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Commentaires client les plus utiles
7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
terrifiant,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sylvia (Broché)
une histoire d'amour et de folie dans le NY des 60's. extrême et fatale.
le narrateur mettra 30 ans à s'extirper cette histoire, à la lecture on comprend rapidement pourquoi... son amour pour sylvia est total même et surtout quand elle sombre dans la folie. cette tragique chute sans fin nous tient pendant tous la lecture. l'écriture si précise si "saine" est au service d'un très beau livre. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Ne passez pas à côté de cette magnifique nouvelle,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sylvia (Broché)
J'ai acheté par erreur 'Sylvia' en version originale (donc en anglais) et malgré quelques difficultés de compréhension j'ai été saisie par la beauté et la pureté de l'écriture. Dans ce récit autobiographique, chaque ligne, chaque paragraphe est un pur plaisir. Tout est dépeint avec précision et brillo : les méandres de l'esprit perturbé de Sylvia, la souffrance, l'impuissance et le dilemne du narrateur (pris entre son amour pour Sylvia et son envie - son besoin vital - de s'échapper de cet enfer), leur appartement sordide, le New York des années 60...
L. Michael pris assez de recul pour ne pas tomber dans le pathos, il nous livre l'analyse claire et limpide d'une relation passionnelle, les souvenirs toujours vivaces dans son esprit d'une femme qui malheureusement (c'est mon seul regret) reste une énigme. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
insaisissable est la vie et ce n'est que dans le souvenir qu'elle dévoile ses traits...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sylvia (Poche)
Ce roman d'inspiration autobiographique fut pour moi une sacrée révélation. Sylvia (1992) est le dernier ouvrage majeur de Leonard Michaels, écrivain juif new-yorkais d'origine polonaise, davantage reconnu pour ses recueils de nouvelles. C'est un de ces bijoux romanesques au cours desquels on savoure chaque page, tant le style est maîtrisé, et tant l'histoire, bien que terrifiante, est d'une puissance narrative inouïe. Pour moi, cette édition de poche fut un prétexte pour ensuite me procurer l'édition anglaise qui me donna autant, sinon davantage cette sensation grisante d'une radicale nouveauté. Les événements relatés dans Sylvia ont lieu à New-York entre 1960 et 1963 (sous la présidence du jeune Kennedy...). C'est le récit terrible de deux jeunes étudiants, leurs affres amoureuses, leur vicissitudes, leur désarroi. Et surtout leurs prises de bec.
Le narrateur ainsi que Sylvia ont une vingtaine d'années; Sylvia est en licence et lui n'a pas terminé sa thèse. Ses amis sont juifs, homosexuels, intellectuels, et sortent avec lui la nuit pour aller voir Miles, Mingus ou Monk. Pour l'amateur de jazz, ces pages-là sont savoureuses. On y ressent toute l'ambiance de cette époque. Le problème, c'est que Sylvia est extrêmement perturbée, pour ne pas dire "barrée"... Elle s'alite, brise des miroirs, balance sur le narrateur des assiettes de spaghettis quand celui-ci rentre tard et n'a pas dit où il a été. Il ne comprend jamais ce qu'elle veut, elle-même ne le sachant pas vraiment. Mais derrière tout cela, on ressent bien le rapport de dominants/dominés. Bref, tout au long de ces cent cinquante pages, l'on assiste à une vraie descente aux enfers. C'est raconté avec une grande complexité émotionnelle, d'une ambivalence et d'une brutalité incroyable, et dans un style qui laisse carrément pantois. Au fond, ce roman tente d'expliquer l'incommunicabilité entre hommes et femmes. Et le problème que beaucoup doivent surmonter après s'être empêtré dans des situations merdiques, des situations qui leur pourrissent l'existence - le mieux vaut être seul que mal accompagné prend vraiment tout son sens ici.. Leonard Michaels s'inspirant de faits personnels ne se remettra d'ailleurs jamais de cette relation douloureuse. Roman sur l'amour et la solitude, et surtout sur la crise dans le couple, Sylvia est un bel hommage à la femme aimée, même si celle-ci est salement égratignée... Roman sensible, sans jamais tomber dans la sensiblerie, ou le dégoulinant, le romancier dissèque les motivations de ses personnages (si vous aimez Philip Roth, vous aimerez immanquablement Leonard Michaels), mais dévoile aussi les rouages de la société américaine d'alors, assez oppressante finalement, où les hommes avaient rarement l'occasion d'exprimer leurs sentiments (un homme devait enfouir ses sentiments). Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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