L'élégance naturelle de M.ABRAVANEL fait ici merveille , et son romantisme, ses ruptures de ton, son nationalisme, qui sont la signature de l'auteur de Finlandia, JEAN SIBELIUS...
ABRAVANEL et "son" Orchestre de l'Utah, tant décrié à l'époque par "l'élite snobinarde", sans atteindre le New York philhatrmonic de BERNSTEIN ou la Philharmonie de Berlin de KARAJAN, (dont les moyens sont trés importants),
présente une intégrale trés fine,et en pleine cohésion avec SIBELIUS, où la violence de certaines pages est contenue (la 4), la limpidité de son chant (la 6), le nationalisme (la 2), et sa spiritualité (La 7 entre autres) font des merveilles.
Déjà titulaire d'une remarquable intégrale des Symphonies de G.MAHLER, dont la puissance des SOLTI et HAITINK est
remplacée ici par une intériorité raffinée,( 5 *)
ABRAVANEL mérite largement le détour chez SIBELIUS. (son remarquablement remastérisé , issu des années 70)