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8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un orchestre qui pleure,
Par GILRIU "defoe" (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tchaikovsky : Symphonies n° 4, n° 5 et n °6 "Pathétique" (CD)
Beaucoup de grands chefs ont superbement dirigé ces symphonies...Mais tous les commentaires vont dans le même sens (pour défendre un disque amorti depuis 40 ans), ce qui ce passe avec Mravinski et son orchestre dépasse la simple interprétation...Le finale de la "Pathétique" par exemple ou l'andante de la 5ème, on croit connaître...avant d'écouter cet enregistrement. Un des disques du 20ème siècle.
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8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Insurpassé, insurpassable?,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tchaikovsky : Symphonies n° 4, n° 5 et n °6 "Pathétique" (CD)
Le plus grand des Chefs Russes (enregistrés) et certainement parmi les plus grands anciens enregistrés du 20ième siècle (avec Furt, Walter, Ancerl, Klemperer,...).Ce coffret renferme selon moi la version définitive de ces trois symphonies. Vivacite, rythme, chaleur, sonorité russe (rugosité, cuivres), accents slaves naturels, discipline (écouter le 3ième mvt de la 4ième, un concert de balalaïkas à l'unisson!). Dans ses enregistrements numériques Erato, on ne retrouvera pas la même flamme ni le même élan, même si ces enregistrements sont également essentiels. Comparer avec des versions occidentales avec une attention particulière à Furtwangler ( 4ième et 6ième d'avant guerre, 6ième d'après guerre en coffret DG) qui fut inattendu mais très à l'aise dans ces symphonies qu'il ne faisait pas sonner "germaniques". Voir aussi particulièrement du coté de Karajan, contemporain de Mravinsky à qui il vouait un profond respect (de ses premiers enregistrements jusqu'aux ultimes). Il fut lui aussi inimitable (dixit Mravinsky) dans sa façon de faire sonner la sixième voire la cinquième (DG, Vienne). Se procurer également la quatrième numérique par l'élève Jansons (Chandos) pour avoir son maître Mravinsky dans un son moderne certes un peu moins chaleureux. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
12 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
mythique !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tchaikovsky : Symphonies n° 4, n° 5 et n °6 "Pathétique" (CD)
Les revoici en boîtier plat et à prix doux, ces enregistrements, légendaires s'il en est, réalisés à l'automne 1960 au Wembley Town Hall et au Musikverein de Vienne à l'occasion de tournées occidentales de l'Orchestre philharmonique de Léningrad et de son chef de plus de vingt ans déjà, le terrible Evguéni Mravinski. Interprétativement, c'est Furtwängler dans Beethoven, Reiner dans Strauss (et la fougue de l'un plus le perfectionnisme de l'autre), une intimité avec un répertoire qu'aucun arrangement avec la lettre de la partition ne saurait compromettre, un engagement viscéral et spirituel dévastateur, bref une rare impression de "real McCoy". Mais ces disques, ce sont aussi un style de direction et une identité sonore dont on a peu de témoignages de cette qualité technique, au moins de cette époque. Pour des raisons économiques et géopolitiques bien contingentes, le disque ne nous aura pas laissé de trace aussi vivace de cette culture musicale que de celle de Chicago, Berlin ou Vienne. L'association entre Mravinski et le Philharmonique de Léningrad fut une osmose comme il en a existé peu d'autres au vingtième siècle : Reiner et le Chicago Symphony Orchestra, Szell et le Cleveland Orchestra, Ormandy et le Philadelphia Orchestra, Karajan et le Philharmonique de Berlin, Celibidache et celui de Munich - la liste s'arrête peut-être là. Ce serait déjà une raison suffisante de chérir ces disques, au volume assourdissant donc à la dynamique limitée (mais donc aussi au confort d'écoute certain dans des conditions d'écoute moyennes) mais où l'équilibre entre pupitres, la spatialisation et le rendu du grain des timbres est excellent.
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