Sur ce disque, l'auvergnat délaisse la pop hédoniste façon 'a bird on a poire' d'il y a deux ans, et les envolées orchestrales de son précédent, 'moscou', pour des climats plus intimistes et feutrés. Plus folk, voire blues par moments, avec une prédominance de morceaux mid-tempo et des guitares omniprésentes, cet album est également le plus grave et plus 'terrien' de son auteur depuis belle lurette. La mort, la séparation, la perte en général rôdent en effet dans la plupart des (beaux) textes.
Du très accrocheur morceau-titre au final; le poignant 'gengis', pas un morceau faible, pas une faute de goût, si ce n'est histoire de chipoter le moyen 'billy', peut etre déjà entendu chez l'auvergnat.
Pas grave : après de longs mois d'absence, ce sont de bien belles retrouvailles avec un grand chanteur. Idéal.