1989. Le thrash metal bat son plein, le death metal est en pleine ascension. Seul un petit village d'irréductibles suédois résiste à l'invasion et continue à prêcher la bonne parole du Doom Metal.
"Tales of Creation", quatrième album de Candlemass perpétue donc la tradition du Doom épique et lyrique. Un album qui tient encore toutes ses promesses.
Dès l'intro, "The Prophecy", le ton est donné. "Dark Reflections" a presque un rythme rapide, en tout cas en comparaison avec le titre suivant, le lourdissime "Under the oak" (qui est, en fait, une version réenregistrée d'un titre du premier album avec Messiah au chant). Idem avec "Tears", on reste dans le lourd. Et arrive la plage 6, et là, surprise ! Un instrumental rapide comme on ne s'y attendait pas. Quel blagueur ce Leif ! Mais ce n'est que pour mieux replacer derrière des titres ultra pesants ("Edge of heaven" - un titre que Leif n'aime pas, mais moi, si !-, "Somewhere in nowhere", "Tales of creation"). Encore un sans faute pour Candlemass qui, en 4 albums, s'est imposé comme le leader incontesté de la scène doom metallique.
Cet album est aussi la dernière collaboration studio de Candlemass avec son chanteur Messiah Marcolin qui quittera le groupe après la sortie d'un album live. (Ils se retrouveront 15 ans plus tard, pour l'album "Candlemass", mais ceci est une autre histoire).
"Tales of Creation" est considéré comme le dernier très bon album du groupe, avant cette reformation, justement.