Aujourd'hui, faire une critique négative du dernier lp des Black Eyed Peas relève de l'exercice masochiste. En effet avec leurs 56 millions de disques vendus, le groupe s'est fait une réputation aussi énorme que son fan base. Mon avis déplaira donc au vox populi qui criera sûrement louanges à ce nouvel album.
La direction vers laquelle pointe ce nouveau "départ" ne me plait plus du tout. Ce "beginning" parait fort convenu dans la discographie du groupe voire grossier. Enfin, du groupe, je parle un peu vite puisque la pauvre Fergie n'aura droit qu'à une seule chanson (excepté ses choeurs) dans tout le disque (Whenever). Will I Am semble continuer dans la voix entreprise sur
The E.N.D. (The Energy Never Dies) à savoir une musique formatée pour les dancefloor. On le lui en tendra pas rigueur, il montre qu'il a compris le business de la musique, augmentant ses ventes à chaque nouvel opus.
Ce n'est donc pas étonnant de les voir revenir avec le sample d'un vieux tube de 23 ans, le single "the time" (qui fera se trémousser la petite amie, nostalgique des déhanchés de Patrick Swayze dans le film), ni d'entendre des samples disco de Chic (Fashion Beats) pour appuyer l'orientation "années 80" de la galette. "The beginning" ne surprend pas et semble être une redite de
The E.N.D. (The Energy Never Dies) un cran en moins. Le groupe se synthétise et perd son âme et son identité derrière l'abus de "auto tune" le programme qui régule leur voix sur TOUT l'album (excepté sur le bling bling "XOXOXO") et qui semble faire partie du modus operandi du groupe. Un procédé qui me déplait fortement, me faisant penser à ces groupes préfabriqués des années 90. Coté paroles, les rimes sont simplistes et cela ne vole pas haut (entre les messages sms que recevait Will I am de sa copine sur "XOXOXO" ou le clubby "Don't Stop The Party" qui fait penser à du sous Daft Punk).
"The Beginning" montre à travers 12 chansons que nous ne sommes plus des fans mais des consommateurs aux yeux de Will I Am qui concocte sa musique à coups d'études de marché (évidente avec cette édition qui offre en BONUS des titres existants sur le précédent ) . Le résultat est pourtant efficace, n'importe laquelle des chansons mettra le feu sur les dance floor (ainsi que les salles de sport) et les Flash mob se multiplieront, pas de doute. Mais voilà bien le problème des Black Eyed Peas, aujourd'hui ils nous font une musique qui se danse, s'entend mais ne S'ÉCOUTE PAS !