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5.0 étoiles sur 5
I wanna be your driver..., 6 novembre 2007
Brutal, lent dans la progression, la musique de Bernard Herrmann absorbe De Niro habité par son rôle, va au cinéma porno-carné comme on va à l'opéra, n'écoute pas de musique, vit seul, pas de parents, pas d'amis, pas de relations, rien quoi ; Scorsese tourne cet enfer du néant où la solitude ronge le quotidien de ce Travis, taxi juste "pour passer le temps" comme il l'affirme devant un Joe Spinell ahuri. 1200 dollars par mois, de 20h00 à 6H00 du mat' : tu roules surtout pour éviter de t'arrêter à une contemplation morbide, pour te donner un but, un sens à ton existence plate, fade, comme ton taxi, jaune pisse, qui erre tel un fantôme dans cet océan de déchets, jungle urbaine qui ne te regarde même pas, toi l'ancien Marines, épave parmi les épaves, et qui te paie avec des billets sales et froissés ; et en toile de fond, en creusant ce fatras d'apparences, politique, bonnes manières et autres raffinements nauséeux, voilà que le film s'empare d'une autre direction : ça devient épique, et De Niro se transcende en héros christique, il se muscle, il ne prend pas une arme, il prend un magnum 48, You Talking to Me ? Peu importe la folie, peu importe où tout cela va le mener, il sait qu'il va mourir. Mourir pour quoi ? Pour sauver une pute de 12 ans astiquée par un pédophile crasseux ? Ridicule. La vie quoi... Un chef-dœuvre glaçant, triste. Un drame flippant.
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10 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Martin et Robert sont dans un taxi, 3 mars 2001
Scorcese remporte la palme d'or à Cannes pour ce film. Il prend un jeune homme au coeur pur (ce qui est une maestria à faire passer à la caméra dans le décor et le contexte du milieu urbain) et le lamine avec la crasse et la dégénérescence de l'homme moderne. D'abord écoeuré par la crasse de la criminalité de trottoir, il jette son dévolu sur une femme bourgeoise qu'il idéalise comme lavée de la souillure de la ville. Lorsqu'il découvre que ce monde est en réalité entaché de corruption, d'avidité et de malhonnêteté, Scorcese en fait un des plus grands héros tragi-comiques du cinéma. Apparemment perdu dans sa folie paranoïaque, ce taxi driver sait en fait très bien où il veut aller, ce qu'il veut faire. Il attend juste une occasion. Acteurs incroyables, atmosphère unique, Taxi Driver est un chemin de croix de l'homme que la ville plonge dans la folie.
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3.0 étoiles sur 5
Un taxi qui ne m'a pas conduit vers le film culte que l'on m'avait annoncé, 9 février 2012
Je n'ai pas vu ce film à sa sortie... Et pour cause je devais être en CP! Mais j'en ai entendu très souvent parler comme "le FILM CULTE"...J'ai hésité, longtemps (c'est le moindre que je puisse dire !!! )avant de me le procurer et de le regarder.
Je l'ai regardé 2 fois sur un intervalle bref... Puisque la première fois ne m'avait pas convaincue, ni séduite... Et comme j'aime le jeu de Robert de Niro, et qu'on y découvrait Jodie Foster... J'ai remis le DVD quelques jours plus tard... Et bien... Toujours pas emballée.
Comme je l'écris dans le titre j'ai l'impression d'être montée dans un taxi qui ne m'a conduite nulle part, certes de la fenêtre de ce taxi j'ai vu ou aperçu :
- Un jeune homme fraîchement sorti des marins, après la guerre, rongé par une mal être, une souffrance, la recherche (peut-être ?) d'une forme d'idéal, ou du moins d'une société moins pervertie et décadente... Or ce qu'il trouve... C'est d'abord une très jeune prostituée mineure d'environ 13 ans
- Une très jeune prostituée, en rupture, de tout, rupture avec sa famille,avec le respect de soi (elle vend son corps) , avec l'enfance... pour errer dans une forme de néant violent, désillusionné
- LA VIOLENCE : c'est peut-être ce qui m'est apparu comme le fil qui attache (je n'ai pas écrit le lien !) ... oui attache , colle aux personnages (de Niro, et Foster) en premier lieu sur l'écran, mais aussi une société qui nous apparaît sans moralité, et myope sur elle-même. Un monde où la violence sous toutes ses formes s'étale sans rien pour l'arrêter... Sauf la VIOLENCE ULTIME de de Niro...curieusement les scènes "sanglantes" des tueries me sont apparues comme moins violentes que l'ambiance du film... ET pourtant je DETESTE tout ce qui met en avant la violence !!! Et j'appréhendais un peu le "coté hémoglobine" ... Ce n'est pas le pire !!!
Le PLUS TERRIBLE SERAIT LA CONCLUSION proposée par cette fin... La violence serait-elle la seule réponse à la violence?
La violence infiltrée dans un être (Robert de Niro) n'a-t-elle d'autre issue pour s'apaiser que de répandre à nouveau la violence?
Je ne partage pas cette vision proposée... Assurément pas !!! Je dis souvent à mes enfants ainsi qu'à mes étudiants... lorsque je dois intervenir pour "dénouer" un conflit : que la violence c'est l'arme des faibles, parce qu'ils n'ont pas eu soit le courage, l'audace, d'intelligence... d'emprunter un autre chemin, celui du dialogue avec soi (introspection) pour se guérir, dialogue avec les autres dans une démarche altruiste... Bref les premiers pas vers ce que l'on nomme La Sagesse.
J'ai regardé ce film, bien. Il n'est pas "culte" à mon sens...Et ce n'est pas une question de génération!!! J'adore regarder des grands classiques des années 30, 40 ainsi que les chefs d'oeuvre de Montgomerry Clit, Elisabeth Taylor entre autres... Si peu regardés de nos jours dommage!
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Suddenly, Last Summer [Import anglais]
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La Loi du silence-
Le danseur du dessus-
Mr Smith Goes to Washington [Import anglais]
Mr Deeds Goes To Town [Import anglais]
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