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Commentaires client les plus utiles
22 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un chef d'oeuvre post classique,
Par Lost_Highway (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Blue Notebooks (CD)
Ce disque forme un ensemble délicat où piano et violons se répondent secrètement. Le tout est magistralement construit en nuances et rappelle les travaux sensibles de Philip Glass (compositions pour piano), de Michael Nyman ou d'Arvo Pärt en ce qui concerne les références classiques. Des nappes ambiantes à la manière des Selected Ambient Works vol. 2 d'Aphex Twin s'immiscent parfois entre (voire dans) les dix morceaux d'un album où l'âme de l'artiste laisse échapper une indicible mélancolie. Sorti sur le label Fat Cat qui avait déjà publié le magnifique album de Sylvain Chauveau "Un autre décembre", ce disque sublime, émouvant et sensible est absolument indispensable.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Proche de la perfection,
Par mercipourlemorceau "mercipourlemorceau" (Star Acacademy,Resident du château) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Blue Notebooks (CD)
Il y a dans l'existence des joies musicales comparables à celle du coup de foudre amoureux.Au détour des allées encombrées de votre disquaire habituel, quelques notes s'envolent, arrêtent net votre élan, et vous vous trouvez saisi par cette brusque trouée de lumière, ayant perdu conscience du temps et de l'espace, réduit à l'attente éperdue de la note suivante. Le dernier morceau qui m'ait ainsi ébloui s'appelle - ce n'est pas un hasard - "On The Nature of Daylight" et c'est le second, peut-être le plus beau, du nouvel album signé par Max Richter. Élégie combustible introduite lento par les violoncelles, puis complètement dégagée de toute pesanteur par un duo de violons tournoyant en une parade amoureuse désespérée, le morceau s'impose avec force. Il s'en faut de peu pour que tout le disque, nourri au meilleur de la musique sérielle et ambient des trente dernières années (Reich, Glass, Eno, Pärt), se maintienne à cette hauteur d'inspiration. Entre minimalisme et expérimentation électronique, Richter a ainsi des trouvailles particulièrement fécondes : le mélange de percussions sourdes et de séquences mélodiques, l'échappée libre du violon dans "Shadow Journal", l'orgue répétitif et les choeurs de "Iconography", les délicats entrelacs de l'électronique et de l'acoustique sur "Arboretum". Placé sous un haut patronage littéraire (Kafka, Czeslaw Milosz), son projet prend en outre la forme d'un concept-album réussi, la conception cédant toujours le pas à une intuition vagabonde, le minimalisme désamorçant le risque de l'emphase : régulièrement, un cliquetis de machine à écrire, la lecture de Tilda Swinton, les bruits captés dans l'environnement (croassements, sons de cloche), rappellent à l'auditeur qu'il se trouve bien dans l'exploration intime d'un univers littéraire qui restera simplement suggéré, inépuisable, non réductible à l'illustration sonore. Entre construction et sensibilité, hauteur de vue et modestie, tout semble avoir sa nécessité, et c'est presque à regret que l'on se prend à déplorer sur certains morceaux l'absence de développement du thème, ou une trop grande prégnance des modèles musicaux : par deux fois, les compositions pour piano rappellent de façon un peu voyante Philip Glass et Michael Nyman, étrange faute de goût chez un compositeur et pianiste par ailleurs si inspiré et maître de ses moyens. Faute cependant avouée et déjà pardonnée : tout le reste est superbe. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Emouvant,
Par ben (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Blue Notebooks (CD)
Une musique doté d'une mélancolie extrème et pourtant douce comme le velours. "The Blue Notebooks" est mon premier disque de Max Richter, et je n'en suis pas déçu. Le style est finalement très classique, tout en étant proche de celui de Philipp Glass mais avec des sonorités électroniques. D'un point de vue sonore, cet album est extraordinaire. D'un point de vue de la composition, je regrète quelques longeurs. Ceux qui aiment le style 'ambient' de la 'Drone Zone' de somafm seront comblés.
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