Philippe Gaubert est né en 1879 à Cahors. Le père de Philippe mourut trois ans plus tard, et Philippe, à douze ans, dut alors gagner sa vie et celle de sa famille en jouant du violon dans un cinéma de quartier, et il s'exerçait aussi à la flûte traversière. Le père de Paul Taffanel, le plus célèbre flûtiste de l'époque, l'entendit, et Paul Taffanel, charmé lui aussi, l'inscrivit alors dans sa propre classe du Conservatoire de Paris. En 1894, Philippe Gaubert y obtint un premier prix et, en 1895, il fut nommé "première flûte solo" au théâtre national de l'Opéra. Philippe Gaubert poursuivit néanmoins ses études d'harmonie puis de composition au Conservatoire et, en 1905, il obtint un second "Premier Grand prix de Rome" pour la cantate « Maia ». Mobilisé en 1914, il revint de la Guerre en 1919 et succéda à André Messager (1853-1929) à la tête de la Société des Conservatoires. En 1920, il fut également nommé premier chef à l'Opéra, où il deviendra Chef de la Musique en 1931, puis Directeur de la Musique en 1939 ; il y créera beaucoup d'aeuvres, dont « Turandot » et « Elektra » de Richard Strauss (1864-1949), « Ariane et Barbe-Bleue » de Paul Dukas (1865-1935), « Oriane » de Florent Schmitt (1870-1958), « Daphnis et Chloé » » de Maurice Ravel (1875-1937), « Oedipe » de Georges Enesco (1881-1955), ou bien encore « Médée » de Darius Milhaud (1892-1974). En 1931, il fut en outre chargé, au Conservatoire, de la classe de direction d'orchestre que la mort de Vincent d'Indy (1851-1931) laissait vacante. Philippe Gaubert est mort brutalement à Paris en 1941.
Parmi ses oeuvres majeures, on peut en particulier noter trois Sonates, une Sonatine et « Nocturne et Allegro scherzando » pour flûte et piano, un Quintette à vent, un Concerto pour violon, un Concerto pour violoncelle, des Poèmes symphoniques tels que « Le Cortège d'Amphitrite », les « Inscriptions pour les portes de la Ville » ainsi que « Les chants de la Mer », une Symphonie, quatre musique de ballets, « Philotis », « Fresque », « Alexandre le Grand » et « Le Chevalier et la Demoiselle », l'Opéra « Naïla », ainsi que de nombreuses mélodies