Tears for Fears

Les clients ont également acheté des articles de

Simple Minds
Toto
Talk Talk
Depeche Mode
U2
Roland Orzabal
Étienne Daho
Morrissey

Tears For Fears : top des titres
Trier par:
Meilleures ventes
1-10 of 311
Titre Album  
30
30
30
30
30
30
30
30
30
30

Image de Tears for Fears


Biographie

Les deux membres fondateurs sont nés la même année, en 1961. Ils se sont rencontrés à Bath (Angleterre) lorsqu'ils avaient 13 ans. Tous deux partagent également une expérience similaire de vie familiale monoparentale tourmentée qui a marqué leur enfance et adolescence. Cette précision sociale a toute son importance car elle est à l'origine du nom du groupe et de la plupart des textes de Tears For Fears. La trajectoire personnelle de Roland Orzabal et Curt Smith crée très tôt chez eux un penchant vers le domaine de la psychologie et de la thérapie, notamment celle proposée par Arthur Janov. Ce ... Lire la suite

Les deux membres fondateurs sont nés la même année, en 1961. Ils se sont rencontrés à Bath (Angleterre) lorsqu'ils avaient 13 ans. Tous deux partagent également une expérience similaire de vie familiale monoparentale tourmentée qui a marqué leur enfance et adolescence. Cette précision sociale a toute son importance car elle est à l'origine du nom du groupe et de la plupart des textes de Tears For Fears. La trajectoire personnelle de Roland Orzabal et Curt Smith crée très tôt chez eux un penchant vers le domaine de la psychologie et de la thérapie, notamment celle proposée par Arthur Janov. Ce dernier s'est fait connaître par la technique du Cri Primal ou Rebirth qui consiste à soigner les troubles comportementaux en remontant à la source de son malaise par le fait de mettre des larmes sur ses peurs (« tears as replacement for fears »). « Shout », le succès le plus connu de Tears For Fears, est un appel à ce cri de libération : « Shout, shout, let it all out » disent les paroles (« cries, cries, laisse tout sortir »). Leur premier album s'intitule « La Blessure » (The Hurting ) où l'on trouve des morceaux comme « Suffer The Children » ou « Mad World ». Ce disque, qui traduit en grande partie le mal être des adolescents en plein Tatchérisme, a un énorme retentissement au Royaume Uni et sonne comme un prolongement de The Wall des Pink Floyd. La pochette représente un enfant prostré. Tout est dit.

Tears For Fears se démarque donc de bon nombre de groupes de son époque par le fait d'avoir choisi des textes sans compromis, évitant de chanter pour ne rien dire.

D'un point de vue musical, le groupe avait fait ses premières armes dans deux formations successives baptisées Neon et Graduate, très influencées par la new wave engendrée par les cendres du mouvement punk, tendance Blue Öyster Cult mélangé à Talking Heads. Mais très vite leur ami David Lord leur montre les possibilités sonores qu'offre un synthétiseur et les introduit auprès de Ian Stanley et Manny Elias (batteur) qui seront respectivement les troisième et quatrième membres de Tears For Fears. La vraie paire créative est néanmoins constituée par Orzabal et Stanley, tous deux claviéristes et compositeurs. Une autre caractéristique dans la répartition des rôles au sein du groupe est de confier la partie chant soit à Orzabal, soit à Smith. L'identification d'un chanteur unique au sein de la formation n'a pas été une option choisie. La tendance se confirmera par la suite lors de l'intégration de la chanteuse soul Oleta Adams au moment de l'album The Seeds Of Love  (1991).

The Hurting, leur premier album, sort en 1983. le son et le style reflètent leurs influences présentes dans Neon et Graduate, à quoi s'ajoutent des nappes de synthétiseurs. « Mad World » est leur premier succès en single ; suivront «Change » et « Pale Shelter ». Un revirement stylistique va s'opérer avec leur disque suivant. Songs From The Big Chair (1985) est l'album de l'émancipation musicale de Tears For Fears : des compositions plus sophistiquées, des sonorités alliant instruments acoustiques et technologie de synthétiseurs dernier cri, des ambiances tournées vers le jazz (« I Believe »), l'improvisation («The Working Hour »), le minimalisme(« I Believe ») ou la musique concrète (la fin de « Mothers Talk »), et une conception dans l'enchaînement des derniers titres dignes du rock progressif des années 70.

Cette recherche de musicalité ne se démentira pas dans les albums suivants, à savoir The Seeds Of Love, Elemental et Raoul And The King Of Spain. Voilà précisément ce qui ne permet pas de classer Tears Fors Fears dans la seule catégorie de ses débuts, la New Wave. Leurs compositions les apparentent à des groupes où les qualités d'invention musicale ainsi qu'une certaine technique instrumentale sont obligatoires. Dire Straits, les derniers opus de Talk Talk ou ce qu'il reste du Genesis ou  Yes des années 80 en font partie. Plus récemment on peut citer le travail de Radiohead ou Bjork. Leur popularité leur a permis de faire des tentatives musicales plus audacieuses qui les placent parmi la crème de la musique pop.

Les années 90 ont vu des mutations s'opérer au sein du groupe. Curt Smith s'en est allé suite à des tensions avec Roland Orzabal. Ce dernier a poursuivi l'œuvre de Tears For Fears à l'occasion des albums Elemental et Raoul And The King Of Spain. Chacun d'eux a tenté une carrière solo, mais leurs diverses productions n'ont rencontré qu'un succès d'estime. La qualité de leur musique s'en est ressentie également : moins de recherches, plus de choix conventionnels et de redites. Comme souvent, la séparation des membres d'un groupe casse l'alchimie créatrice qui existait auparavant.Même si les retrouvailles entre Orzabal et Smith sont orchestrées en 2004 pour faire renaître de ses cendres Tears For Fears, le feu sacré n'est plus là : l'album s'appelle Everybody Loves A Happy Ending mais il sonne faux.

On retiendra de Tears For Fears leur contribution sur dix ans (1985/1995) à l'enrichissement musical de la musique pop, grâce à des compositions subtiles qui laissent entendre que la qualité d'un genre populaire peut à l'occasion croiser le chemin du plus grand nombre. L'engagement de leurs textes dès leur début sur le terrain social et politique n'est pas à négliger : ils ont su traduire l'état d'âme d'une jeunesse et dénoncer une période charnière, les années 80,  ayant fait le lit du libéralisme que nous connaissons encore aujourd'hui. L'ensemble de ces éléments en font un groupe unique et majeur de la fin du vingtième siècle.

Copyright 2014 Music Story Gabriel Perreau

Les deux membres fondateurs sont nés la même année, en 1961. Ils se sont rencontrés à Bath (Angleterre) lorsqu'ils avaient 13 ans. Tous deux partagent également une expérience similaire de vie familiale monoparentale tourmentée qui a marqué leur enfance et adolescence. Cette précision sociale a toute son importance car elle est à l'origine du nom du groupe et de la plupart des textes de Tears For Fears. La trajectoire personnelle de Roland Orzabal et Curt Smith crée très tôt chez eux un penchant vers le domaine de la psychologie et de la thérapie, notamment celle proposée par Arthur Janov. Ce dernier s'est fait connaître par la technique du Cri Primal ou Rebirth qui consiste à soigner les troubles comportementaux en remontant à la source de son malaise par le fait de mettre des larmes sur ses peurs (« tears as replacement for fears »). « Shout », le succès le plus connu de Tears For Fears, est un appel à ce cri de libération : « Shout, shout, let it all out » disent les paroles (« cries, cries, laisse tout sortir »). Leur premier album s'intitule « La Blessure » (The Hurting ) où l'on trouve des morceaux comme « Suffer The Children » ou « Mad World ». Ce disque, qui traduit en grande partie le mal être des adolescents en plein Tatchérisme, a un énorme retentissement au Royaume Uni et sonne comme un prolongement de The Wall des Pink Floyd. La pochette représente un enfant prostré. Tout est dit.

Tears For Fears se démarque donc de bon nombre de groupes de son époque par le fait d'avoir choisi des textes sans compromis, évitant de chanter pour ne rien dire.

D'un point de vue musical, le groupe avait fait ses premières armes dans deux formations successives baptisées Neon et Graduate, très influencées par la new wave engendrée par les cendres du mouvement punk, tendance Blue Öyster Cult mélangé à Talking Heads. Mais très vite leur ami David Lord leur montre les possibilités sonores qu'offre un synthétiseur et les introduit auprès de Ian Stanley et Manny Elias (batteur) qui seront respectivement les troisième et quatrième membres de Tears For Fears. La vraie paire créative est néanmoins constituée par Orzabal et Stanley, tous deux claviéristes et compositeurs. Une autre caractéristique dans la répartition des rôles au sein du groupe est de confier la partie chant soit à Orzabal, soit à Smith. L'identification d'un chanteur unique au sein de la formation n'a pas été une option choisie. La tendance se confirmera par la suite lors de l'intégration de la chanteuse soul Oleta Adams au moment de l'album The Seeds Of Love  (1991).

The Hurting, leur premier album, sort en 1983. le son et le style reflètent leurs influences présentes dans Neon et Graduate, à quoi s'ajoutent des nappes de synthétiseurs. « Mad World » est leur premier succès en single ; suivront «Change » et « Pale Shelter ». Un revirement stylistique va s'opérer avec leur disque suivant. Songs From The Big Chair (1985) est l'album de l'émancipation musicale de Tears For Fears : des compositions plus sophistiquées, des sonorités alliant instruments acoustiques et technologie de synthétiseurs dernier cri, des ambiances tournées vers le jazz (« I Believe »), l'improvisation («The Working Hour »), le minimalisme(« I Believe ») ou la musique concrète (la fin de « Mothers Talk »), et une conception dans l'enchaînement des derniers titres dignes du rock progressif des années 70.

Cette recherche de musicalité ne se démentira pas dans les albums suivants, à savoir The Seeds Of Love, Elemental et Raoul And The King Of Spain. Voilà précisément ce qui ne permet pas de classer Tears Fors Fears dans la seule catégorie de ses débuts, la New Wave. Leurs compositions les apparentent à des groupes où les qualités d'invention musicale ainsi qu'une certaine technique instrumentale sont obligatoires. Dire Straits, les derniers opus de Talk Talk ou ce qu'il reste du Genesis ou  Yes des années 80 en font partie. Plus récemment on peut citer le travail de Radiohead ou Bjork. Leur popularité leur a permis de faire des tentatives musicales plus audacieuses qui les placent parmi la crème de la musique pop.

Les années 90 ont vu des mutations s'opérer au sein du groupe. Curt Smith s'en est allé suite à des tensions avec Roland Orzabal. Ce dernier a poursuivi l'œuvre de Tears For Fears à l'occasion des albums Elemental et Raoul And The King Of Spain. Chacun d'eux a tenté une carrière solo, mais leurs diverses productions n'ont rencontré qu'un succès d'estime. La qualité de leur musique s'en est ressentie également : moins de recherches, plus de choix conventionnels et de redites. Comme souvent, la séparation des membres d'un groupe casse l'alchimie créatrice qui existait auparavant.Même si les retrouvailles entre Orzabal et Smith sont orchestrées en 2004 pour faire renaître de ses cendres Tears For Fears, le feu sacré n'est plus là : l'album s'appelle Everybody Loves A Happy Ending mais il sonne faux.

On retiendra de Tears For Fears leur contribution sur dix ans (1985/1995) à l'enrichissement musical de la musique pop, grâce à des compositions subtiles qui laissent entendre que la qualité d'un genre populaire peut à l'occasion croiser le chemin du plus grand nombre. L'engagement de leurs textes dès leur début sur le terrain social et politique n'est pas à négliger : ils ont su traduire l'état d'âme d'une jeunesse et dénoncer une période charnière, les années 80,  ayant fait le lit du libéralisme que nous connaissons encore aujourd'hui. L'ensemble de ces éléments en font un groupe unique et majeur de la fin du vingtième siècle.

Copyright 2014 Music Story Gabriel Perreau

Les deux membres fondateurs sont nés la même année, en 1961. Ils se sont rencontrés à Bath (Angleterre) lorsqu'ils avaient 13 ans. Tous deux partagent également une expérience similaire de vie familiale monoparentale tourmentée qui a marqué leur enfance et adolescence. Cette précision sociale a toute son importance car elle est à l'origine du nom du groupe et de la plupart des textes de Tears For Fears. La trajectoire personnelle de Roland Orzabal et Curt Smith crée très tôt chez eux un penchant vers le domaine de la psychologie et de la thérapie, notamment celle proposée par Arthur Janov. Ce dernier s'est fait connaître par la technique du Cri Primal ou Rebirth qui consiste à soigner les troubles comportementaux en remontant à la source de son malaise par le fait de mettre des larmes sur ses peurs (« tears as replacement for fears »). « Shout », le succès le plus connu de Tears For Fears, est un appel à ce cri de libération : « Shout, shout, let it all out » disent les paroles (« cries, cries, laisse tout sortir »). Leur premier album s'intitule « La Blessure » (The Hurting ) où l'on trouve des morceaux comme « Suffer The Children » ou « Mad World ». Ce disque, qui traduit en grande partie le mal être des adolescents en plein Tatchérisme, a un énorme retentissement au Royaume Uni et sonne comme un prolongement de The Wall des Pink Floyd. La pochette représente un enfant prostré. Tout est dit.

Tears For Fears se démarque donc de bon nombre de groupes de son époque par le fait d'avoir choisi des textes sans compromis, évitant de chanter pour ne rien dire.

D'un point de vue musical, le groupe avait fait ses premières armes dans deux formations successives baptisées Neon et Graduate, très influencées par la new wave engendrée par les cendres du mouvement punk, tendance Blue Öyster Cult mélangé à Talking Heads. Mais très vite leur ami David Lord leur montre les possibilités sonores qu'offre un synthétiseur et les introduit auprès de Ian Stanley et Manny Elias (batteur) qui seront respectivement les troisième et quatrième membres de Tears For Fears. La vraie paire créative est néanmoins constituée par Orzabal et Stanley, tous deux claviéristes et compositeurs. Une autre caractéristique dans la répartition des rôles au sein du groupe est de confier la partie chant soit à Orzabal, soit à Smith. L'identification d'un chanteur unique au sein de la formation n'a pas été une option choisie. La tendance se confirmera par la suite lors de l'intégration de la chanteuse soul Oleta Adams au moment de l'album The Seeds Of Love  (1991).

The Hurting, leur premier album, sort en 1983. le son et le style reflètent leurs influences présentes dans Neon et Graduate, à quoi s'ajoutent des nappes de synthétiseurs. « Mad World » est leur premier succès en single ; suivront «Change » et « Pale Shelter ». Un revirement stylistique va s'opérer avec leur disque suivant. Songs From The Big Chair (1985) est l'album de l'émancipation musicale de Tears For Fears : des compositions plus sophistiquées, des sonorités alliant instruments acoustiques et technologie de synthétiseurs dernier cri, des ambiances tournées vers le jazz (« I Believe »), l'improvisation («The Working Hour »), le minimalisme(« I Believe ») ou la musique concrète (la fin de « Mothers Talk »), et une conception dans l'enchaînement des derniers titres dignes du rock progressif des années 70.

Cette recherche de musicalité ne se démentira pas dans les albums suivants, à savoir The Seeds Of Love, Elemental et Raoul And The King Of Spain. Voilà précisément ce qui ne permet pas de classer Tears Fors Fears dans la seule catégorie de ses débuts, la New Wave. Leurs compositions les apparentent à des groupes où les qualités d'invention musicale ainsi qu'une certaine technique instrumentale sont obligatoires. Dire Straits, les derniers opus de Talk Talk ou ce qu'il reste du Genesis ou  Yes des années 80 en font partie. Plus récemment on peut citer le travail de Radiohead ou Bjork. Leur popularité leur a permis de faire des tentatives musicales plus audacieuses qui les placent parmi la crème de la musique pop.

Les années 90 ont vu des mutations s'opérer au sein du groupe. Curt Smith s'en est allé suite à des tensions avec Roland Orzabal. Ce dernier a poursuivi l'œuvre de Tears For Fears à l'occasion des albums Elemental et Raoul And The King Of Spain. Chacun d'eux a tenté une carrière solo, mais leurs diverses productions n'ont rencontré qu'un succès d'estime. La qualité de leur musique s'en est ressentie également : moins de recherches, plus de choix conventionnels et de redites. Comme souvent, la séparation des membres d'un groupe casse l'alchimie créatrice qui existait auparavant.Même si les retrouvailles entre Orzabal et Smith sont orchestrées en 2004 pour faire renaître de ses cendres Tears For Fears, le feu sacré n'est plus là : l'album s'appelle Everybody Loves A Happy Ending mais il sonne faux.

On retiendra de Tears For Fears leur contribution sur dix ans (1985/1995) à l'enrichissement musical de la musique pop, grâce à des compositions subtiles qui laissent entendre que la qualité d'un genre populaire peut à l'occasion croiser le chemin du plus grand nombre. L'engagement de leurs textes dès leur début sur le terrain social et politique n'est pas à négliger : ils ont su traduire l'état d'âme d'une jeunesse et dénoncer une période charnière, les années 80,  ayant fait le lit du libéralisme que nous connaissons encore aujourd'hui. L'ensemble de ces éléments en font un groupe unique et majeur de la fin du vingtième siècle.

Copyright 2014 Music Story Gabriel Perreau


Améliorez le contenu de cette page

Si vous êtes l'artiste, le label ou le manager concerné, vous pouvez mettre à jour les informations sur cette page, telles que biographie, vidéos et plus encore sur Artist Central.

Commentaires

Visitez notre FAQ sur les Pages Artistes
Donnez-nous votre avis sur cette page