Le groupe d'Anton Newcombe s'est fait connaître en europe avec la diffusion de l'excellent documentaire d'Ondi Timonier, "Dig !". L'autre face du renouveau du rock américain d'inspiration 70's avec les Dandy Warhols. Le documentaire dig ! retrace le parcours des 2 groupes, leur amitié et leurs choix respectifs, leurs divergences. Les dandy warhols se sont "vendu", mais les Brian Jonestown sont là, crachant sur les compromis et les majors !
Du coup, un manque afligeant de production donne à tous leurs albums un côté rustique, plus proche encore du son des années 70, et qui montre encore plus leurs inspirations - notamment celle des rolling stones de Brian Jones, dont ils ont pris le nom. Ce serait trop simple si ça s'arrêtait là. Certains n'hésitent pas à qualifier Newcombe, grand prêtre et décideur du groupe, multi-instrumentaliste et (peut-être) trop égocentrique chanteur, de génie. Il en a déjà en tout cas le côté complètement frappé ! Il faut convenir que malgré le son très seventies, le brian jonestown a beaucoup de personnalité, un côté génial, fascinant par tant de facilité et de prolixité : 2 albums par an, voire plus.
Baclée leur musique ? Eh bien non justement, tout est bon. "Take it from the man" est pour moi un de leurs meilleurs albums, avec la fabuleuse ballade dédiée à David Bowie. Un groupe qui ne laisse pas indifférent, qui gagne à être connu et respecté pour son engagement musical sans concession face au business qui règne dans cette industrie, et s'il faut chercher autre chose, pour sa musique tout simplement : une des dernières terres de liberté.