Vous l'avez déjà ? Vendez votre exemplaire ici
Terroristes et Internet. : La cyberguerre
 
Agrandissez cette image
 
Dites-le à l'éditeur :
J'aimerais lire ce livre sur Kindle !

Vous n'avez pas encore de Kindle ? Achetez-le ici ou téléchargez une application de lecture gratuite.

Terroristes et Internet. : La cyberguerre [Broché]

Limore Yagil


Actuellement indisponible.
Nous ne savons pas quand cet article sera de nouveau approvisionné ni s'il le sera.


‹  Retourner à l'aperçu du produit

Descriptions du produit

Extrait

Les groupes islamistes présents sur le Net se proposent de regrouper les intérêts de nombreux groupes extrémistes dans un « Digital Jihad » dont l’organisation fournit un bon exemple de ce qui peut susciter l’inquiétude des Etats. On constate, en visitant les nombreux sites consacrés à l’islam, qu’il existe un véritable projet islamiste d’utilisation du Net qui, dans l’état actuel du monde après le 11 septembre 2001, s’avère de plus en plus dangereux pour les sociétés occidentales. Il faut être clair : tous les sites consacrés à l’islam n’encouragent pas le terrorisme et la haine de l’Occident. Mais l’islam est très en avance sur les autres grandes religions en ce qui concerne l’utilisation du Net. Il propose même un service de prières on line, destiné aux musulmans. Les mouvements islamistes se sont rapidement convertis au Net. On trouve sur Internet tout l’éventail des intégristes musulmans, notamment les Algériens du FIS, le Hamas, le Hezbollah et les autres. On note même une surreprésentation des sites musulmans « radicaux ». Chaque groupe adopte une stratégie différente en présentant l’information au citoyen et en choisissant d’exposer ou non des photos de massacres et de tueries d’enfants et de femmes. Si, dans la réalité, ces mouvements islamistes sont avant tout nationalistes, leur stratégie sur le Web est différente. Elle consiste à investir la vie quotidienne de l’individu musulman et à l’encourager à s’engager en faveur de la victoire de l’islam dans le monde, se présentant comme une religion internationale et pouvant unifier le monde arabe musulman. Le jihad s’applique à des aspects religieux, culturels, sociaux et politiques. Il s’agit de proposer aux valeurs du monde occidental une solution de remplacement. L’islam ne reconnaît qu’une seule nation, le Dar al-Islam, qui recouvre la totalité d’un monde arabe divisé par la volonté des colonisateurs européens. Les États n’ont donc aucune légitimité historique aux yeux des partisans de l’unification du monde islamique. La force suggestive de ce type de raisonnement est facile à imaginer lorsqu’on connaît les atouts d’Internet.
Le Front islamique du Salut (FIS) est un de ceux qui offrent une des plus belles pages d’accueil. Celle-ci a été modifiée, mais elle a parfois été si colorée qu’elle ressemblait aux meilleures pages d’une bande dessinée et ne correspondait nullement à l’image que l’on peut avoir de ce parti. Le FIS expose à travers ses textes sur le Net une vision bien particulière de l’attitude occidentale face aux massacres quotidiens de civils et condamne « un Occident qui utilise la cinquième vitesse pour défendre les droits de l’homme quand il s’agit d’une seule victime du camp « laïc » antimusulman, mais observe un silence complice quand il s’agit des dizaines de milliers de victimes islamistes tuées ». Dans la plupart de ces textes, on apprendra peu de choses sur les massacres des civils, femmes et enfants, perpétrés tous les jours en Algérie par des islamistes, sinon que tortures et exécutions sont le fait du régime de Liamine Zeroual par le biais « des commandos de la mort des services de sécurité » et du Groupe islamique armé (GIA) à leur dévotion.

Ainsi, le FIS exploite sur le Net les massacres perpétrés par le GIA contre les Civils algériens comme il pourrait le faire dans n’importe quel papier de propagande, à ceci près que le public touché n’est pas le même. Les communiqués du Net s’adressent à la communauté internationale, pas au peuple algérien. Le site du FIS diffuse aussi El Ribat, le journal du FIS et de l’AIS (armée islamiste du Salut), son bras armé. La plupart des liens proposés par le FIS sont des pages de propagande islamiste, mais on trouve aussi un lien plus surprenant vers le site du Monde diplomatique, lequel a déjà publié des articles on line sur le drame algérien.

Quand on s’adresse au site du FIS, on sait à qui l’on a affaire, mais lorsque l’on surfe, on peut se connecter par hasard à un site qui en mêle plusieurs dont certains sont impartiaux et d’autres qui jouent le jeu de la propagande islamiste. Il devient alors beaucoup plus facile de les identifier. Le groupe islamiste américain AIG, un réseau algérien, diffusait encore récemment sur le WWW un périodique, Islam Report, dans lequel il explique pourquoi le GIA algérien égorge des femmes, incendie des établissements publics et assassine des journalistes. Jihad News détaille les dernières actions menées par les islamistes en Algérie. L’armée islamique du Salut (AIS) possède une salle faisant office de quartier général avec des ordinateurs et des télécopieurs. Rien de plus normal, dans ces conditions, si les islamistes mènent le jihad par le biais du réseau Internet. Il existe de nombreux serveurs qui ont la préférence des internautes intégristes. Les sites universitaires du monde arabe sont très souvent de très grande qualité. Quant à l’organisation Al-Qods, domiciliée dans l’Ohio, elle diffuse les communiqués du mouvement islamiste palestinien Hamas et l’on trouve les communiqués du Hamas diffusés par l’IAP (Islamic Association for Palestine). A côté du Hezbollah et du Hamas, on trouve également les talibans et autres groupes obsédés par le jihad qu’ils tentent de justifier par différent moyens visuels sur leurs sites. Le jihad télématique gagne de plus en plus de terrain et les internautes intégristes peuvent surfer sur le réseau à leur guise pour se tenir informés et coordonner leurs actions.

Présentation de l'éditeur

Quels sont les enjeux et dangers liés à la communication globale créée par Internet? Découvrez-les dans ce livre passionnant et brûlant d'actualité.
Aux nouvelles technologies correspondent de nouvelles utopies. Celle d’abord de la société de l’information, via Internet, qui impose un monde global fondé sur la communication et propose d’apporter le bonheur aux hommes en les rendant plus proches les uns des autres, plus libres d’échanger idées et marchandises. Cette liberté nouvelle que l’on nous vante n’est pourtant pas aussi inoffensive qu’elle en a l’air. Le cyberespace est source de nouveaux conflits et d'enjeux importants. Information et économie en sont les maîtres mots. Les espions d’hier ont cédé leur place aux génies de l’informatique capables de pirater les réseaux les mieux protégés. Personne n’est à l’abri : le secret n’existe pratiquement plus. Les implications sont colossales pour les États, les entreprises et les particuliers. C’est dans ce contexte qu’il s’agit d’analyser cette forme de terrorisme à laquelle nous assistons actuellement au XXIe siècle.

L'auteur vu par l'éditeur

Limore Yagil est née en 1961, à Haïfa, en Israël. Détentrice d’un diplôme d’histoire de l’université de Tel-Aviv et d’un doctorat de l’Institut d’études politiques de Paris, elle est maître de conférences dans trois universités israéliennes.
Limore Yagil est née en 1961, à Haïfa, en Israël. Détentrice d’un diplôme d’histoire de l’université de Tel-Aviv et d’un doctorat de l’Institut d’études politiques de Paris, elle est maître de conférences dans trois universités israéliennes.
‹  Retourner à l'aperçu du produit