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In The Court Of The Crimson King - Fortieth Anniversary Edition [Édition de luxe]

King Crimson CD
4.7 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (43 commentaires client)
Prix : EUR 24,34 Livraison gratuite dès EUR 25 d'achats. Détails
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Détails sur le produit

  • CD (1 janvier 1969)
  • Nombre de disques: 2
  • Format : Édition de luxe
  • Label: Discipline Global Mobile
  • ASIN : B002M3GPOS
  • Autres éditions : CD  |  Cassette  |  Album vinyle
  • Moyenne des commentaires client : 4.7 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (43 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 26.463 en Musique (Voir les 100 premiers en Musique)
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Disque : 1
1. 21st Century Schizoid Man
2. I Talk To The Wind
3. Epitaph
4. Moonchild
5. The Court Of The Crimson King
6. Moonchild (Full Version)
7. I Talk To The Wind (Duo Version)
8. I Talk To The Wond (Alternative Mix)
9. Epitaph (Backing Track)
10. Wind Session
Disque : 2
1. 21st Century Schizoid Man
2. I Talk To The Wind
3. Epitaph
4. Moonchild
5. The Court Of The Crimson King
6. Moonchild (2009 Remix, Full Version)
7. I Talk To The Wind (Duo Version)
8. I Talk To The Wind (Alternate Mix)
9. Epitaph (Backing Track)
10. Wind Session
Voir les 16 titres de ce disque

Descriptions du produit

Critique

S’il est incontestable que ce disque constitue la référence absolue du rock progressif naissant et l’une de ses plus parfaites et marquantes réalisations toutes périodes confondues, et qu’à ce titre, on ne saurait envisager de lui attribuer moins que la note maximale, une attitude un peu moins tributaire de l’énorme potentiel affectif attachant tout amateur du genre à cet opus plus que majeur obligerait à reconnaître qu’un certain bémol devrait venir tempérer celle-ci (une sorte de subliminal, honteux et sacrilège parenthésage de la cinquième étoile, un parenthésage en pointillés, estompé, à peine perceptible mais un parenthésage tout de même) car In the court of the Crimson King dans sa fulgurante et inaugurale perfection n’est pas exempt d’une petite faiblesse : si l’on peut qualifier de petite les huit minutes où le premier titre de la seconde face «Moonchild» (soyons rétro : n’ayons pas peur de parler la langue vynilesque) après une magnifique et féérique introduction se complait dans une improvisation minimaliste, bruitiste longue, et souvent ennuyeuse. Que parmi toutes les voies ouvertes par le groupe dans cet album, celle-ci se soit révélée par la suite la seule à quasiment ne plus être explorée, il n’est donc rétrospectivement qu’à s’en féliciter, même si l’on peut penser qu’elle fut peut-être l’une des sources du très long malentendu entretenu vis-à-vis des plus réfractaires à l’esthétique nouvelle des critiques rock .

Les autres voies, toutes de façons totalement différentes (et ce n’est pas un mince et paradoxal exploit que de maintenir une cohérence d’un tel niveau quand les registres d’expression, de l’élégiaque au paroxystique, atteignent une telle diversité), quant à elles, mènent toutes sur le toit du monde et donneront du grain à moudre à tous les apprentis musiciens progressifs pour les décennies à venir, sans que beaucoup parviennent à si sidérant, parfait et pourtant expérimental brassage.

Citons celle de la ballade intimiste et mélancolique illustrée par «I talk to the wind» due au génial multi-instrumentiste Ian Mac Donald dont les contributions tant dans la composition proprement dite des titres que dans leur texture instrumentale sont essentielles et dont la flûte suave et magique transcende ici la mélodie si merveilleusement surannée. Citons celle, qui qualifiera pratiquement définitivement l’une des ramifications principales du rock progressif, des symphoniques envolées si majestueusement tourmentées (ah ! le noir lyrisme du mellotron, jamais sûrement aussi bien employé que dans la crimsonienne mixture, à tel point que tout emploi ultérieur de cet instrument par un autre groupe prendra le plus souvent l’allure du plagiat) de «Epitaph» et de «In the court of the crimson king». Toutes deux magistralement mis en œuvre ici quasiment pour la première fois, et que le groupe n’aura de cesse de réinventer tout au long de sa prodigieuse carrière. Au même titre que celle, sûrement la plus essentiellement novatrice et ultérieurement la plus sauvagement défrichée par le groupe, de «Twenty first century schizoïd man» qui ouvre l’album, par un rock aux confins du free jazz, aux limites extrêmes d’une violence visionnaire et hallucinatoire, sur un riff tellurique de guitare abrasive et de saxos hurlants, aboutissant à une série de break insensés et de solis incandescents, où les visions d’apocalypse des textes incantatoires de Peter Sinfield hurlés par la voix, pour une fois méchamment trafiquée de Greg Lake, marquent réellement la fin d’une époque d’insouciance et de naïveté et l’avénement de l’homme définitivement aliéné de notre siècle, à l’époque, à venir.

Et il n’était pas de trop à l’auditeur nouveau littéralement ébranlé d’enchaîner sur les comparativement séduisantes douceurs, certes souvent insidieusement plaintives et douloureuses, des morceaux suivants mais presque réconfortantes par rapport à ce premier choc frontal, irradiant encore au firmament sulfureux de la musique contemporaine pour ceux qui en subirent il y a plus de trente ans l’infernale, inouïe, et toujours actuelle détonation, à l’image de la pochette du disque (œuvre emblématique et quasi unique d’un jeune peintre nommé Barry Godber qui disparût peu après) où hurle son incoercible et inaudible souffrance l’homme à la gigantesque oreille et à la glotte sanguinolente, l’homme schizophrène du XXIème siècle.

Olivier Souane - Copyright 2014 Music Story

Descriptions du produit

CD + DVD-Audio set. 2009 mix by Steven Wilson (Porcupine Tree) plus DVD-A surround sound from original multitrack masters + bonus tracks !

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Commentaires en ligne 

Commentaires client les plus utiles
17 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un monstre du progressif 11 juin 2002
Par Pedro l'âne COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEUR
Format:CD
1969 : En cette année d'exploration lunaire, King Crimson nous délivre un album qui semble tout droit sorti de l'espace tant les compositions sont sombres, tristes et tellement tortueuses. L'album débute par "21ST Schizoid man", morceau très fort avec en fond, la voix torturée de Greg Lake, paraîssant provenir d'une lointaine planète, comme un appel au secours désespéré, révélant le terrible destin des hommes du vingt-et-unième siècle. Ce morceau se révèle être d'une très haute technicité où guitare, basse et batterie s'envolent pour des hauteurs infinies. "I talk to the Wind" est beaucoup plus mélodique, on peut y entendre de la flûte traversière, d'où un titre plein de souffrance, évoquant un homme perdu, parlant au vent et attendant une réponse qui ne viendra jamais. "Epitaph" est aussi très mélancolique tant dans les textes que dans la musique qui met en scène des violons et du mellotron. Il est caractéristique de la musique du Roi Crimson où se succèdent passages chantés et longues envolées instrumentales, ce qui donne des morceaux très étendus comme en attestent les douze minutes de "Moonchild". Cette chanson contient un long passage de bidouillages instrumentaux qui évoque le rêve. Enfin, le dernier titre de cet album, "The Court of the Crimson King", est un véritable chef d'oeuvre mêlant d'impressionnants choeurs et une rythmique impeccable à la guitare fantastique du "professeur" Robert Fripp, principal compositeur du groupe. Lire la suite ›
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53 internautes sur 58 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 où les fondements de l'ère progressive 4 septembre 2006
Par Terrier
Format:CD
King Crimson, "In The Court Of Crimson King", date de sortie: 1969, description: Objet Musical Non Identifié.

Le premier album du roi pourpre (surnom du malin chez nos voisins anglais!) est certainement un des albums majeurs de la fin des années 60. C'est la première fois qu'un groupe s'éloigne avec autant de maestria et de succès de la scène pop ou psych conventionelle. On parle ici bien du groupe "King Crimson" et non du projet Robert Fripp: le son de l'album McDonald & Giles de 1970 et là pour le prouver. La pochette attire déjà le regard avec le visage déformé hurlant marqué des couleurs violet, rouges vifs. Pour ce qui est du son en lui même, la formation nous en met plein l'ouïe dès l'ouverture et l'apocalyptique "21st Century Schizoid Man". Son brut, guitare distordue, basse surexité et batterie hallucinante(Michael giles est grand!!) et Greg Lake qui reprend rageur les textes du poète Peter Sinfield. Le calme revient soudainement sur la deuxième composition "I Talk To The Wind", chanson douce, mélancolique qui pourrait être l'archétype même de la chanson du hippie planant. La première face s'achève sur "Epitath" (maintes fois reprise) peut-être le chef d'oeuvre de l'album; mais peut-on désigner telle ou telle oeuvre dans un musée?! L'émotion remplie ce morceau intemporelle ou les sensations enflent au rythme de la musique et de la voix somptueuse de Greg Lake. "Moonchild", plus long morceau de l'album, est (je suis tout à fait d'accord avec un commentaire précédent) certainement le plus difficile à cerner.
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le roi bien habillé. 30 juillet 2012
Par Stefan TOP 50 COMMENTATEURS
Format:CD|Achat authentifié par Amazon
Il serait aisé de s'étendre sur les multiples qualités, le caractère avant-gardiste, influent et le statut dorénavant culte (voire légendaire) de cet In the Court of the Crimson King, première levée d'un King Crimson destiné à l'excellence. En toute honnêteté, l'exercice d'analyser une fois de plus cette impeccable galette, entrepris a de trop nombreuses reprises, confinerait à l'extrême vanité. Convenons-en, l'album frise la perfection, tout le monde s'y entend dorénavant même si, en son temps, l'accueil fut nettement plus nuancé avec un certain nombre de rock critics déconcertés par l'approche ô combien libre d'un groupe se souciant si peu des structures qu'elles disparaissent souvent complètement ici remplacées par ce qui devait être connu comme l'archétype, le mètre étalon du rock progressif.

Un point, par contre, a trop longtemps gâché le plaisir des auditeurs. Il concerne la mise en son qui, suite à des problèmes techniques dans la phase d'enregistrement et de mixage d'origine (la perte du master stéréo, une paille !) mais aussi à de nombreuses rééditions n'offrant qu'une version « au rabais » (masterisées à la va-vite et donc peu recommandables), n'étaient pas à la hauteur de ce chef d'aeuvre intemporel. Ainsi aura-t-il fallu attendre 2004 pour enfin bénéficier d'une édition digne de ce nom élaborée sous le patronage scrupuleux et attentif de Monsieur Robert Fripp.
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Commentaires client les plus récents
3.0 étoiles sur 5 cultissimo
Un disque immense, sensationnel, cultissime, de sa pochette aux morceaux. Le premier opus de King Crimson (que le groupe pompera pour leur deuxième album, In The Wake Of... Lire la suite
Publié il y a 5 jours par Luongo Bruno
5.0 étoiles sur 5 oeuvre clé du rock dit progressif
et dire que cet album a près de 45 ans !!! et pas une ride. Pire dans le premier morceau "21 century... Lire la suite
Publié il y a 1 mois par jean-paul
3.0 étoiles sur 5 Seule la pochette m'était connue
Quelques regrets sur la qualité artistique. Cet album aurait pu être parfait sans les longueurs de la 4ème plage, et le laisser aller de la 1ere.
Publié il y a 1 mois par joël
5.0 étoiles sur 5 In the courtof the Crimson King
King Crimson !.... Un vrai plaisir que de retrouver de telles musiques que l'on n'entend plus sur les ondes quand on est trop vieux (quoique, déjà jeune,... Lire la suite
Publié il y a 2 mois par Hemery Catherine
5.0 étoiles sur 5 SUPERBE
Je ne me lasse pas de l'écouter, ce CD est fort agréable. A ECOUTER SANS MODERATION EN CAS DE BLUES.
Publié il y a 3 mois par Ainarf
5.0 étoiles sur 5 la legende !
tout fan de rock se doit de posseder cet album.
cette version est simplement sublime, le remixage est un baume pour nos oreilles engourdies par les sons mp3 et autres... Lire la suite
Publié il y a 6 mois par hyxhell
5.0 étoiles sur 5 un album d'Anthologie ...tout en finesse mélodique harmonique...
- le style assez inattendu pour l'époque, mêlant avec pompe et magnificence tendances symphoniques et mélodies avant-gardistes
... Lire la suite
Publié il y a 9 mois par Clarisse
5.0 étoiles sur 5 69 année héroïque !
Octobre 1969,dans la vitrine des disquaires,une pochette à la sublime laideur, imprimée sur un papier duveteux sans aucune inscription: "in the court of the crimson... Lire la suite
Publié il y a 11 mois par Hervé J.
5.0 étoiles sur 5 Mais comment j'ai pu passer à côté de ça ?
Comme tout grand amateur de musique rock progressive, j'ai toujours apprécié des groupes comme Pink Floyd, Yes, Camel, Marillion, Jethro Tull, CAN,et puis des... Lire la suite
Publié il y a 12 mois par P. SACCARD
5.0 étoiles sur 5 Le disque parfait (ou presque) dans un écrin à sa...
En 1969, le monde n'était pas préparé à recevoir ce choc. Plus de 40 ans après sa sortie, s'est-il remis de ce disque schizophrène ? Lire la suite
Publié il y a 13 mois par the gnome
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