Joaquín Rodrigo est né en 1901 à Sagunto (Espagne). Devenu aveugle à trois ans suite à une épidémie de diphtérie, il commença ses études musicales au Conservatoire de Valence avec Eduardo Lopez Chavarri (1881-1970), Francisco Antich et Enrique Goma. Il se rendit ensuite à Paris, où il suivit les cours de Paul Dukas (1865-1935) à la Schola Cantorum, de 1927 à 1931. Il fréquenta alors le milieu musical parisien, et rencontra Maurice Ravel (1875-1937), Manuel de Falla (1876-1946), Igor Stravinski (1882-1971), Arthur Honegger (1892-1955) et Darius Milhaud (1892-1974). Il revint définitivement en Espagne en 1939 après la guerre civile, s'installa à Madrid, et occupa dès 1939 la chaire de musique « Manuel de Falla » créée pour lui à l'Université de Madrid. Le 9 novembre 1940, à Barcelone, fut créé son fameux « Concierto de Aranjuez » pour guitare et orchestre, en hommage à la ville d'Aranjuez, qui possède un palais dans lequel ont résidé les Bourbons d'Espagne. Rodrigo est mort à Madrid en 1999. Devenu immensément célèbre après ce premier succès, il ne cessera de composer, bien qu'il s'en défendait, dans un style « néo-classique » (il disait « national »), pour livrer une oeuvre variée, qui comprend de nombreuses pièces pour guitare, en particulier une Sonate « Giocosa », une Sonate « a la española » et « Tres Piezas Españolas », mais aussi quelques oeuvres pour piano, une Sonate « pimpante » pour violon et piano, trois concertos (« Aranjuez », « Fantasía para un gentilhombre » et « para una fiesta ») pour guitare, un Concerto « Madrigal » pour deux guitares, un Concerto « Andaluz » pour quatre guitares, un Concerto « Heroico » pour piano, un Concerto « de estio » pour violon, deux Concertos (« en modo galante » et « como un divertimento ») pour violoncelle, un Concerto « pastoral » pour flûte et un Concerto « Serenata » pour harpe, « Soleriana » pour orchestre, ou bien encore les « Cantos de Amor y de Guerra » pour Choeur.