood" et sa section de cuivres à faire pleurer un dictateur, Tom Waits nous offre un de ces morceaux dont il a le secret, alliant la tristesse d'une marche funèbre et la féerie d'un chant de Noël.
Deuxième instrumentale avec le court mais magnifique "just another sucker on the vine", duo harmonium/trompette qui nous emmène sur le trottoir d'une rue pavée au début du siècle.
Ambiance piano-bar enfumé pour "frank's wild years" (l'orgue hammond à son apogée), où Tom Waits nous narre l'histoire de Frank qui, un soir de biture, las de sa vie monotone, met le feu à sa maison et la regarde brûler.
Arrive "swordfishtrombones", chef d'oeuvre hypnotisant, sensuel, sexuel, premisse du futur "temptation". La moiteur éxotique est palpable, accentuée par les percussions (marimba, conga, dabuki) et la ligne de basse jazzy.
"Down, down, down" est un grand moment de rock'n'roll. Un blues rapide faisant la part belle aux guitares et à l'orgue, se répondant mutuellement par petits solos interposés. On ne peut s'empêcher de taper du pied et de remuer la tête.
"Soldier's things" est une ballade jazzy, piano/contrebasse. C'est triste, c'est beau, mais ce n'est pas ce qu'il y a de plus intéressant. Une chanson comme Tom waits en a déjà écrite et en ecrira par la suite.
Encore un blues avec le terrible "gin soaked boy". Formation classique guitare/contrebasse/batterie. La voix et la guitare s'en donnent à coeur joie, ça swingue, ça slide et c'est diablement efficace. Sans jamais tomber dans la demonstration.
Avec "Trouble's braids", sa ligne de contrebasse effrénée et ses percussions syncopées, Tom Waits signe un morceau éxutoire et lorgne du côté de la musique contemporraine, du free-jazz. On a l'impression d'assister à une séance d'exorcisme, un rite tribal.
Dernier titre, "Rainbirds" débute par des notes d'harmonica de verre puis laisse place au duo piano/contrebasse pour une jolie ballade instrumentale. Un morceau touchant, aérien, pour cloturer l'album.
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16 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
Déglingues et désaccords 30 juillet 2004
Format:CD
En 1983,le clochard céleste découvre de nouveaux chemins faits de cauchemars,d'electricité,de déviances...
Rage sourde et mélancolie désespérée sont présentes sur cet album difficile d'accés (mais sans aucun doute un de ses meilleurs) qui ouvrira la voie pour tous les Mick Patton,Tin Hat Trio,Primus et autres Sparklehorse.
Une chanson comme The Carny de Nick Cave aurait-elle exister sans Swordfishtrombones ?
Fanfare déglinguée et lunaire,fantômes d'êtres jamais nés que l'on rencontre au détours d'une rue sombre.
Album charnière,de transition entre 2 Tom Waits totalement différents mais pourtant si proches comme un Jekill et un Hyde.
La rencontre avec le guitariste génial qu'est Marc Ribot joue certainement une influence majeure dans l'évolution de la musique de Tom Waits.
Ribot est un musicien rare qui tire de son instrument des sonorités uniques, plus une tripotée de musiciens qui vont se charger d'orchestrer toutes ces chansons d'une ambiance de foire et de joyeux bric-à-brac.
L 'année 1980 marque un tournant décisif dans la carrière de Tom Waits. En effet, il travaille en collaboration avec Coppola et sa musique prend une nouvelle orientation, à la fois plus contrôlée et plus radicale. Il rencontre également celle qui deviendra sa femme, Kathleen Brennan qui écrit des scripts pour le réalisateur et avec laquelle il partagera non seulement sa vie mais aussi son aventure musicale puisqu'elle collabore désormais à l'écriture de certains de ces textes et la production des albums. Cette nouvelle émulation renouvelle l'inspiration de Tom Waits et aboutit en 1983 à l'étonnant "Swordfishtrombones". Bestiaire fabuleux à la Jérome Bosch, les instruments de musiques se métamorphosent véritablement et le son se fait à la fois plus brutal, plus discordant mais aussi plus introspectif. "Swordfishtrombones" est à la fois bruitiste, on y entend des marteaux frapper du métal creux, lyrique, avec un morceau comme "In the Neighbourhood", et novateur. En multipliant les genres, Tom Waits ne se perd pas dans le dédale de sa folie, au contraire, il se retrouve. La tendance se confirme d'ailleurs en 1985 avec la sortie de "Raindogs", un album qui va inspirer toute une génération de musiciens. Il se frotte avec des sonorités rugueuses, presque tonitruantes, une promenade décalée à souhait dans la contre-allée du rock.
C'est une période fructueuse pour Tom Waits qui entame une trilogie avec cet album qui se poursuivra avec avec le brillant Rain dogs et le plus intimiste Franck's wild years mais aussi au cinéma avec Jim Jarmusch avec qui il tourne Down by law que je ne peux que vous conseiller !!!
Bonne écoute sur cette route pavée de l'enfer ...
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