La collusion historique entre le positivisme et le libéralisme est exhibée d'entrée de jeu, et c'est bien. Dickens a compris, peut-être le premier, que la dénonciation de la production industrielle capitaliste était à elle seule inopérante si l'on n'y joignait pas une présentation de la reproduction des rapports sociaux, qui passent par de grandes campagnesidéologiques mobilisant toutes les institutions, école, église etc. L'humour si particulier de l'auteur, tendre et féroce à la fois, se prête particulièrement bien à la mise en question d'un monde où, sous couvert de modernité, les êtres humains sont réduits à de pures fonctions. Pas vraiment inactuel, tout ça...