Commentaires client les plus utiles
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Dorati fait parler la poudre, 21 janvier 2010
Si vous lisez la longue notice du CD, vous n'ignorerez rien sur l'arsenal militaire et les conditions techniques utilisés pour ces légendaires enregistrements. Pour "Ouverture 1812" : un authentique canon de bronze construit à Douai en 1775, baptisé « Le Constant », prêté par la musée de l'Académie militaire de West Point. Ainsi que le carillon du beffroi de la Riverside Church : cent tonnes de cloches dont le plus gros bourdon pèse 40926 livres. Pour la "Bataille de Victoria", une des partitions les plus bruyantes de l'histoire de la musique, signée du compositeur de la "Sonate au Clair de lune" : un canon strasbourgeois de 1761, un canon anglais de 1755, un fût Howitzer. Tout cela pour vingt-et-une détonations actionnées par des soldats de la deuxième unité d'artillerie légère du New Jersey. Ainsi qu'une soixantaine de coups de mousquets synchronisés à la partition, selon les indications très précises de Beethoven. Annoncés par les tambours et fifres sifflant "Rule Brittania", les troupes du Duc de Wellington apparaissent à droite. Sur la fanfare "Malbrought s'en va t-en guerre", les Français du Maréchal Jourdan leur font face à gauche. Les hostilités commencent... Quant à la musique, Dorati dirige Tchaïkovski avec un panache et une vigueur sans rivaux (écoutez le martèlement de timbales à la fin du "Capriccio italien" !) pas même égalés par son remake à Detroit pour Decca. Prises de son d'un relief et d'un réalisme époustouflants ! Profitez du spectacle, mais prévenez vos voisins... Un regret : plutôt que les commentaires et les effets sonores reproduits en plage 2 et 6 du CD, on aurait préféré retrouver la version monophonique (1954) de l'Ouverture 1812, que le maestro hongrois et le même orchestre du Minnesota avaient précédemment enregistrée pour le même label Mercury.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Dorati fait parler la poudre, 26 avril 2009
Si vous lisez la longue notice du CD, vous n'ignorerez rien sur l'arsenal militaire et les conditions techniques utilisés pour ces légendaires enregistrements. Pour "Ouverture 1812" : un authentique canon de bronze construit à Douai en 1775, baptisé « Le Constant », prêté par la musée de l'Académie militaire de West Point. Ainsi que le carillon du beffroi de la Riverside Church : cent tonnes de cloches dont le plus gros bourdon pèse 40926 livres. Pour la "Bataille de Victoria", une des partitions les plus bruyantes de l'histoire de la musique, signée du compositeur de la "Sonate au Clair de lune" : un canon strasbourgeois de 1761, un canon anglais de 1755, un fût Howitzer. Tout cela pour vingt-et-une détonations actionnées par des soldats de la deuxième unité d'artillerie légère du New Jersey. Ainsi qu'une soixantaine de coups de mousquets synchronisés à la partition, selon les indications très précises de Beethoven. Annoncés par les tambours et fifres sifflant "Rule Brittania", les troupes du Duc de Wellington apparaissent à droite. Sur la fanfare "Malbrought s'en va t-en guerre", les Français du Maréchal Jourdan leur font face à gauche. Les hostilités commencent... Quant à la musique, Dorati dirige Tchaïkovski avec un panache et une vigueur sans rivaux (écoutez le martèlement de timbales à la fin du "Capriccio italien" !) pas même égalés par son remake à Detroit pour Decca. Prises de son d'un relief et d'un réalisme époustouflants ! Profitez du spectacle, mais prévenez vos voisins... Un regret : plutôt que les commentaires et les effets sonores reproduits en plage 2 et 6 du CD, on aurait préféré retrouver la version monophonique (1954) de l'Ouverture 1812, que le maestro hongrois et le même orchestre du Minnesota avaient précédemment enregistrée pour le même label Mercury.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Antal s'en va-t-en guerre..., 17 mars 2010
Vous désirez de fortes sensations musicales ? Ou pousser dans ses derniers retranchements votre installation hi-fi ? Ou vous fâcher à vie avec vos voisins ? Les trois ? Si l'aventure vous tente, ou si tout simplement vous cherchez à écouter une musique bien interprétée, si tonitruante soit-elle, l'enregistrement de Dorati saura tout naturellement vous combler. L'Ouverture solennelle « 1812 » n'a pas forcément très bonne réputation ; jugée plus bruyante que brillante, elle est censée concentrer tout ce qui peut rebuter dans la musique de Tchaïkovsky : une débauche d'effets faciles, de l'agressivité vulgaire. Certes, les percussions et les cuivres s'en donnent à c½ur joie, et ce n'est pas l'interprétation de Dorati qui prétendra apporter un démenti à ces accusations injustes. Car il faut rappeler que cet enregistrement a gagné une large part de sa célébrité en proposant la version originale de la partition, sans l'intervention du ch½ur masculin ( voyez Karajan, par exemple ), avec renfort d'un carillon de cloches sonné à toute volée et un véritable canon de la fin du XVIIIème siècle en parfait état de marche ! Et boum, de quoi joliment en rajouter dans le spectaculaire. Sans parler de la prestation de l'Orchestre Symphonique de Minneapolis, dans une forme éblouissante, fougueux comme régiment de cavalerie, chauffé à blanc par un Antal Dorati déchaîné comme jamais ! Le chef hongrois reste fidèle à l'image que l'on a de lui dans ce répertoire : sous sa baguette Tchaïkovsky virevolte, pétarade et flamboie comme rarement. Son ½uvre est spectaculaire, ultra-démonstrative, mais elle est assumée comme telle ( l'intégrale des symphonies du même Dorati en offre d'ailleurs la parfaite confirmation ). Sans compter qu'à cela s'ajoute l'art propre à Dorati : un sens du rythme idéal, un grain de folie et une science de la mise en scène de la musique ( aidée ici par la qualité de la prise de son ) ; les variations de tempo et d'intensité, le dosage des timbres des instruments, la finesse des contre-chants ( hé oui ! ) : nous voilà au théâtre, si ce n'est sur le champ de bataille ! Les mêmes remarques valent également pour l'interprétation du « Capriccio italien » ( bien que les mélodies populaires évoquent davantage l'Espagne ; mais la ville de Naples vécut sous la domination espagnole pendant une grande partie de son histoire ) et la rare ( pour ne pas dire anachronique ! ) « Victoire de Wellington » de Beethoven, ponctuée de tirs de canon et de mousquets placés avec la plus grande précision dans la partition ! Les armées anglaises et françaises se livrent une bataille sans merci, mais en rythme s'il vous plaît. Dorati nous rappelle que l'esprit de l'« Héroïque » n'est pas très loin : une autre expérience musicale ahurissante à vivre, dans une dramaturgie digne du « Napoléon » d'Abel Gance ! Seul regret : que les commentaires mollassons ( et le mot est faible, surtout par comparaison avec l'enthousiasme de Dorati ! ) de Deems Taylor volent autant de place à la musique. 20 minutes d'explications techniques sur un disque d'un peu plus d'une heure. Mais vous n'ignorerez rien des circonstances dans lesquelles ont été enregistrées les détonations qui feront trembler les murs de tout votre immeuble !
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
|