C'est par ces mots que la maman de Memona Hintermann a encouragé la carrière de journaliste de sa fille.
Quelle vie ! La misère, se rendre en classe de 6° pieds nus sur plusieurs kilomètres, ne découvrir l'ustensile "fourchette" qu'à l'âge de 18 ans, les ruses pour survivre aussi cocasses que celles de la kermesse à la barbe du prêtre. Le lecteur est fasciné par la soif de vie de l'auteur dans cette île de la Réunion qui est si bariolée de couleurs humaines.
Quel courage ! Quelle ténacité ! Quel humour aussi.
J'ai également beaucoup apprécié les judicieuses remarques sur - contre le communautarisme, contre les dérives de la "repentance", l'éloge fait à l'historien Olivier Pétré-Grenouilleau et ses analyses sur l'esclavagisme.
La grande richesse de la Réunion, c'est, pour la France, le fait que toutes les couleurs de peau, de religion s'entendent sur les valeurs communes de notre Nation. Une bien belle conclusion.