Ok, les Super-héros version trash, obsédés du cul, méprisants pour les simples humains, outranciers, violents, et sodomites, c'est plutôt drôle. Le dessin accompagne excellemment la dérive hardcore des types en collants moulants.
Quant aux "gentils", une bandes de psychopathes mals dégrossis, on les découvre avec intérêt, en attendant qu'ils prennent de l'épaisseur. Bref, ce premier volume fonctionne bien, sur la surprise.
C'est après que ça se gâte : les volumes 2 et 3 basculent dans le grand n'importe quoi : le scénario s'effiloche gentiment et la vulgarité qui jusqu'alors faisait marrer prend la voie du crasseux bas de gamme. The Boys, au final, c'est assez cra-cra, mais cra-cra comme Jean-Marie Bigard : du clip sale et des jokes de mômes. Du cul pas propre, pour faire rire les ados boutonneux.
Au volume 3, le comic m'est tombé des mains et je me suis soudain demandé "mais pourquoi je lis un truc pareil ?" : c'est dégueu, pas drôle, et on voit mal où les auteurs veulent en venir, en dehors d'un alignement de blagues salaces.
Y a sans doute un public pour ça. Mais pas moi.