Si un concert enregistré ne permet pas toujours de mesurer l’atmosphère réelle d’une salle, ici, on comprend dès « l’ouverture », la complicité qui lie toujours l’ex-reine des yéyés à son public.
De fait, Sylvie Vartan fait partie de celles qui n’ont plus rien à démontrer sur scène. Avec ses shows à l’américaine, elle a, dans les années 1970, dépoussiéré le music-hall français. Depuis, la chanteuse est revenue à un récital plus intimiste, toujours ponctué de ses succès, de « La plus belle pour aller danser » à « La Maritza ». Pas d’arrangements particuliers dans ce live enregistré à l’Olympia, si ce n’est cette émotion dans l’interprétation qui fait le charme de l’artiste bulgare.
Ce double live permet de (re)découvrir Toutes peines confondues, sorti en 2009. Hormis le titre de Carla Bruni, « Je chante le blues », plusieurs ballades trouvent leur place sur scène, « Une lettre d’amour », « L’amour avec des sentiments », « L’un part, l’autre reste ». Dans ce dernier disque, elle rendait hommage à « La chanteuse a 20 ans » de Serge Lama ; elle la chante donc sur scène, ainsi qu’un choix éclectique de reprises, « La vie d’artiste » de Léo Ferré, « Ebony and Ivory » de Paul McCartney, « Mon enfance » de Barbara et « Gone Gone Gone » des Everly Brothers. On trouve comme souvent sur ses live, un joli titre qu’elle a interprété pour la première fois en 1981 au Palais des Sports, « Aimer » de Jean-Loup Dabadie et Eddy Vartan, son frère.
Cerise sur le concert, pour les fans de la première heure, de nouvelles retrouvailles avec Johnny Hallyday, pour un medley d’Edith Piaf, « L’Hymne à l’amour » et « Non, je ne regrette rien ».
Paula Haddad - Copyright 2012 Music Story