Vous l'avez déjà ? Vendez votre exemplaire ici
Tago Mago
 
Agrandissez cette image
 

Tago Mago [Son numérique, Super Audio CD, Import]

Can CD
5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (1 commentaire client)

Voir les offres de ces vendeurs.



Page Artiste Can

Discographie

Image de lalbum de {0}

Photos

Image de Can

Biographie

Tout commence en juin 1968 à Cologne où a lieu dans l'appartement d'Irmin Schmidt la rencontre de cinq musiciens. Trois d'entre eux ont fait des études classiques de musique : Irmin Schmidt (claviers) Holger Czukay (basse) et David Johnston (flûte). Jaki Liebezeit, le batteur ne goûte plus l'évolution du free jazz qui mène selon lui à une impasse musicale et veut rejouer des rythmes « primitifs «… Plus de détails sur la Page Artiste Can

Visitez la Page Artiste Can
83 albums, 4 photos, discussions, et plus.

Détails sur le produit

  • CD (30 novembre 2004)
  • : Requires SACD-compatible hardware
  • Nombre de disques: 1
  • Format : Son numérique, Super Audio CD, Import
  • Label: Mute U.S.
  • ASIN : B000654Z2I
  • Autres éditions : Téléchargement MP3
  • Moyenne des commentaires client : 5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (1 commentaire client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 365.213 en Musique (Voir les 100 premiers en Musique)
  •  Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?


1. Paperhouse
2. Mushroom
3. Oh Yeah
4. Halleluhwah
5. Aumgn
6. Peking O
7. Bring Me Coffee Or Tea

Descriptions du produit

Critique

Pour son deuxième album studio (en excluant la compilation de musique de films Soundtracks) Can ose carrément le double album et qui plus est avec un titre qui sonne comme une formule magique (le nom d’un magicien soit dit en passant) : Tago Mago.

Les quatre premiers morceaux devaient constituer l’album en tant que tel mais comme d’habitude avec Can, la spontanéité sait dicter ses lois. Durant les pauses où l’on changeait la disposition du studio en vue de créer d’autres conditions d’enregistrement, les musiciens passaient le temps en jouant des morceaux plus improvisés. Ces long jams où les morceaux ont des durées dépassant allégrement les 10 minutes constituent la face 3 et 4 de Tago Mago. C’est à la femme du pianiste, Hildegard Schmidt, (et toute nouvelle manageuse du groupe) qui, totalement emballée par ces chansons plus expérimentales, convainquit les membres de Can de sortir un double. Sacré flair de Madame Schmidt puisque Tago Mago constitue encore 35 ans après un des meilleures ventes du catalogue Can.

Ce qui frappe immédiatement à la première écoute, c’est la disparition presque totale de l’influence rock. Le chanteur précédent Malcom Mooney était selon les dires de Holger Czukay « une machine à rythmes » et avait dès le début pousser le groupe vers un rock urbain et cru rejoignant  par instants les morceaux les plus extrêmes du Velvet Underground.

Avec le nouveau chanteur Damo Suzuki, la musique se fait plus mélodique et plus européenne. Damo Suzuki affectionne les sons plus doux qui appellent des paysages évocateurs : Michael Karoli, le guitariste, dialogue constamment avec son chant murmuré comme le montrent le délicieux « Bring me coffee or tea » ou le plus abrasif « Paperhouse ». Sur le tribal « Mushroom », Karoli développe de longues phrases déchirées et plaintives croisant musiques tziganes et « acid rock »californien. Il évite les clichés du guitariste démonstratif et c’est en cela que son style de jeu est totalement inédit pour l’époque. Dans une interview de 1998, il déclarait avoir toujours cherché à ne jamais faire de solo et vouloir toujours privilégier l’unité de la musique comme si c’était un organisme vivant.

La pièce « Augmn » est de loin la plage la plus déroutante et magique de l’album. Irmin Schmidt psalmodie des incantations saturées d’échos tandis que Karoli lance des sons tridents au violon associé aux murmures en cadence de Damo Suzuki. Pour l’anecdote, Karoli et Suzuki avait trouvé un son léger et flottant que Liebezeit accompagnait doucement quand tout à coup le pianiste Irmin Schmidt pénétra dans le studio en cassant les chaises alentour et en sortant les sons les plus démoniaques et les plus  violents. Un rituel de magie noire qui fait d’« Augmn » le morceau qui s’inspire le plus de Stockhausen dans le traitement des sons et du mixage tout en laissant l’improvisation amener ses propres couleurs… L’autre longue pièce « Peking O » sonne très moderne avec ses claviers en cascades rythmiques et ces cris de Damo Suzuki scandés dans une langue inconnue (ou les mélangeant toutes ?). On croirait entendre par instants une sorte d’électro barré à la Aphex Twin tellement ce morceau sonne strident et contrôlé à la foi. La modernité de Tago Mago est à chercher aussi dans son mode opératoire de mixage : Holger Czukay, bassiste ainsi qu’ingénieur du son, façonne les morceaux en découpant les bandes enregistrés et en recollant ensuite des parties de rythme. « Halleluwah » , au groove puissant et métronomique, a été construit de cette manière, prouvant ainsi que 20 ans avant l’arrivée des musiques électroniques, Can maîtrisait cette esthétique du collage qui allait devenir la norme à partir des années 90. En 2006 , Tago Mago reste une borne de la musique rock et continue à inspirer de nombreux musiciens sans œillères pour qui « groove » et « recherche » ne sont pas inconciliables.





François Bellion - Copyright 2012 Music Story

Associer des mots-clés à ce produit

 (De quoi s'agit-il ?)
Considérez votre mot-clé comme une sorte d'étiquette définissant parfaitement ce produit.
Les mots-clés aident les clients à organiser et trouver leurs articles favoris.
Vos mots-clés : Ajouter votre premier mot-clé
 

Commentaires en ligne 

4 étoiles
0
3 étoiles
0
2 étoiles
0
1 étoiles
0
Commentaires client les plus utiles
5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
Le Festival de Can 26 juillet 2007
Par Lester Gangbangs TOP 500 COMMENTATEURS TESTEURS
Format:CD
Vous avez envie de vous rincer les oreilles pour oublier toute la bouillabaisse sonore actuelle ? « Tago Mago » est le Cd qu''il vous faut.
Quatre Allemands (re)venus de tous les horizons musicaux (rock, jazz, classique, musique expérimentale, ...') recrutent un jour au débotté un mendiant japonais en Suisse, le bombardent chanteur le soir-même sur scène, et vont ainsi entamer une aventure musicale hors norme.
Les quatre albums de la période 1971 - 1973 (de « Tago Mago » à « Soon over Babaluma » en passant par Ege Bamyasi » et « Future Days ») seront ainsi considérés comme les meilleurs de ceux qu''à produits le groupe. Ces disques se ressemblent tous, dans la mesure où ils ne ressemblent à rien (de connu).
« Tago Mago » est le disque-référence du groupe. Tous les climats, tous les genres (même ceux qui restent à inventer à l''époque), toutes les audaces sonores, sont abordés.
Can durant toute son existence est toujours resté un groupe à l''audience relativement confidentielle. Mais à l''instar du Velvet Underground, son influence sera considérable sur le monde musical et ne cessera d''être revendiquée par une multitude de musiciens les plus divers.
« Tago Mago » est à découvrir toutes affaires cessantes.
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
Rechercher des commentaires
Rechercher uniquement parmi les commentaires portant sur ce produit

Discussions entre clients

Le forum concernant ce produit
Discussion Réponses Message le plus récent
Pas de discussions pour l'instant

Posez des questions, partagez votre opinion, gagnez en compréhension
Démarrer une nouvelle discussion
Thème:
Première publication:
Aller s'identifier
 

Rechercher parmi les discussions des clients
Rechercher dans toutes les discussions Amazon
   


Listmania!


Rechercher des articles similaires par rubrique


Rechercher des articles similaires par thème





c'est-à-dire, chaque produit doit être dans le thème 1 ET 2 ET ...

Commentaires

Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?