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25 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
aux racines de la musique américaine,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Basement Tapes (CD)
cet album est unique dans la discographie de Bob Dylan, un véritable OVNI auréolé par le mythe du disque pirate, donc culte. Il m'a fallu pourtant bien du temps avant de me décider à l'acheter, mais les livres de Greil Marcus ( "Mystery Train" mais surtout "La République Invisible" qui décrypte les tenants et aboutissants de ces fameuses "Basement Tapes") ont aiguisé ma curiosité et provoqué le désir de se confronter à une telle oeuvre.Musicalement, rien à voir avec le reste de la production de Dylan, ces disques sont un patchwork bizarre où les styles musicaux se téléscopent, s'entremêlent pour donner naissance à des chansons étrangement intemporelles ( au sens où l'on ne peut les dater), chaotiques parfois, à la beauté singulière d'un diamant brut, certaines encore prisonnières de leur gangue. Les multi-instrumentistes qui composaient The Band ne sont pas étrangers à reconstituer ce puzzle d'une musique à nouveau vivante faite de brics et de brocs du passé (Blues, Country, folk antédiluvien des Appalaches, polka, rock crasseux... ) : cela donne les slendides "Million dollar bash", "too much of nothing" ou "Crash on the levee" Le sentiment qui étreint alors l'auditeur confine au sublime et a en ceci quelque chose de terrifiant. Tout cela peut paraitre subjectif aussi je ne peux que vous inviter à juger par vous-mêmes tout en vous recommandant chaudement cette pièce musicale essentielle pour la suite du rock'n'roll Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
BOB, ROBBIE ET LE GROUPE REPETENT DANS LA CAVE,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Basement Tapes (CD)
Cet album est le 16 ème album studio de Bob Dylan. Il a été enregistré de mars à octobre 1967 et a été publié le 26 juin 1975.Après son accident de moto du 29 juillet 1966 dont on ne connaitra jamais la réelle gravité, Bob Dylan se retire à Woodstock avec sa famille. Épuisé, bourré de médicaments et de drogues et après avoir vécu au milieu du chaos, il aspire à une vie "normale" avec ses proches. Rick Danko, Robbie Robertson, Richard Manuel et Garth Hudson débarquent à Woodstock en février 1967 et s'installent dans une maison louée à un restaurateur, peinte de la couleur d'un milk-shake à la fraise ! Dans la cave de cette demeure surnommée "The Big Pink", ils aménagent un petit studio et commencent à répéter et à travailler dans une ambiance totalement détendue sur un vaste collections de chansons : des titres originaux signés Dylan, des ballades folk traditionnelles, des reprises. La plupart des chansons qui sont enregistrées sur un magnétophone à bande ont un charme désuet et rustique, mélangeant à la fois le folk, le blues et la country. En juin 1975, une sélection des titres issues de ces sessions parait officiellement sous le titre "The Basement Tapes", mais les fans à l'époque sont très déçus. En effet, la sélection des morceaux a été laissé aux bons soins de Robbie Robertson et les omissions de "Sign Of The Cross", de "Quinn The Esquimo", de "I Shall Be Released" et de "I'm Not There" les rendent fous de rage. Ils devront se contenter de "Million Dollar Bash", de "Yea ! Heavy And A Bottle Of Bread", de "Please, Mrs Henry" et de surtout de "This Wheel's On Fire", de "Tears Of Rage", de "Too Much Of Nothing" et de "You Ain't Goin' Nowhere" de superbes chansons quand même, taillées dans du bois massif. Robertson quand à lui utilisera les pépites enregistrées dans le sous-sol de la maison rose pour le premier album du "Band", "Music From The Big Pink" en 1968. Finalement, 1967 sera l'année la plus prolifique de Bob Dylan en tant que songwriter, car il enregistrera une centaine de chansons avec The Band pendant les sessions de Woodstock, ce qui lui permettra de se remettre en selle et d'enregistrer un véritable album "John Westley Harding" qui sortira le 27 décembre 1967. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Pour son ambiance avant tout.,
Par JEAN-CLAUDE "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Basement Tapes (Album vinyle)
Devenu culte depuis, ce disque enregistré en 1967, a d'abord été piraté de long en large, dont la plus fameuse version fut The Great White Wonder et ses quatorze titres (1969). C'est la raison pour laquelle Columbia Records se résout enfin à le publier en 1975. A force de toucher à leur porte-monnaie et de ne percevoir qu'un minimum de royalties sur ces enregistrements nés dans les sous-sols de Big Pink, la maison de disques et l'artiste officialise ce qui va constituer une pièce maîtresse du catalogue de Bob Dylan. Jusque là, je l'avoue, je n'avais jamais entendu parler, ni vu la couleur de ce seizième maillon de l'aeuvre dylanesque. C'est l'indispensable de chez indispensable. Retour en arrière : moteur ! Après avoir laissé énormément d'énergie dans la tournée promotionnelle de Blonde On Blonde (1966), dans les abus médicamenteux, les drogues, l'alcool qui l'ont accompagnés, Dylan, rentré au bercail, à Woodstock, alors paradis des artistes, pour souffler un peu, se croûte en moto et reste immobiliser quelque temps, temps qu'il met à profit pour recharger les accus. Mais ça, c'est la version jetée en pâture à la presse qui le harcèle sans cesse. En fait, il soigne sa toxicomanie. Dans le même temps, non loin de chez lui, en février 67, le Band, son groupe de scène, déboule dans la région et prend ses quartiers dans une demeure de couleur rose, The Big Pink, dans les sous-sols de laquelle il installe un studio. Cette maison donnera le nom au premier album du Band (1968). Dylan, remis sur pied, et le Band se retrouvent alors quelques mois plus tard dans cette cave devenue célèbre pour, dans une ambiance des plus relax, entre potes musiciens, jouer des bricoles sans importance, sans queue, ni tête, sans but avoué, sans se prendre la tête. Pendant ce temps là, un magnétophone à bande capte cette atmosphère bonne enfant, chaleureuse, paisible, sincère, qui voit le blues, le folk et la country servir de fil conducteur à plus d'une centaine d'airs (150 en fait). Personne n'imagine, à cet instant précis, qu'un aeuvre incroyable, magique, historique, sommeille, prête à alimenter le rock d'inestimables perles anthologiques. La publication de 1975, 24 titres pour ce qui est un double LP, renvoie à leurs chères études ceux qui, à cette période des années 70, pensaient faire de la musique. Compilé par Robertson du Band (qui en a profité pour en mettre dans la poche quelques munitions pour Music From Big Pink), l'offre se compose de chansons avec Dylan (16 morceaux) et d'autres sans (le Band uniquement). Bien accueilli par la critique, moins par les fans car certains titres ont été écartés par Robertson (et non des moindres), The Basement Tapes sent l'éclate à plein nez, sans chichis, pour le plaisir. Pour moi, c'est très convaincant. Comme Dylan le dit si justement : « c'est comme ça que devrait se faire la musique ». Allusion au côté décontracté et serein des conditions de ces enregistrements historiques. Il est un incontournable du rock (PLO54).
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