Ce qui choque avec GTA IV (du début à la fin), c'est sa réalisation : elle est sans faille, parfaite, nickel...
Les cinématiques sont "filmées" avec une maîtrise évidente de l'art de la mise en scène, et de nombreux "faux spectacles" vraiments sympas donnent une raison de flâner dans la ville de Liberty City.
La technique, ensuite, qui permet au joueur de ne jamais être déconnecté de l'aventure par des écrans de chargement et de pouvoir parcourir une carte dont tous les recoins ont été soignés, sans interruption.
Le gameplay, reprenant le meilleur des précédents opus (le côté "tamagochi" de GTA SA a disparu... ouf!), une conduite largement améliorée, et quelques idées repiquée par-ci par-là (système de combats à la Gears of War par exemple) pour le rendre quasi-parfais : le mot d'ordre est "immersion".
Au final, on y joue des dizaines d'heures, dont probablement la moitié à parcourir la ville pour le plaisir, regarder des spectacles, faire des bêtises, chercher de belles voitures...
Mais pour ma part, et une fois l'aventure finie, je n'ai pu m'empêcher d'être un peu déçu : je n'ai pas retrouvé le côté déjanté et fou-fou des précédents épisodes. Finies les missions complètement folles où il fallait broyer le gang ennemis pour en faire de la pâté pour chiens, où on pouvait affronter la moitié de l'armée de la ville pour voler un tank... GTA IV est presque devenu politiquement correct!
Reste une expérience de jeu rare, des personnages très recherchés, et un scénario complet (de nombreuses fins possibles).