1999, Long Island. À quelques kilomètres de New York, Long Island compte quelques musiciens de talent, dont le guitariste Eddie Reyes. Passionné de rock alternatif et de hardcore, il fait partie de plusieurs groupes avant de se décider à former Taking Back Sunday.
Après quelques aléas de recrutement, il s'entoure du bassiste Antonio Longo et du guitariste John Nolan, qui lui présente le bassiste Adam Lazzara. Celui-ci quitte sa Caroline du Nord natale pour faire partie de l'aventure. Au départ de Longo, Shhaun Cooper devient le bassiste officiel du groupe, tandis que Lazzara est promu au chant. Marc O'Connell fait également son entrée en tant que batteur.
Introducing Taking Back Sunday
Une fois le quintette au complet, celui-ci publie artisanalement un maxi, Taking Back Sunday Demo, et ne cesse de se produire sur scène pour se faire connaître. Ce labeur porte ses fruits : Victory Records repère le groupe et lui propose d'enregistrer un album. Aussitôt dit, aussitôt fait. Sous la houlette du producteur Sam Villanenueva, Tell All your Friends (2002) s'avère une belle démonstration de toutes les capacités mélodiques du groupe.
L'année suivante est consacrée à leur tournée, et à gérer les problèmes de line-up. John Nolan et Shaun Cooper quittent le groupe, remettant son avenir en question. Mais pas pour très longtemps : le guitariste et chanteur Fred Mascherino, qui avait déjà officié dans le groupe de rock Breakung Pangea, et Matthew Rubano, aussi échappé du groupe Schleigo, sont appelés à la rescousse.
Un succès grandissant...
Le second album de Taking Back Sunday, Where You Want to Be, paraît sans trop d'encombres en 2004, alors que le groupe assure les premières parties de Blink 182. Il rentre directement à la troisième position du top 200 du classement américain Billboard. Interpellée par le succès de ce groupe devenu l'un des emblèmes du mouvement emo, la maison de disques Warner se hâte de leur faire signer un contrat. À raison, puisque le troisième album de Taking Back Sunday, Louder Now, grimpe à la deuxième place des classements dès sa sortie, au printemps 2006.
Avec Eric Valentine, faiseur de son hors pair (habitué des Smash Mouth et autres Queen of The Stone Age), à la production, et une énergie décuplée d'Adam Lazzara, plus motivé que jamais, le disque résonne plus durement, et plus efficacement encore. Il est complété par un album et un DV live, Louder Now, Part Two. Entre temps, leur ancien label Victory Records profite aussi de leur succès en publiant Notes from the Past (2006), qui reprend des titres des deux premiers albums du groupe.
... contre vents et marées
Or, cette irrésistible ascension n'empêche guère le groupe de se retrouver, une fois encore, face à des problèmes internes. Fred Mascherino jette l'éponge à l'automne 2007 pour se lancer en solo. Les admirateurs de Taking Back Sunday sont dubitatifs, les duels vocaux entre ce dernier et Lazzara étant devenus lsa marque de fabrique. Il est remplacé l'année suivante par Matt Fuzi (ancien membre du groupe Facing New York).
Taking Back Sunday peut alors se remettre au travail. Son quatrième opus - au titre révélateur, New Again, paraît en 2009. Plus pop, plus accessible que ses prédécesseurs, il est également suivi d'un album live, Live from Orensanz (2010).
Un retour aux sources ?
Prenant son public par surprise, le groupe retrouve sa formation initiale pour son cinquième album éponyme, paru à l'été 2011. Exit les derniers arrivés, place aux membres fondateurs. Une belle initiative qui ne laisse pas les fans insensibles....
Copyright 2012 Music Story Sophie Rosemont