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Après la Symphonie n°7 enregistrée en septembre 1996 avec son orchestre de Birmingham pour Emi..., 11 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphonie N°4 En Mi Bémol Majeur (CD)
...Simon Rattle pouvait-il éluder Bruckner avec le Berliner Philharmoniker qu'il dirige depuis 1999, alors qu'on l'y attendait fermement sur le terrain du romantisme austro-germanique ? La n° 4 fut captée en public le 19-21 octobre 2006.
Un ton mondain (voire gourmé), le legato cotonneux, la capacité à fusionner la couleur et les timbres veulent-ils lointainement rappeler l'esthétique du dernier Karajan ?
Mais la comparaison flatteuse s'arrêterait là.
Une prise de son anoxygénée, pâteuse dans les graves, embourbe l'énoncé du premier thème (1'52, repris à 14'13). Le deuxième thème chanté aux violons (2'37, réexposé à 14'59) semble exsangue, enlisé par les lourds pizzicati des contrebasses.
Le troisième thème (4'08, 8'40) surgit dans une physionomie trop timide. Malgré un précieuse minute de magie à la fin de la section développement (10'14-11'14), mon impression reste déçue et se résume à celle laissée par la coda (17'03-) : une dynamique émoussée, et une progression dramaturgique qui ne voit guère au-delà du bout de son nez.
Faute aux micros ou au chef ?
Au bénéfice du doute, on excusera quelques déséquilibres entre les pupitres : au début de la réexposition (12'30-), le chant de flûte domine le motif exposé aux deux cors.
L'interprétation de l'Andante atteint l'asepsie en pompant à vide. On implore un peu d'air !
A tout le moins, un peu de lyrisme que ni le thème d'altos (3'22-) ni l'animation du développement (6'45) ne nous insuffleront.
Même le merveilleux crescendo de la réexposition étouffe dans un écrin capitonné où s'agglomère le tutti. Efflorescence luxueuse mais artificielle, qui développe des facultés anaérobies pour s'épanouir en pareille atmosphère.
Même en live, les cuivres berlinois sont capables de régler au millimètre les fanfares du Scherzo. Mais ici, pour quel éclat, pour évoquer quoi ?
Le trio central (4'39-6'30) n'est-il pas censé apporter une pointe d'humour, par la mignonne rusticité de ses musettes ? Mais le chef anglais nous endort quand il le déroule comme un tapis maussade.
Sous cette baguette, si le Finale s'amorce dans une tonalité très sombre, c'est que son ciel parait bas de plafond.
L'explosion du tutti (1'27) ne percera pas cette nébulosité. L'escalade arpégée engendre une reptation vaguement monstrueuse aux contrebasses et trombones (2'37-2'41) à laquelle réplique la réponse ascendante des trompettes, hélas trop ternie pour qu'on y perçoive le vertigineux ressort dialectique que doit produire ce passage.
Les effusions dansantes (3'18-6'18) tendent à se boursoufler en se trémoussant.
La construction du développement s'attarde et étire disgracieusement certains épisodes (9'57-10'12, 12'01-14'14). Dans un tel paysage, la surrection du premier thème (12'47-14'28) n'installe aucune urgence, aucune frayeur.
Doit-on invoquer le souvenir d'Eugen Jochum, de ses visions cosmologiques qui mettent en branle un univers, pour constater par comparaison que les horizons déployés par Rattle semblent amyopis ?
Le crescendo conclusif se montre magistralement dosé mais y entend-on pourtant s'ériger un monde de lumière ?
Les ingénieurs du son lui ont peut-être malencontreusement savonné la planche, mais si on ne juge que le résultat audible, cette version ne me comptera pas parmi ses admirateurs.
Dans l'ère post-Karajan, le Berliner Philharmoniker avait produit une superbe "Quatrième", captée en live également : celle de Günter Wand.
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Rattle peut-il faire autre chose que des ratés ?, 1 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphonie N°4 En Mi Bémol Majeur (CD)
Rattle est un "chef "médiatisé" , encensé presque systématiquement par la presse, alors que c'est un médiocre musicien. Lorsque l'on connait sa formation musicale primaire et son très faible cursus, on reste pantois : 4 ans de batteries et de trompette ne confère pas une oreille harmonique et polyphonique, ni une connaissance musicale absolument requise pour un tel emploi ! Puis il a " dirigé " des copains à l'école de musique de Birmingham sur le tas, et vogue la galère... dorée !
La direction d'orchestre est celle qui recèle le plus d'impostures. Il y faut du culot, de l'aplomb et l' ambition sans scrupules de jeunes loups aux dents longues. Les musiciens jouent pour vous et personne ne sait ce que vous entendez réellement. C'est beaucoup moins fatiguant que de souffler ou de gratter le crin, pas de risque de fausses notes, et l'on récolte tous les lauriers. Suffit de rester debout et de jouer à l'inspiré, le public adore le théâtre muet ! Ainsi fût bon nombre de chefaillons depuis les années 60 que l'on nous a présenté comme des petits génies, pendant que les vrais, les authentiques talents restaient dans l'ombre des orchestres dit secondaires.
Le minois à fait des ravages, du poupon bouclé à la fille au loups, le classique est entrée dans le show-business avec la culbute de la personnalité astiquée aux paillettes de la foire aux illusions ! Son ratage des symphonies de Brahms, bien épinglé par les commentateurs sur AMAZON, avec un diapason d'or décerné par le préposé à la Hi fi du journal, en dit long sur " la chute de la Maison Chérière" en deux buts, Si ! Georges n' est plus de ce monde laissé au dragon, il doit voir celà d'une oreille chévère ! Gare aux réincarnations supplémentaires pour expier les entourloupes feutrés commises dans les troncs, bonnes à coups lisses et à coups durs !
L'orchestre de Berlin a connu peu de haut et beaucoup de bas avec Abbado et pour finir par des ratés avec Rattle. Du temps de KARAJAN, l' OPB pouvait jouer une centaine de symphonies sans répétition !
Passionné de la musique de MAHLER et BRUCKNER depuis 1960 avec la 7e à la Guilde Internationale du Disque, et avec aujourd'hui près de 300 CD sans compter les vinyles) de ses symphonies et de ses Messes, Te Deum et quelques autres œuvres, avec 12 intégrales marquées par des chefs de premiers plans, bonne gens passaient votre chemin, peu à entendre et rien à voir, que des glands à ramasser, maigre pitance pour l'appétit de vos oreilles, mais dont on connait les pauvres bêtes qui en sont friandes... ventres affamés n'a pas d'oreilles !
Si " Le génie, c'est Dieu qui le donne, mais le talent nous regarde". (Flaubert) Cependant, le génie déserte toujours les talents inaboutis. Pas de gaspillage dans l'économie divine. Pas le courage non plus de vous faire une rétrospective exhaustive des himalayens BRUCKNERIEN, j'ai d'autres soucis à occire. Vous pouvez avoir toute confiance dans l'avis éclairé de Mélonaniac.
Je ne vous donnerais pas aujourd'hui le quinté gagnant, difficile à départager, mais d'après mon expérience, " il y a longtemps que je t'aime... jamais je ne t'oublierais... " et sous les feuilles d'un chêne...l'avenir est derrière nous avec la peine ! Et en la matière, là aussi. N'allez pas glander ailleurs, l'avenir est tout, sauf prometteur.
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