The Beatles
 

The Beatles : top des titres MP3

 
Tous les titres
1 - 10 titres sur 391 titres
Trier par
Titre Album Durée Prix
Écouter1. Twist and Shout (Live At Star-Club in Hamburg, Germany)The Beatles (1960 - 1962): Rare Historical Collection (Or... 2:19EUR 0,99  Acheter le titre 
Écouter2. Love Me DoLove Me Do 2:23EUR 0,69  Acheter le titre 
Écouter3. Paul McCartney BirthdayInterviews With The Beatles And The DJ's - [The Dave Cash... 5:16EUR 0,99  Acheter le titre 
Écouter4. Some Other GuyThe Beatles - 50 Años de la Grabación en la Caberna de Ha... 2:06EUR 0,99  Acheter le titre 
Écouter5. Love Me DoLove Me Do 2:19EUR 0,99  Acheter le titre 
Écouter6. Twist and Shout (Live)The Beatles: Live At the Star-Club in Hamburg (The Comple... 1:28EUR 0,99  Acheter le titre 
Écouter7. All My LovingThe Beatles - 50 Años de la Grabación en la Caberna de Ha... 1:57EUR 0,99  Acheter le titre 
Écouter8. Johnny B.GoodeThe Beatles - 50 Años de la Grabación en la Caberna de Ha... 2:53EUR 0,99  Acheter le titre 
Écouter9. Love Me DoThe Beatles (1960 - 1962): Rare Historical Collection (Or... 2:21EUR 0,99  Acheter le titre 
Écouter10. Money (That's What I Want)The Beatles (The Capricorn Tapes) 2:19EUR 0,99  Acheter le titre 
1 - 10 titres sur 391 titres
« Précédent| Page: 12345...|Suivant »
Vendu par Amazon Media EU S.à r.l.. En passant une commande, vous acceptez nos conditions d'utilisation.



Coffrets et Best Of indispensables

The Beatles (Stereo Box Set)
The Beatles In Mono
Double Best Of
Retrouvez dès maintenant à prix incroyable le coffret The Beatles Stéréo reprenant l'intégrale des albums originaux. Les plus maniaques des Beatlemaniaques se tourneront plus volontiers vers le coffret The Beatles Mono réplique des disques de l'époque et véritable pièce de collection en édition limitée.

Enfin un concentré de morceaux anthlogiques réunis au sein du Double Best Of (Rouge+Bleu), idéal pour s'impregner de l'univers musical des Beatles.


Image de The Beatles
Fourni par l'artiste ou son représentant

Dernier Tweet

thebeatles

Help! is on the way on Blu-ray! "Absurd, delightful and exuberantly messy, Help! is a pure pleasure to watch."NYTimes http://t.co/1F4kotemgM


Biographie

Le 6 juillet 1957 à Liverpool se rencontrent John Lennon, guitariste et chanteur des Quarrymen, et Paul McCartney, apprenti-guitariste. Le tandem qui va révolutionner la musique populaire n'est encore que l'embryon d'un groupe amateur dans lequel se joignent bientôt le bassiste Stuart Sutcliffe et le guitariste George Harrison.

Par l'intermédiaire d'un premier manager, la formation de rock'n'roll effectue une tournée en Écosse sous le nom de Johny and the Moondogs. Puis ils deviennent The Silver Beatles et enfin The Beatles, en 1960. Le 17 août, ils débarquent pour Hambourg (Allemagne) avec ... Lire la suite

Le 6 juillet 1957 à Liverpool se rencontrent John Lennon, guitariste et chanteur des Quarrymen, et Paul McCartney, apprenti-guitariste. Le tandem qui va révolutionner la musique populaire n'est encore que l'embryon d'un groupe amateur dans lequel se joignent bientôt le bassiste Stuart Sutcliffe et le guitariste George Harrison.

Par l'intermédiaire d'un premier manager, la formation de rock'n'roll effectue une tournée en Écosse sous le nom de Johny and the Moondogs. Puis ils deviennent The Silver Beatles et enfin The Beatles, en 1960. Le 17 août, ils débarquent pour Hambourg (Allemagne) avec un nouveau batteur Pete Best et se produisent dans des conditions précaires dans les clubs de la Reeperbahn (Kaiserkeller, Indra, Star Club). De retour à Liverpool, ils séjournent au Cavern Club en février 1961 puis repartent à Hambourg effectuer un premier enregistrement en accompagnement de Tony Sheridan (« My Bonnie ») le 12 mai. Lorsque Sutcliffe les quitte, Paul McCartney passe à la basse. Le groupe retourne au Cavern Club jusqu'à ce jour de novembre où Brian Epstein, disquaire local, ne les remarque et devienne leur manager. Il s'engage alors dans une chasse aux maisons de disques et finit par décrocher un contrat avec EMI en juin 1962 et l'enregistrement du premier 45 tours « Love Me Do » en septembre. George Martin, qui supervise la séance, devient leur producteur attitré. Entre temps, les Beatles ont recruté un nouveau batteur nommé Ringo Starr (né Richard Starkey).

Les choses sérieuses commencent avec « Please Please Me » et le premier album homonyme, paru en mars 1963, qui atteint le sommet du classement anglais. Les voix harmonieuses et la dynamique du groupe attirent un public de plus en plus large. Lancé en août, le simple « She Loves You » déclenche une vague d'hystérie : le mot Beatlemania est lâché. Le 4 novembre, le quatuor est invité à se produire devant la reine mère lors du Royal Variety Performance.

L'album suivant With the Beatles (novembre 1963) confirme l'originalité de la signature Lennon/McCartney qui offrent aux Rolling Stones leur premier vrai hit « I Wanna Be Your Man ». Les Beatles prennent alors l'habitude de livrer des singles inédits entre chaque album : « I Want to Hold Your Hand » obtient un succès colossal qui prépare le groupe à l'invasion du marché américain, dans le même état de grâce que les Britanniques après un passage au Ed Sullivan Show et une tournée des stades.

Le cinéma s'empare alors du phénomène Beatles dont le troisième album sert de bande sonore au film qui leur est consacré, A Hard Day's Night, réalisé par Richard Lester. Le disque est un nouveau raz-de-marée, à commencer par la chanson-titre. Une tournée mondiale est mise sur pied avant la sortie simultanée du disque et du film en juillet puis un nouveau tour américain. À l'automne 1964 sort le nouveau simple « I Feel Fine » suivi de Beatles for Sale, album de transition au carrefour d'influences rock'n'roll et folk.

L'année 1965 est tout autant épuisante pour le groupe avec le tournage d'un nouveau film et d'interminables séances d'enregistrement dans les studios londoniens d'Abbey Road. Au printemps sort « Ticket to Ride » suivi de l'album et du film Help! de Richard Lester en juillet. La ballade « Yesterday », interprétée par McCartney en solo, pulvérise leurs records précédents avant de devenir la chanson la plus jouée et reprise à travers le monde. Le 15 août, les Beatles jouent devant 56000 spectateurs au Shea Stadium de New York et le 26 octobre, ils sont décorés de l'Ordre de l'Empire britannique (MBE).

Alors que les albums précédents contenaient leur lot de reprises, le cinquième, Rubber Soul (décembre 1965) est entièrement dû à leurs plumes. Il développe une écriture de chansons plus adulte, un nouveau style musical folk-rock influencé par Bob Dylan et s'ouvre à d'autres sonorités par la présence d'un sitar sur le « Norwegian Wood » de George Harrison et d'un piano joué en accéléré par George Martin sur « In My Life ». Le simple « Day Tripper » sort simultanément, accompagné du premier titre psychédélique des Beatles (« Rain » et ses bandes inversées).

L'album Revolver (août 1966) constitue une nouvelle étape dans l'évolution perpétuelle du groupe qui accueille un quatuor à cordes classique pour « Eleanor Rigby » et à nouveau un sitar dans « Love You To » signé Harrison. L'équilibre de nouveauté et de classicisme fait de cet album un disque charnière, à la lisière du psychédélisme et de l'expérimental (« Tomorrow Never Knows »). Le 29 août, les Beatles foulent une dernière fois la scène d'un concert au Candlestick Park de San Francisco, préférant s'adonner au travail en studio après une période de repos.

Concentré sur la gestation d'un album ambitieux, le groupe envoie le simple « Penny Lane / Strawberry Fields Forever » en avant-première en février 1967. Le pas vers une musique plus sophistiquée est franchi. Le 1er juin 1967 sort Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band, un album qui a nécéssité des mois de préparation à Abbey Road, présenté sous une luxueuse pochette avec une mosaïque de personnages et les paroles des chansons. L'oeuvre révolutionnaire comprend un titre polémique, « Lucy in the Sky with Diamonds » et un morceau majeur, « A Day in the Life ». Les « Fab Four » ont mûri et démontrent leur capacité à devancer la concurrence. En pleine phase avec leur époque, ils proposent le simple « All You Need Is Love » en plein « été de l'amour » avant de s'envoler pour un séjour de méditation à Bangor avec le Maharishi Mahesh Yogi. Le périple est interrompu par l'annonce du suicide de leur manager Brian Epstein.

Inspiré par l'esprit libertaire qui souffle alentour, McCartney écrit le récit du Magical Mystery Tour, disque comprenant la pièce surréaliste « I Am the Walrus » et film loufoque diffusé au lendemain de Noël 1967 à la BBC. Au printemps 1968, les Beatles partent pour l'Inde dans le temple du Maharishi, non sans composer la suite de leur histoire. Ils décident de prendre leurs affaires en main en créant leur propre label Apple et en faisant appel à l'avocat Allen Klein. Sollicités pour contribuer à un dessin animé qui leur est consacré, les Beatles livrent quatre titres inédits (dont « Hey Bulldog ») à George Dunning pour Yellow Submarine dont la bande originale fait l'objet d'un album. Le mois suivant, le simple « Hey Jude / Revolution » annonce l'album en cours.

Fruit d'une période intensive en studio, le double album The Beatles (dit « l'album blanc », novembre 1968) prend le contre-pied du psychédélisme et propose les chansons de quatre musiciens plutôt que d'un groupe : « Dear Prudence » et « Revolution 9 » de Lennon, « Back in the USSR » et « Helter Skelter » de McCartney ou « While My Guitar Gently Weeps » pour Harrison (avec un solo d'Eric Clapton). Une faille pénètre l'union du groupe, symbolisée par la présence de Yoko Ono, la compagne de Lennon (le couple sort l'expérimental Two Virgins).

L'année 1969 commence par les séances d'enregistrement liées à un projet de film et un concert sur le toit de l'immeuble de la société Apple qui connaît dans le même temps des problèmes de gestion. Le choix d'un nouveau manager, l'avocat d'affaires Allen Klein, divise davantage les Beatles. Après le simple « Get Back » (avril), Lennon se consacre à son nouveau groupe Plastic Ono Band avant de retrouver ses camarades pour le dernier tour de piste d'Abbey Road (septembre) avec « Come Together » et son enchaînement de titres. Ultime chef d'?uvre avant la reprise du projet Get Back devenu Let it Be dans les mains de Lennon et du producteur Phil Spector, sorti enfin en mai 1970, quand le groupe est de fait séparé. Copyright 2013 Music Story Loïc Picaud

Le 6 juillet 1957 à Liverpool se rencontrent John Lennon, guitariste et chanteur des Quarrymen, et Paul McCartney, apprenti-guitariste. Le tandem qui va révolutionner la musique populaire n'est encore que l'embryon d'un groupe amateur dans lequel se joignent bientôt le bassiste Stuart Sutcliffe et le guitariste George Harrison.

Par l'intermédiaire d'un premier manager, la formation de rock'n'roll effectue une tournée en Écosse sous le nom de Johny and the Moondogs. Puis ils deviennent The Silver Beatles et enfin The Beatles, en 1960. Le 17 août, ils débarquent pour Hambourg (Allemagne) avec un nouveau batteur Pete Best et se produisent dans des conditions précaires dans les clubs de la Reeperbahn (Kaiserkeller, Indra, Star Club). De retour à Liverpool, ils séjournent au Cavern Club en février 1961 puis repartent à Hambourg effectuer un premier enregistrement en accompagnement de Tony Sheridan (« My Bonnie ») le 12 mai. Lorsque Sutcliffe les quitte, Paul McCartney passe à la basse. Le groupe retourne au Cavern Club jusqu'à ce jour de novembre où Brian Epstein, disquaire local, ne les remarque et devienne leur manager. Il s'engage alors dans une chasse aux maisons de disques et finit par décrocher un contrat avec EMI en juin 1962 et l'enregistrement du premier 45 tours « Love Me Do » en septembre. George Martin, qui supervise la séance, devient leur producteur attitré. Entre temps, les Beatles ont recruté un nouveau batteur nommé Ringo Starr (né Richard Starkey).

Les choses sérieuses commencent avec « Please Please Me » et le premier album homonyme, paru en mars 1963, qui atteint le sommet du classement anglais. Les voix harmonieuses et la dynamique du groupe attirent un public de plus en plus large. Lancé en août, le simple « She Loves You » déclenche une vague d'hystérie : le mot Beatlemania est lâché. Le 4 novembre, le quatuor est invité à se produire devant la reine mère lors du Royal Variety Performance.

L'album suivant With the Beatles (novembre 1963) confirme l'originalité de la signature Lennon/McCartney qui offrent aux Rolling Stones leur premier vrai hit « I Wanna Be Your Man ». Les Beatles prennent alors l'habitude de livrer des singles inédits entre chaque album : « I Want to Hold Your Hand » obtient un succès colossal qui prépare le groupe à l'invasion du marché américain, dans le même état de grâce que les Britanniques après un passage au Ed Sullivan Show et une tournée des stades.

Le cinéma s'empare alors du phénomène Beatles dont le troisième album sert de bande sonore au film qui leur est consacré, A Hard Day's Night, réalisé par Richard Lester. Le disque est un nouveau raz-de-marée, à commencer par la chanson-titre. Une tournée mondiale est mise sur pied avant la sortie simultanée du disque et du film en juillet puis un nouveau tour américain. À l'automne 1964 sort le nouveau simple « I Feel Fine » suivi de Beatles for Sale, album de transition au carrefour d'influences rock'n'roll et folk.

L'année 1965 est tout autant épuisante pour le groupe avec le tournage d'un nouveau film et d'interminables séances d'enregistrement dans les studios londoniens d'Abbey Road. Au printemps sort « Ticket to Ride » suivi de l'album et du film Help! de Richard Lester en juillet. La ballade « Yesterday », interprétée par McCartney en solo, pulvérise leurs records précédents avant de devenir la chanson la plus jouée et reprise à travers le monde. Le 15 août, les Beatles jouent devant 56000 spectateurs au Shea Stadium de New York et le 26 octobre, ils sont décorés de l'Ordre de l'Empire britannique (MBE).

Alors que les albums précédents contenaient leur lot de reprises, le cinquième, Rubber Soul (décembre 1965) est entièrement dû à leurs plumes. Il développe une écriture de chansons plus adulte, un nouveau style musical folk-rock influencé par Bob Dylan et s'ouvre à d'autres sonorités par la présence d'un sitar sur le « Norwegian Wood » de George Harrison et d'un piano joué en accéléré par George Martin sur « In My Life ». Le simple « Day Tripper » sort simultanément, accompagné du premier titre psychédélique des Beatles (« Rain » et ses bandes inversées).

L'album Revolver (août 1966) constitue une nouvelle étape dans l'évolution perpétuelle du groupe qui accueille un quatuor à cordes classique pour « Eleanor Rigby » et à nouveau un sitar dans « Love You To » signé Harrison. L'équilibre de nouveauté et de classicisme fait de cet album un disque charnière, à la lisière du psychédélisme et de l'expérimental (« Tomorrow Never Knows »). Le 29 août, les Beatles foulent une dernière fois la scène d'un concert au Candlestick Park de San Francisco, préférant s'adonner au travail en studio après une période de repos.

Concentré sur la gestation d'un album ambitieux, le groupe envoie le simple « Penny Lane / Strawberry Fields Forever » en avant-première en février 1967. Le pas vers une musique plus sophistiquée est franchi. Le 1er juin 1967 sort Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band, un album qui a nécéssité des mois de préparation à Abbey Road, présenté sous une luxueuse pochette avec une mosaïque de personnages et les paroles des chansons. L'oeuvre révolutionnaire comprend un titre polémique, « Lucy in the Sky with Diamonds » et un morceau majeur, « A Day in the Life ». Les « Fab Four » ont mûri et démontrent leur capacité à devancer la concurrence. En pleine phase avec leur époque, ils proposent le simple « All You Need Is Love » en plein « été de l'amour » avant de s'envoler pour un séjour de méditation à Bangor avec le Maharishi Mahesh Yogi. Le périple est interrompu par l'annonce du suicide de leur manager Brian Epstein.

Inspiré par l'esprit libertaire qui souffle alentour, McCartney écrit le récit du Magical Mystery Tour, disque comprenant la pièce surréaliste « I Am the Walrus » et film loufoque diffusé au lendemain de Noël 1967 à la BBC. Au printemps 1968, les Beatles partent pour l'Inde dans le temple du Maharishi, non sans composer la suite de leur histoire. Ils décident de prendre leurs affaires en main en créant leur propre label Apple et en faisant appel à l'avocat Allen Klein. Sollicités pour contribuer à un dessin animé qui leur est consacré, les Beatles livrent quatre titres inédits (dont « Hey Bulldog ») à George Dunning pour Yellow Submarine dont la bande originale fait l'objet d'un album. Le mois suivant, le simple « Hey Jude / Revolution » annonce l'album en cours.

Fruit d'une période intensive en studio, le double album The Beatles (dit « l'album blanc », novembre 1968) prend le contre-pied du psychédélisme et propose les chansons de quatre musiciens plutôt que d'un groupe : « Dear Prudence » et « Revolution 9 » de Lennon, « Back in the USSR » et « Helter Skelter » de McCartney ou « While My Guitar Gently Weeps » pour Harrison (avec un solo d'Eric Clapton). Une faille pénètre l'union du groupe, symbolisée par la présence de Yoko Ono, la compagne de Lennon (le couple sort l'expérimental Two Virgins).

L'année 1969 commence par les séances d'enregistrement liées à un projet de film et un concert sur le toit de l'immeuble de la société Apple qui connaît dans le même temps des problèmes de gestion. Le choix d'un nouveau manager, l'avocat d'affaires Allen Klein, divise davantage les Beatles. Après le simple « Get Back » (avril), Lennon se consacre à son nouveau groupe Plastic Ono Band avant de retrouver ses camarades pour le dernier tour de piste d'Abbey Road (septembre) avec « Come Together » et son enchaînement de titres. Ultime chef d'?uvre avant la reprise du projet Get Back devenu Let it Be dans les mains de Lennon et du producteur Phil Spector, sorti enfin en mai 1970, quand le groupe est de fait séparé. Copyright 2013 Music Story Loïc Picaud

Le 6 juillet 1957 à Liverpool se rencontrent John Lennon, guitariste et chanteur des Quarrymen, et Paul McCartney, apprenti-guitariste. Le tandem qui va révolutionner la musique populaire n'est encore que l'embryon d'un groupe amateur dans lequel se joignent bientôt le bassiste Stuart Sutcliffe et le guitariste George Harrison.

Par l'intermédiaire d'un premier manager, la formation de rock'n'roll effectue une tournée en Écosse sous le nom de Johny and the Moondogs. Puis ils deviennent The Silver Beatles et enfin The Beatles, en 1960. Le 17 août, ils débarquent pour Hambourg (Allemagne) avec un nouveau batteur Pete Best et se produisent dans des conditions précaires dans les clubs de la Reeperbahn (Kaiserkeller, Indra, Star Club). De retour à Liverpool, ils séjournent au Cavern Club en février 1961 puis repartent à Hambourg effectuer un premier enregistrement en accompagnement de Tony Sheridan (« My Bonnie ») le 12 mai. Lorsque Sutcliffe les quitte, Paul McCartney passe à la basse. Le groupe retourne au Cavern Club jusqu'à ce jour de novembre où Brian Epstein, disquaire local, ne les remarque et devienne leur manager. Il s'engage alors dans une chasse aux maisons de disques et finit par décrocher un contrat avec EMI en juin 1962 et l'enregistrement du premier 45 tours « Love Me Do » en septembre. George Martin, qui supervise la séance, devient leur producteur attitré. Entre temps, les Beatles ont recruté un nouveau batteur nommé Ringo Starr (né Richard Starkey).

Les choses sérieuses commencent avec « Please Please Me » et le premier album homonyme, paru en mars 1963, qui atteint le sommet du classement anglais. Les voix harmonieuses et la dynamique du groupe attirent un public de plus en plus large. Lancé en août, le simple « She Loves You » déclenche une vague d'hystérie : le mot Beatlemania est lâché. Le 4 novembre, le quatuor est invité à se produire devant la reine mère lors du Royal Variety Performance.

L'album suivant With the Beatles (novembre 1963) confirme l'originalité de la signature Lennon/McCartney qui offrent aux Rolling Stones leur premier vrai hit « I Wanna Be Your Man ». Les Beatles prennent alors l'habitude de livrer des singles inédits entre chaque album : « I Want to Hold Your Hand » obtient un succès colossal qui prépare le groupe à l'invasion du marché américain, dans le même état de grâce que les Britanniques après un passage au Ed Sullivan Show et une tournée des stades.

Le cinéma s'empare alors du phénomène Beatles dont le troisième album sert de bande sonore au film qui leur est consacré, A Hard Day's Night, réalisé par Richard Lester. Le disque est un nouveau raz-de-marée, à commencer par la chanson-titre. Une tournée mondiale est mise sur pied avant la sortie simultanée du disque et du film en juillet puis un nouveau tour américain. À l'automne 1964 sort le nouveau simple « I Feel Fine » suivi de Beatles for Sale, album de transition au carrefour d'influences rock'n'roll et folk.

L'année 1965 est tout autant épuisante pour le groupe avec le tournage d'un nouveau film et d'interminables séances d'enregistrement dans les studios londoniens d'Abbey Road. Au printemps sort « Ticket to Ride » suivi de l'album et du film Help! de Richard Lester en juillet. La ballade « Yesterday », interprétée par McCartney en solo, pulvérise leurs records précédents avant de devenir la chanson la plus jouée et reprise à travers le monde. Le 15 août, les Beatles jouent devant 56000 spectateurs au Shea Stadium de New York et le 26 octobre, ils sont décorés de l'Ordre de l'Empire britannique (MBE).

Alors que les albums précédents contenaient leur lot de reprises, le cinquième, Rubber Soul (décembre 1965) est entièrement dû à leurs plumes. Il développe une écriture de chansons plus adulte, un nouveau style musical folk-rock influencé par Bob Dylan et s'ouvre à d'autres sonorités par la présence d'un sitar sur le « Norwegian Wood » de George Harrison et d'un piano joué en accéléré par George Martin sur « In My Life ». Le simple « Day Tripper » sort simultanément, accompagné du premier titre psychédélique des Beatles (« Rain » et ses bandes inversées).

L'album Revolver (août 1966) constitue une nouvelle étape dans l'évolution perpétuelle du groupe qui accueille un quatuor à cordes classique pour « Eleanor Rigby » et à nouveau un sitar dans « Love You To » signé Harrison. L'équilibre de nouveauté et de classicisme fait de cet album un disque charnière, à la lisière du psychédélisme et de l'expérimental (« Tomorrow Never Knows »). Le 29 août, les Beatles foulent une dernière fois la scène d'un concert au Candlestick Park de San Francisco, préférant s'adonner au travail en studio après une période de repos.

Concentré sur la gestation d'un album ambitieux, le groupe envoie le simple « Penny Lane / Strawberry Fields Forever » en avant-première en février 1967. Le pas vers une musique plus sophistiquée est franchi. Le 1er juin 1967 sort Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band, un album qui a nécéssité des mois de préparation à Abbey Road, présenté sous une luxueuse pochette avec une mosaïque de personnages et les paroles des chansons. L'oeuvre révolutionnaire comprend un titre polémique, « Lucy in the Sky with Diamonds » et un morceau majeur, « A Day in the Life ». Les « Fab Four » ont mûri et démontrent leur capacité à devancer la concurrence. En pleine phase avec leur époque, ils proposent le simple « All You Need Is Love » en plein « été de l'amour » avant de s'envoler pour un séjour de méditation à Bangor avec le Maharishi Mahesh Yogi. Le périple est interrompu par l'annonce du suicide de leur manager Brian Epstein.

Inspiré par l'esprit libertaire qui souffle alentour, McCartney écrit le récit du Magical Mystery Tour, disque comprenant la pièce surréaliste « I Am the Walrus » et film loufoque diffusé au lendemain de Noël 1967 à la BBC. Au printemps 1968, les Beatles partent pour l'Inde dans le temple du Maharishi, non sans composer la suite de leur histoire. Ils décident de prendre leurs affaires en main en créant leur propre label Apple et en faisant appel à l'avocat Allen Klein. Sollicités pour contribuer à un dessin animé qui leur est consacré, les Beatles livrent quatre titres inédits (dont « Hey Bulldog ») à George Dunning pour Yellow Submarine dont la bande originale fait l'objet d'un album. Le mois suivant, le simple « Hey Jude / Revolution » annonce l'album en cours.

Fruit d'une période intensive en studio, le double album The Beatles (dit « l'album blanc », novembre 1968) prend le contre-pied du psychédélisme et propose les chansons de quatre musiciens plutôt que d'un groupe : « Dear Prudence » et « Revolution 9 » de Lennon, « Back in the USSR » et « Helter Skelter » de McCartney ou « While My Guitar Gently Weeps » pour Harrison (avec un solo d'Eric Clapton). Une faille pénètre l'union du groupe, symbolisée par la présence de Yoko Ono, la compagne de Lennon (le couple sort l'expérimental Two Virgins).

L'année 1969 commence par les séances d'enregistrement liées à un projet de film et un concert sur le toit de l'immeuble de la société Apple qui connaît dans le même temps des problèmes de gestion. Le choix d'un nouveau manager, l'avocat d'affaires Allen Klein, divise davantage les Beatles. Après le simple « Get Back » (avril), Lennon se consacre à son nouveau groupe Plastic Ono Band avant de retrouver ses camarades pour le dernier tour de piste d'Abbey Road (septembre) avec « Come Together » et son enchaînement de titres. Ultime chef d'?uvre avant la reprise du projet Get Back devenu Let it Be dans les mains de Lennon et du producteur Phil Spector, sorti enfin en mai 1970, quand le groupe est de fait séparé. Copyright 2013 Music Story Loïc Picaud


Améliorez le contenu de cette page

Si vous êtes l'artiste, le label ou le manager concerné, vous pouvez mettre à jour les informations sur cette page, telles que biographie, vidéos et plus encore sur Artist Central.

Commentaires

Visitez notre FAQ sur les Pages Artistes
Donnez-nous votre avis sur cette page