Je n'ai pas (encore) consulté toutes les traductions qui figurent dans ce recueil et je me limiterai donc ici aux traductions que Jocelyn Benoist donne des deux textes centraux de Frege, "Über Sinn un Bedeuntung" et "Der Gedanke". Le moins qu'on puisse dire, c'est que ces nouvelles traductions sont une catastrophe. En effet, l'allemand de Frege est clair, précis et élégant alors que les traductions de Benoist sont souvent incompréhensibles, chaotiques et relèvent même parfois de la gymnastique grammaticale de haute volée, sans parler d'une série de termes techniques importants qui se voient attribués des traductions idiosyncrasiques. A choisir, le lecteur francophone se rabattra sur les anciennes traductions de Claude Imbert (Seuil), bien qu'imparfaites, ou optera soit pour l'original, d'un allemand accessible, soit pour les très bonnes traductions anglaises recueillies dans l'excellente collection de Michael Beaney, A Frege Reader (Blackwell).