Faut dire que j'étais un des rares français à ne pas du tout m'être intéressés aux débuts de Eths. Une chanteuse qui gueule très fort n'était pas pour moi un argument suffisant... Jusqu'au jour où Soma est venu... Bref... Vais pas raconter ma vie.
Tératologie est le premier pas de Eths chez Season of Mist, qui depuis pas mal de temps déjà est devenu un des principaux labels pour les groupes français. Et ça donne quelque chose de pas mal. Toujours aussi énergique et torturé, Candice, toujours au top de sa forme et, surtout, un grand pas pour le groupe, c'est qu'on est désormais à 100 000lieues du Death Metal, contrairement à leurs débuts (et à Soma que certains voient comment leur passage à l'âge adulte). Cette fois on sent vraiment une très forte personnalité, une identité propre à ces marseillais fous.
Alors, l'album est bon, oui, je vais pas apprendre quoi que ce soit à qui que ce soit, je ne pense pas, mais, pourquoi pas la note maximum alors ? Tout simplement parce que le son manque de pèche, parce que tous les morceaux ne sont pas égaux et que les paroles tournent un peu en rond autours de troubles féminins et sexuels. En plus, l'album n'a pas une technique irréprochable, comme un léger manque de pèche sur Priape par exemple...
Bon, voila pour la critique, mais ce dont il faut se souvenir, surtout, c'est les moments de bravoure, tels VITRIOL et sa fin quasiment épique, Liquide Éphémère qui fait une excellente conclusion à l'album ou encore Illeùs Matricis, légèrement troublant on va dire. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que le groupe est plus entraînant que Misanthrope, moins prétentieux que Gojira, et n'a pas à rougir devant Dagoba. Et ce, chanté dans notre belle langue, vive la France et le Metal Français (à condition de savoir un peu fouiller).