- Bénéficiez d'un bon d'achat de 3 euros valable sur les téléchargements d'albums MP3 pour tout achat de 15 euros minimum en CD ou vinyles sur Amazon.fr Plus d'informations (des restrictions s'appliquent)
Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
|
Mots-clés associés par les clients à ce produit(De quoi s'agit-il ?)Cliquez sur un mot-clé pour trouver les produits, discussions et clients qui y sont associés.
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
14 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Souffrance et pudeur,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tchaikovsky : Symphonie n° 6 en si mineur "Pathétique", op 74 (CD)
On a déjà dit beaucoup sur la direction de Fricsay, sa vigueur alliée à une rythmique hallucinante, sa transparence et sa lisibilité qui donnent une intelligence immédiate de l'oeuvre. Toutes ces qualités éclatent dans cet enregistrement de la 6ème symphonie de Tchaïkovski (on sait que le chef hongrois était très exigeant sur ses versions studio, recherchant la perfection). Paradoxalement, malgré la pudeur infinie, l'émotion est à son comble : l'adagio liminaire est dominé par le sentiment de l'urgence, l'Allegro molto vivace résonne comme une valse mélancolique, emplie de la nostalgie d'un passé heureux, et le finale laisse percer une souffrance aiguë, à peine supportable, qui s'oblitère dans une résignation douloureuse. Du grand art...
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
La dignité du désespoir,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tchaikovsky : Symphonie n° 6 en si mineur "Pathétique", op 74 (CD)
Nul doute que la 6ème et dernière symphonie de Tchaïkovsky constitue l'une des oeuvres les plus enregistrées de toute la musique classique. Partir avec le grand hongrois Ferenc Fricsay à la rencontre de ce chef d'oeuvre de la musique c'est pénétrer un monde marqué par le sceau du destin : Tchaïkovsky acheva de composer cette oeuvre à peine quelques jours avant sa mort, Fricsay l'enregistra alors qu'il souffrait déjà de la maladie qui devait l'emporter, trop tôt, en 1963.La "Pathétique" oscille perpétuellement entre deux vies, entre deux mondes. Face aux injonctions du destin et de la nécessité, représenté dans l'orchestre par les cuivres, Fricsay fait chanter à l'âme humaine sa toute dernière plainte dans le premier mouvement, entre désespoir et résignation. Le chef hongrois porte toute son attention à la pureté des phrasés, aux nuances, aux silences lourds de signification avec une retenue remarquable ( et l'on sait combien Tchaïkovsky invite parfois ses interprètes à un jeu trop marqué, trop clinquant ), réussissant à maintenir une tension saisissante pendant les vingt minutes que dure le premier mouvement : on oscille entre le déchirement, la sérénité, la panique... Le deuxième mouvement s'ouvre sur une valse qui semble presque venir d'un autre temps, comme un souvenir lu dans tout ce qu'il a de plus tragique : le drame se cache derrière chaque accord, et Fricsay, très à l'aise avec les valses ( comme le montre celle d'"Eugène Onéguine", enregistrée avec la symphonie, mais aussi son merveilleux enregistrement de valses viennoises ), fait sonner ce deuxième mouvement avec une sonorité des plus justes. Le troisième mouvement, la marche, la révolte de l'âme humaine est des plus toniques, mais n'oublie pas les nuances, bien au contraire : c'est une explosion de vitalité qui tranche avec le dernier mouvement, dont le final se perd au plus profond du néant. L'auditeur ne peut qu'être saisi par l'oeuvre elle-même, fascinante de bout en bout, mais aussi par l'interprétation proprement humaine de Ferenc Fricsay et de son Orchestre de la Radio Berlinoise qui font de ce disque l'un des jalons de la discographie des symphonies du compositeur russe, composant un équilibre impressionnant entre le souffle du tragique et la légèreté de l'élégance... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
seule la mort vaincra,
Par Nicolas Mesnier-Nature "NMN" "LE DISC... (Besançon, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 50 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tchaikovsky : Symphonie n° 6 en si mineur "Pathétique", op 74 (CD)
Dorati fait briller son orchestre, Reiner le fait chanter, Fricsay lui fait vivre un drame permanent, pas même ou si peu allégé par les deux mouvements centraux, valse à 5 temps angoissante et marche scherzo tragique par son entrain trop volontairement forcé. Le finale sombre dans une désespérance absolue, jusqu'au long decrescendo où les cordes agonisent littéralement sous nos oreilles en un poignant râle ponctué par des timbales-battements de coeur mourantes. Le grand Fricsay sait unir plus que jamais les différentes parties de cette symphonie-testament autobiographique trop souvent galvaudée. Aucune faute de goût, tout est dit avec pudeur, le style de direction mettant l'accent sur une vigueur rythmique au phrasé angulaire. Les deux morceaux de complément eux aussi très connus, nous rappellent que Fricsay fut aussi excellent dans les danses, ici valse et polonaise (voir son enregistrement des Strauss). Il a tout compris, pour notre plus grand bonheur.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
Commentaires client les plus récents |
|
|
|