Celui qui a rappé aux côtés de Biggie Small a fait un bout de chemin depuis... Et est en arrivé à faire son "autoproclamé" dernier album.
Voilà donc l'avis d'un profane du roi de New York : c'est le premier album que j'achète de Jay-Z, étant donné que je suis surtout un fana de Mos Def, ATCQ, Cannibal Ox, Company Flow, ou même DJ Shadow...
La première question qui m'est venu à l'esprit lors de ma première écoute fut : "Jay-Z est-il en manque d'inspiration?" En effet, après la sortie de "God's Son" de Nas, Jay-Z se devait de faire fort. Alors que l'on a acclamé Nas pour son retour aux sources avec un album vrai, sans fioriture, ni bounces inutiles, voilà que Jay-Z sort un opus de la même veine.
Ici, les morceaux dansants sont inexistants quoique... Toujours est-il que dans l'ensemble, l'album est introspectif ; il suffit d'écouter "December 4th" avec ce qui apparemment semble être la mère de mister Shawn Carter en feat.
L'album, en grande partie plonge dans une sonorité soul-funk ("December 4th" ; "What more Can I Say" ; "Encore", etc.), et légèrement old-school au niveau des beats, pour montrer au final une face pronfondèment afro-américaine, pronfondèment ancré dans l'héritage des Marvin, Curtis et cie. Les instrus parfois me rappellent Life After Death (écoutez-donc "Change Clothes"...)
Quant aux flow et aux rimes... Excellents. La versatilité de ce rappeur m'a toujours surpris et m'étonnera toujours.
Alors, si les précédents étaient plus bouncy, plus dancefloor, ce dernier album ne peut être que celui de la confession...
C'est d'ailleurs pour ça que je l'ai acheté, histoire de voir si dans ces derniers retranchements, Jay-Z pouvait offrir du rap de qualité... et je ne suis pas déçu.
Quant à ceux qui prétexteraient le peu de chansons pour dénigrer cet album, pour exemple, deux classiques du Hip Hop, Illmatic et Black Star ne dépassent pas les 13 pistes, avec chacun une intro.
Point final.