- Bénéficiez d'un bon d'achat de 3 euros valable sur les téléchargements d'albums MP3 pour tout achat de 15 euros minimum en CD ou vinyles sur Amazon.fr Plus d'informations (des restrictions s'appliquent)
Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
|
Mots-clés inspirés de produits similaires(De quoi s'agit-il ?)Soyez le premier à ajouter un mot-clé pertinent (fortement associé à ce produit)
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
« Rencontre avec un phénomène du piano »...,
Par Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (COMMENTATEUR N° 1)
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tchaïkovski / Mendelssohn : Concertos pour piano (CD)
...titrait le magazine Diapason de septembre 2011 son interview de celui qui s'y rappelle son ambition de « devenir le premier pianiste du monde » quand il était enfant.Aujourd'hui, ses projets ont évolué : « mon rêve n'est pas d'être un showman mais de devenir un grand artiste ». Starisé, iconisé (ses disques arborent un logo à son effigie ; rien qu'onze photos de lui dans le livret ; voyez la niaiserie narcissique de la couverture de son récent album Liszt chez Sony...), adulé ou détesté pour son comportement sur scène autant que pour son esthétique musicale : Lang Lang fait parler de lui, et pose débat. Un faux procès ? La vedettisation des artistes prend ses racines modernes dans le romantisme, aussi vieilles que la tradition lisztienne. Personnellement, mon avis reste imperméable à ces discussions finalement aussi superficielles que la réputation que lui prêtent ses détracteurs. Je n'ai jamais entendu Lang Lang qu'en CD et ne suis donc pas influencé par ses mimiques et poses qui se donnent en spectacle lors des concerts. Jouer en blouson cuir ou en chemise à fleur ne m'a jamais empêché d'apprécier le Bach de Scott Ross ou les Beethoven de Friedrich Gulda. Bref, peu m'importe le flacon... Pour inaugurer sa collaboration avec Deutsche Grammophon, captée en février 2003, le virtuose chinois s'attaquait à un morceau de bravoure : le Concerto de Tchaïkovski, qu'il se souvient avoir entendu à l'âge de deux ans, pratiqué à neuf, et présenté à treize au public de Pékin. Il l'a choisi pour son premier disque avec l'orchestre de Chicago, qui lui-même l'avait joué dès le tout début de son histoire, en 1891. J'ai aimé cette interprétation pour ce que nous offre le pianiste, autant que pour le mauvais genre auquel il se refuse (chacun sait que le pompiérisme guette cet opus en des mains outrancières). On ne déplore aucun clinquant dans les accords de ré bémol majeur martelés en escalade d'octave sous l'héroïque mélodie des violons & violoncelles. Nul maniérisme dans les légers triolets descendants qui concluent la première section (3'25-3'40). Le tactus heurté de l'Allegro con spirito (4'45-), inspiré par une chanson ukrainienne, s'accomplit ici sous des doigts précis et aisés, sans crispation. Le suave épisode poco meno mosso en la bémol majeur qu'introduit la clarinette (6'24) n'amollit pas un clavier qui sait éviter la mièvrerie -même quand les violonistes illinois trament le délicat tranquilo en sourdine (7'30). Notons ensuite les délicates figurations du pianiste quand la flûte reprend ce thème (10'08-). Dans le développement, Daniel Barenboïm échafaude le climax avec patience et une réelle grandeur (10'45) qu'interrompent les doubles octaves : Lang habite cette première cadenza avec une riche profondeur d'idées (12'06-13'23). Les échanges en canon s'avèrent ensuite un peu trop compassés -surtout à cause de cordes au bord de la pamoison. La récapitulation thématique laisse alterner brio et tendresse au gré d'un dialogue bien senti. La grande cadenza (17'48-21'29) montre Lang maître de ses moyens, sûr de son goût. L'Andante révèle son toucher sans affectation, ses capacités de prestidigitateur dans l'épisode prestissimo (4'00) quand altos et violoncelles insinuent l'écho d'une vieille chansonnette française (« il faut s'amuser, danser et rire »). On y écoutera l'hyperréactif contrôle de la dynamique imposé à ces trépidantes pages en staccato. La conclusion se fait plus rêveuse, voire un brin vétilleuse : là on imagine Lang, les yeux vers le ciel, pour complaire à ses admirateurs. En revanche, le début du Finale me déçoit : prestation respectueuse du mètre galopant, mais sans grande personnalité, façon « Finale de concours » où un candidat n'ose se distinguer pour ne froisser aucun membre du jury. On se serait attendu à une autre démonstration de puissance et de fougue, malgré quelques coups d'éclat calculés (5'36-5'53) et une conclusion sur les chapeaux de roue où rutilent les légendaires cuivres de Chicago. Le "Concerto en sol mineur" de Mendelssohn requiert une vélocité à toute épreuve pour ne pas dissiper son énergie cinétique. Lang nous sert le Molto allegro comme tel, sans chercher à trouver un intérêt à l'insipide second sujet (1'57). Il nous prépare aussi une foudroyante entrée pour son irruption en sol majeur, décochant des arpèges de septième diminuée. Les doigts tricotent inlassablement, comme requiert ce loquace opus. Dans une oeuvre qui contient « davantage de notes que de musique » comme raillaient certains contemporains du compositeur, la frappe virevolte ici avec autorité et une certaine fantaisie, à toute vitesse. Doit-on alors décourager ces exploits digitaux, comme suggère David Dubal : « Lang, avec son extraordinaire système nerveux, devrait mettre le frein » ? L'orchestre américain concilie opulence et sveltesse dans un développement et une coda rondement menées. Arborant une dignité lyrique proche du premier Beethoven, notre soliste anoblit l'Andante avec une pureté qui ne se galvaude pas dans l'eau de rose. Pour le Tchaïkovski, l'abondante concurrence discographique ne permet pas de classer cette version parmi les témoignages majeurs. Mais l'interprétation du Mendelssohn peut prétendre rang auprès des meilleures références, toujours actuelles : Rudolf Serkin / Eugene Ormandy (CBS), Valentin Gheorghiu / Herbert Kegel (Berlin Classics) ou Murray Perahia / Neville Marriner (CBS). Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 6 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
lang lang comme on l'aime,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tchaïkovski / Mendelssohn : Concertos pour piano (CD)
la musique classique est magique en soi mais quand elle est jouée par Lang Lang elle prend une dimension extra sensorielle
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
|
|
|
|