Il y avait des titres bien plus inspirés que ce Thirteen, stylisé TH1RT3EN, treizième album studio de MEGADETH, premier aussi avec le bassiste co-fondateur du groupe, David ELLEFSON qui avait quitté le groupe en 2002... Mais bon, laissons de côté ces subtilités afin de nous pencher sur le contenu de l'album.
Thirteen débute par un superbe solo qui fait de suite monter la pression pour ne plus jamais vous lâcher ensuite, même si l'originalité n'est pas au rendez vous, il faut bien le reconnaître. En effet, les références mélodieuses de Countdown to extinction et de Youthanasia envahissent vraiment l'esprit de ce disque.
En outre, les fans les plus mordus connaissent déjà bon nombre de titres, comme Sudden death, Black swan, Never dead ou encore, les deux vieux morceaux de Youthanasia, Millennium of the blind et New world order, disponibles à l'époque sous forme de démos. Alors, effectivement, ceux là auront peut-être du mal à appréhender 13 comme un véritable nouvel album de MEGADETH, quand bien même les titres ont été retravaillés et ré enregistrés.
N'empêche, quel groupe autre que la bande à MUSTAINE est capable de nous livrer des pépites Thrash à la Sunday death ou New world order, aussi bien ficelées, à la fois puissantes et pleines de dextérités ?
Le manque d'audace ne prive pas d'enthousiasme, rassurez-vous, l'écoute de Public enemy N°1, par exemple, avec ses guitares très en avant, fort accrocheur, nous donne l'impression d'être revenu à l'époque du grand MEGADETH. Ce titre témoigne également de la passion NWOBHM de Dave MUSTAINE. Citons aussi Never dead endiablé à souhait, la hargne punk d'un Whose life (is it anyways), les superbes parties de guitares de Millennium of the blind ou encore 13 qui clôture ce disque de très belle manière.
Les vétérans du Thrash nous offrent donc là un album sans baisse de régime, plus hétéroclite que speedé, aux rythmiques véloces ou fougueuses et aux solos aussi bien complexes que mélodiques... bref, un véritable régal pour les amateurs du genre.