Ce film à la belle distribution (Jean-Pierre Mocky, Anouk Aimée, Pierre Brasseur, Charles Aznavour, Paul Meurisse, ...) est l'adaptation d'un roman d'Hervé Bazin.
De mouture assez classique, il nous fait pénétrer dans l'univers sombre de l'hôpital psychiatrique et ses méthodes pas toujours bien établies. Avec plusieurs questions sous-jacentes : l'enfermement malgré soi (pour protéger la Société ou pour soigner ? Pour venir en aide, ou comme ici pour punir, écarter le gêneur, éventuellement sain d'esprit ?) la privation de liberté, l'aliénation, le confinement, la contagion.
L'histoire d'un jeune homme de 25 ans un peu paumé et qui hait son père. Suite à une altercation avec ce dernier, le jeune homme se retrouve enfermé dans un hôpital psychiatrique, son sort étant soumis aux décisions d'un médecin-chef dont on peut s'interroger sur les motivations profondes.
Dès lors, le jeune homme n'a qu'une idée en tête : s'évader. La quête d'une liberté bien fragile et difficile à conquérir lorsqu'en soi des murs sont érigés, au-delà de ceux qui entourent et isolent l'hôpital.
Un homme dont il est dit en préambule que la médecine moderne aurait pu le guérir (mais est-il réellement malade ?), ce qu'ici les conditions permettent difficilement d'envisager.
Un film assez lent, sans grande originalité, néanmoins appréciable.