Le film Tap Dance n'est pas un documentaire sur les claquettes. C'est un film qui raconte d'abord l'histoire de Max Washington, danseur ayant commis quelques bêtises, et qui retrouve le droit chemin grâce à la danse. Il faut bien avouer que le scénario n'est pas d'une grande originalité car l'essentiel n'est pas là. L'essentiel est d'avoir rassemblé dans ce film tous les témoignages d'une époque où les claquettes étaient considérés comme un art de s'exprimer, une époque qui a connu son apogée dans les années 40 et 50, avant l'arrivée du rock.
Le réalisateur a donc réussi l'exploit de rassembler dans cette école de danse new-yorkaise les anciennes gloires, un peu comme l'a fait Ry Cooder et Wim Wenders pour
Buena Vista Social Club, un scénario en plus.
Grégory Hines est bien entendu très mis en valeur dans ce film, et le spectateur appréciera les numéros faits dans sa cellule de prison, la très bonne démonstration faite dans la rue avec les bruits de la ville, et la séquence finale avec les "semelles électroniques". Par ailleurs, il y a de bonnes séquences de danse annexe avec Suzzane Douglas. On ne ratera pas non plus le "défi" des anciennes gloires de la tap dance.
Ce film procure le plaisir de revoir une dernière fois Samy Davis Junior, touche-à-tout génial qui montre encore de la vivacité dans le jeu de jambe, malgré le fait qu'il ait eu une prothèse à la hanche peu de temps avant.
Les tonalités du film sont assez sombres, dans une ambiance nocturne et d'intérieur. Rien à voir avec les grandes comédies musicales hollywoodiennes qui ont fait le succès de ce genre de show (Fred Astaire, Ginger Rogers, Gene Kelly,...)
Les bonus sont bien faits et consistent en de petits films de 20 minutes sur le regretté Grégory Hines, le making-off, l'art des claquettes et les danseurs célèbres.
Un film pour tous ceux qui s'intéressent à la danse et au music-hall.