Critique
Avec ce disque emblématique d’une époque et d’un style, Cat Stevens n’est pas loin d’avoir réalisé l’œuvre folk parfaite tant les les arrangements sobres et sophistiqués mettent en valeur cette collection de mélodies accrocheuses et tout public.
Tea for the Tillerman, toujours produit avec délicatesse par Paul Samwell-Smith, débute par le message écologique de
« Where Do the Children Play ? » et le plus virulent
« Hard Headed Woman », soit les deux facettes de l’artiste en état de grâce dans ce style entre folk et rock intime. Le plus grand hit du chanteur,
« Wild World », raconte l’histoire d’un homme trompé dont la femme ne peut s’éloigner de lui malgré tout ;
« Sad Lisa, Lisa » poursuit sur le malheur de cette femme qui a finalement pris la décision de partir. Le merveilleux
« Father and Son » décrit le monde d’incompréhension entre un père obstiné et son fils rêvant de liberté. Cat Stevens prend la voix de l’un et de l’autre partie dans ce titre destiné à figurer dans un projet avorté de spectacle autour de la Révolution russe (Revolussia). Il finira sur la face B du single
« Moon Shadow », extrait de l’album suivant.
Le reste de l’album, tout aussi charmant, parle des relations fissurées entre les parents et leur progéniture comme parabole de l’ancien et le nouveau monde, un thème en vogue au début de ces années 70 en plein bouleversement. Tout étant parfaitement retranscrit,
Tea for the Tillerman s’impose comme un classique du genre.
Jamila Wahid - Copyright 2012 Music Story
Description du produit
Tea For The Tillerman est le chef-d'oeuvre de Cat Stevens. Sorti en 1970, on y trouve les plus grands titres de l'artiste (Where Do the Children Play?, Wild World, Miles from Nowhere, Father and Son.) des arrangements discrets, des mélodies proches de la perfection pour ce joyau du folk.