The Cranberries

Les clients ont également acheté des articles de

Dolores O'Riordan
The Corrs
Nirvana
R.E.M.
Red Hot Chili Peppers
Blur
Enya
Texas

Top albums (Voir les 86)


Voir les 86 albums de The Cranberries

The Cranberries : top des titres
Trier par:
Meilleures ventes
1-10 of 258
Titre Album  
30
30
30
30
30
30
30
30
30
30

Image de The Cranberries


Biographie

C'est en 1989 que les Cranberries voient le jour à Limerick en Irlande sous l'impulsion des frères Mike et Noel Hogan. Accompagnés du chanteur Nail Quinns et du batteur Fergal Lawler, les deux frères baptisent le groupe The Cranberries Saw Us, faisant référence à l'une des baies poussant dans le comté de Limerick : la canneberge.

Entamant les premières répétitions, les Cranberries sont vite déçus par les performances vocales de Nail Quinns et décident de s'en séparer dès 1990. Avant de partir, ce dernier a cependant l'élégance de recommander l'une de ses amies aux frères Hogan, Dolores ... Lire la suite

C'est en 1989 que les Cranberries voient le jour à Limerick en Irlande sous l'impulsion des frères Mike et Noel Hogan. Accompagnés du chanteur Nail Quinns et du batteur Fergal Lawler, les deux frères baptisent le groupe The Cranberries Saw Us, faisant référence à l'une des baies poussant dans le comté de Limerick : la canneberge.

Entamant les premières répétitions, les Cranberries sont vite déçus par les performances vocales de Nail Quinns et décident de s'en séparer dès 1990. Avant de partir, ce dernier a cependant l'élégance de recommander l'une de ses amies aux frères Hogan, Dolores O'Riordan, laquelle est immédiatement acceptée après une brève audition. Imposant très vite sa personnalité et les thèmes qui lui tiennent à coeur, celle-ci participe à l'écriture de la première cassette démo du groupe : Linger.

Quatre canneberges dans le vent

Parmi les titres qu'ils envoient aux différents professionnels du secteur, « Linger », écrit et composé par Dolores O'Riordan retient l'attention d'Island Records, label éditeur, entre autres, de U2, qui accepte de prendre le risque de signer le quatuor de Limerick. Pourtant, « Linger » n'est pas le titre retenu pour le lancement du groupe, puisque c'est « Uncertain », pourtant moins inspiré et dont la sortie est un échec. 

Virée américaine

En 1993, Everybody Else Is Doing It, So Why Can't We ?, leur premier album, voit enfin le jour, accompagné des singles « Linger » et « Dreams ». Quasi entièrement composé par Dolores O'Riordan, l'album ne fait pas de vagues et les ventes ne décollent pas. Inspiré par ses précédentes expériences avec d'autres groupes irlandais, Stephen Street décide de faire passer l'épreuve du feu à ses poulains : leur décrochant la première partie de The The et de Suede, il les embarque aux Etats-Unis pour se confronter au public américain, réputé l'un des plus durs à séduire.

Si la tournée estivale est un succès essentiellement dû au charisme de Dolores O'Riordan, le groupe se fait repérer par MTV qui choisit de programmer régulièrement « Linger » sur ses ondes. C'est donc loin de leur Irlande natale que les Cranberries remportent leurs premiers triomphes avec plus d'un million d'exemplaires de ce première album vendus. Nantis de ce confortable passif et de l'énorme publicité que leur fait MTV, les Cranberries peuvent enfin, en 1994, revenir prophétiser en leur pays où leur album décolle enfin pour atteindre le firmament du classement britannique.

Dolores dolorosa

Si le groupe commence à acquérir une certaine audience dans tout le Royaume-Uni, c'est surtout la personnalité de Dolores O'Riordan qui fait parler des Cranberries. Cette dernière ne dissimule nullement ses opinions politiques et religieuses en interview. Catholique traditionnaliste, franchement hostile à l'avortement et montrant une certaine sympathie à l'égard de l'IRA (le mouvement n'a pas encore déposé les armes à l'époque), celle-ci choque par sa personnalité militante, par ailleurs hostile à l'occupation du Nord de l'Irlande par les troupes britanniques.

Son mariage, en 1994, avec le producteur Don Burton (ex-manager de Duran Duran) est l'un des événements mondains les plus suivis de l'année, ce qui assure une promotion inespérée à No Need to Argue, le second album du groupe. Porté par le single « Zombie » (évoquant la guerre civile en Irlande du Nord), l'album est un succès immédiat qui permet aux Cranberries de se faire connaître au-delà de la sphère anglo-saxonne.

Rendant aussi bien hommage au poète national William Butler Yeats que mettant en avant les convictions de Dolores O'Riordan, No Need to Argue se classe parmi les plus grosses ventes de l'année (seize millions d'albums vendus en tout) et fait du groupe l'une des formations les plus populaires du rock international. Une longue tournée mondiale et un enregistrement public lors de l'émission MTV Unplugged font des Cranberries l'un des groupes les plus prometteurs de la décennie.

Changement de genre

L'album suivant, en 1996, est en revanche un échec. Là où le public attendait les Canneberges chantant des airs folk typiquement irlandais et un son rock atténué, il découvre au contraire un album résolument rock, s'inscrivant davantage dans un style « à l'américaine » n'ayant plus grand chose à voir avec les sons traditionnels de l'Ile Verte. To the Faithful Departed est loin de rencontrer le succès de No Need to Argue et certains commencent à prophétiser le début de la fin pour le groupe de Limerick.

Certes, il s'écoule à près de six millions d'exemplaires, mais c'est très peu par rapport aux énormes chiffres du précédent opus du groupe. Si le « nouveau son » des Cranberries explique la relative méfiance du public vis à vis de To the Faithful Departed, la radicalisation des thèmes fétiches de Dolores O'Riordan n'est pas non plus pour rien dans le rejet de l'album par un public anglo-saxon. Egérie militante d'un catholicisme agressif, elle fustige au gré des morceaux et des interviews l'avortement et la présence britannique en Irlande, cependant que des chansons telles que « Bosnia » offrent tout de même la perspective d'une ouverture d'esprit dépassant les limites de l'Ulster.

L'hostilité de certains médias à l'égard d'une chanteuse « réactionnaire » contribue à la réputation du groupe, que d'aucuns se mettent à trouver sulfureuse. Les rumeurs concernant un éventuel split du groupe se font alors de plus en plus audibles, en dépit des fermes dénégations des Cranberries.

Des hauts et des bas

Suite à ce petit coup de mou, Dolores O'Riordan accepte de mettre un peu d'eau bénite dans son vin de messe et consent à se montrer plus « grand public » qu'elle ne l'était jusqu'à présent. « Promises », le single sortant en 1999, augure en effet d'un renouveau artistique pour les Cranberries qui signent leur grand retour avec Bury the Hatchet, qui s'écoule à un million d'exemplaires dès le premier mois d'exploitation. Retour gagnant pour les Cranberries qui retrouvent ainsi leur statut de stars à la carrière aussi fulgurante que leurs modèles : U2.

Après ce succès, les Cranberries se rendorment à nouveau et hibernent jusqu'à la sortie de Wake Up and Smell the Coffee qui, selon la règle de la réussite en dents de scie, devient l'album le moins bien vendu du carrière. Décevant, trop vite écrit, trop mal composé, ce nouvel opus peine à trouver son public et même les quelques singles tirés de l'album, « Analyse » et « This Is the Day » s'avèrent décevants.

En 2002 sort la première compilation consacrée au groupe (Stars : Best of the Cranberries 1992-2002), suivie de diverses éditions « completed » de leurs albums déjà sortis comprenant quelques titres supplémentaires, dont un « Ave Maria » en duo avec Luciano Pavarotti sur la réédition de To the Faithful Departed.

Les routes du Paradis

Une ultime tournée voit les Cranberries rencontrer une dernière fois leur public avant d'annoncer sinon leur séparation, du moins la mise en stand-by temporaire du groupe en 2003, chacun des membres souhaitant se consacrer à des projets personnels, pas forcément compatibles avec ceux des autres.

En 2009, l'annonce surprise de la reformation du groupe pour une tournée emballe le public qui se déplace massivement à ces concerts. Début 2010, Bualadh Bos: The Cranberries Live vient satisfaire les fans qui n'attendent plus qu'une chose : la suite en studio. The Cranberries répondent à ce souhait en 2012 avec l'album du grand retour baptisé Roses.  Avec le titre « Tomorrow » chargé de séduire les radios, Roses est dans la droite ligne du son pop rock de The Cranberries qui ne s'est pas laissé pénétrer par les changements musicaux opérés en une dizaine d'années. Copyright 2014 Music Story Benjamin D'Alguerre

C'est en 1989 que les Cranberries voient le jour à Limerick en Irlande sous l'impulsion des frères Mike et Noel Hogan. Accompagnés du chanteur Nail Quinns et du batteur Fergal Lawler, les deux frères baptisent le groupe The Cranberries Saw Us, faisant référence à l'une des baies poussant dans le comté de Limerick : la canneberge.

Entamant les premières répétitions, les Cranberries sont vite déçus par les performances vocales de Nail Quinns et décident de s'en séparer dès 1990. Avant de partir, ce dernier a cependant l'élégance de recommander l'une de ses amies aux frères Hogan, Dolores O'Riordan, laquelle est immédiatement acceptée après une brève audition. Imposant très vite sa personnalité et les thèmes qui lui tiennent à coeur, celle-ci participe à l'écriture de la première cassette démo du groupe : Linger.

Quatre canneberges dans le vent

Parmi les titres qu'ils envoient aux différents professionnels du secteur, « Linger », écrit et composé par Dolores O'Riordan retient l'attention d'Island Records, label éditeur, entre autres, de U2, qui accepte de prendre le risque de signer le quatuor de Limerick. Pourtant, « Linger » n'est pas le titre retenu pour le lancement du groupe, puisque c'est « Uncertain », pourtant moins inspiré et dont la sortie est un échec. 

Virée américaine

En 1993, Everybody Else Is Doing It, So Why Can't We ?, leur premier album, voit enfin le jour, accompagné des singles « Linger » et « Dreams ». Quasi entièrement composé par Dolores O'Riordan, l'album ne fait pas de vagues et les ventes ne décollent pas. Inspiré par ses précédentes expériences avec d'autres groupes irlandais, Stephen Street décide de faire passer l'épreuve du feu à ses poulains : leur décrochant la première partie de The The et de Suede, il les embarque aux Etats-Unis pour se confronter au public américain, réputé l'un des plus durs à séduire.

Si la tournée estivale est un succès essentiellement dû au charisme de Dolores O'Riordan, le groupe se fait repérer par MTV qui choisit de programmer régulièrement « Linger » sur ses ondes. C'est donc loin de leur Irlande natale que les Cranberries remportent leurs premiers triomphes avec plus d'un million d'exemplaires de ce première album vendus. Nantis de ce confortable passif et de l'énorme publicité que leur fait MTV, les Cranberries peuvent enfin, en 1994, revenir prophétiser en leur pays où leur album décolle enfin pour atteindre le firmament du classement britannique.

Dolores dolorosa

Si le groupe commence à acquérir une certaine audience dans tout le Royaume-Uni, c'est surtout la personnalité de Dolores O'Riordan qui fait parler des Cranberries. Cette dernière ne dissimule nullement ses opinions politiques et religieuses en interview. Catholique traditionnaliste, franchement hostile à l'avortement et montrant une certaine sympathie à l'égard de l'IRA (le mouvement n'a pas encore déposé les armes à l'époque), celle-ci choque par sa personnalité militante, par ailleurs hostile à l'occupation du Nord de l'Irlande par les troupes britanniques.

Son mariage, en 1994, avec le producteur Don Burton (ex-manager de Duran Duran) est l'un des événements mondains les plus suivis de l'année, ce qui assure une promotion inespérée à No Need to Argue, le second album du groupe. Porté par le single « Zombie » (évoquant la guerre civile en Irlande du Nord), l'album est un succès immédiat qui permet aux Cranberries de se faire connaître au-delà de la sphère anglo-saxonne.

Rendant aussi bien hommage au poète national William Butler Yeats que mettant en avant les convictions de Dolores O'Riordan, No Need to Argue se classe parmi les plus grosses ventes de l'année (seize millions d'albums vendus en tout) et fait du groupe l'une des formations les plus populaires du rock international. Une longue tournée mondiale et un enregistrement public lors de l'émission MTV Unplugged font des Cranberries l'un des groupes les plus prometteurs de la décennie.

Changement de genre

L'album suivant, en 1996, est en revanche un échec. Là où le public attendait les Canneberges chantant des airs folk typiquement irlandais et un son rock atténué, il découvre au contraire un album résolument rock, s'inscrivant davantage dans un style « à l'américaine » n'ayant plus grand chose à voir avec les sons traditionnels de l'Ile Verte. To the Faithful Departed est loin de rencontrer le succès de No Need to Argue et certains commencent à prophétiser le début de la fin pour le groupe de Limerick.

Certes, il s'écoule à près de six millions d'exemplaires, mais c'est très peu par rapport aux énormes chiffres du précédent opus du groupe. Si le « nouveau son » des Cranberries explique la relative méfiance du public vis à vis de To the Faithful Departed, la radicalisation des thèmes fétiches de Dolores O'Riordan n'est pas non plus pour rien dans le rejet de l'album par un public anglo-saxon. Egérie militante d'un catholicisme agressif, elle fustige au gré des morceaux et des interviews l'avortement et la présence britannique en Irlande, cependant que des chansons telles que « Bosnia » offrent tout de même la perspective d'une ouverture d'esprit dépassant les limites de l'Ulster.

L'hostilité de certains médias à l'égard d'une chanteuse « réactionnaire » contribue à la réputation du groupe, que d'aucuns se mettent à trouver sulfureuse. Les rumeurs concernant un éventuel split du groupe se font alors de plus en plus audibles, en dépit des fermes dénégations des Cranberries.

Des hauts et des bas

Suite à ce petit coup de mou, Dolores O'Riordan accepte de mettre un peu d'eau bénite dans son vin de messe et consent à se montrer plus « grand public » qu'elle ne l'était jusqu'à présent. « Promises », le single sortant en 1999, augure en effet d'un renouveau artistique pour les Cranberries qui signent leur grand retour avec Bury the Hatchet, qui s'écoule à un million d'exemplaires dès le premier mois d'exploitation. Retour gagnant pour les Cranberries qui retrouvent ainsi leur statut de stars à la carrière aussi fulgurante que leurs modèles : U2.

Après ce succès, les Cranberries se rendorment à nouveau et hibernent jusqu'à la sortie de Wake Up and Smell the Coffee qui, selon la règle de la réussite en dents de scie, devient l'album le moins bien vendu du carrière. Décevant, trop vite écrit, trop mal composé, ce nouvel opus peine à trouver son public et même les quelques singles tirés de l'album, « Analyse » et « This Is the Day » s'avèrent décevants.

En 2002 sort la première compilation consacrée au groupe (Stars : Best of the Cranberries 1992-2002), suivie de diverses éditions « completed » de leurs albums déjà sortis comprenant quelques titres supplémentaires, dont un « Ave Maria » en duo avec Luciano Pavarotti sur la réédition de To the Faithful Departed.

Les routes du Paradis

Une ultime tournée voit les Cranberries rencontrer une dernière fois leur public avant d'annoncer sinon leur séparation, du moins la mise en stand-by temporaire du groupe en 2003, chacun des membres souhaitant se consacrer à des projets personnels, pas forcément compatibles avec ceux des autres.

En 2009, l'annonce surprise de la reformation du groupe pour une tournée emballe le public qui se déplace massivement à ces concerts. Début 2010, Bualadh Bos: The Cranberries Live vient satisfaire les fans qui n'attendent plus qu'une chose : la suite en studio. The Cranberries répondent à ce souhait en 2012 avec l'album du grand retour baptisé Roses.  Avec le titre « Tomorrow » chargé de séduire les radios, Roses est dans la droite ligne du son pop rock de The Cranberries qui ne s'est pas laissé pénétrer par les changements musicaux opérés en une dizaine d'années. Copyright 2014 Music Story Benjamin D'Alguerre

C'est en 1989 que les Cranberries voient le jour à Limerick en Irlande sous l'impulsion des frères Mike et Noel Hogan. Accompagnés du chanteur Nail Quinns et du batteur Fergal Lawler, les deux frères baptisent le groupe The Cranberries Saw Us, faisant référence à l'une des baies poussant dans le comté de Limerick : la canneberge.

Entamant les premières répétitions, les Cranberries sont vite déçus par les performances vocales de Nail Quinns et décident de s'en séparer dès 1990. Avant de partir, ce dernier a cependant l'élégance de recommander l'une de ses amies aux frères Hogan, Dolores O'Riordan, laquelle est immédiatement acceptée après une brève audition. Imposant très vite sa personnalité et les thèmes qui lui tiennent à coeur, celle-ci participe à l'écriture de la première cassette démo du groupe : Linger.

Quatre canneberges dans le vent

Parmi les titres qu'ils envoient aux différents professionnels du secteur, « Linger », écrit et composé par Dolores O'Riordan retient l'attention d'Island Records, label éditeur, entre autres, de U2, qui accepte de prendre le risque de signer le quatuor de Limerick. Pourtant, « Linger » n'est pas le titre retenu pour le lancement du groupe, puisque c'est « Uncertain », pourtant moins inspiré et dont la sortie est un échec. 

Virée américaine

En 1993, Everybody Else Is Doing It, So Why Can't We ?, leur premier album, voit enfin le jour, accompagné des singles « Linger » et « Dreams ». Quasi entièrement composé par Dolores O'Riordan, l'album ne fait pas de vagues et les ventes ne décollent pas. Inspiré par ses précédentes expériences avec d'autres groupes irlandais, Stephen Street décide de faire passer l'épreuve du feu à ses poulains : leur décrochant la première partie de The The et de Suede, il les embarque aux Etats-Unis pour se confronter au public américain, réputé l'un des plus durs à séduire.

Si la tournée estivale est un succès essentiellement dû au charisme de Dolores O'Riordan, le groupe se fait repérer par MTV qui choisit de programmer régulièrement « Linger » sur ses ondes. C'est donc loin de leur Irlande natale que les Cranberries remportent leurs premiers triomphes avec plus d'un million d'exemplaires de ce première album vendus. Nantis de ce confortable passif et de l'énorme publicité que leur fait MTV, les Cranberries peuvent enfin, en 1994, revenir prophétiser en leur pays où leur album décolle enfin pour atteindre le firmament du classement britannique.

Dolores dolorosa

Si le groupe commence à acquérir une certaine audience dans tout le Royaume-Uni, c'est surtout la personnalité de Dolores O'Riordan qui fait parler des Cranberries. Cette dernière ne dissimule nullement ses opinions politiques et religieuses en interview. Catholique traditionnaliste, franchement hostile à l'avortement et montrant une certaine sympathie à l'égard de l'IRA (le mouvement n'a pas encore déposé les armes à l'époque), celle-ci choque par sa personnalité militante, par ailleurs hostile à l'occupation du Nord de l'Irlande par les troupes britanniques.

Son mariage, en 1994, avec le producteur Don Burton (ex-manager de Duran Duran) est l'un des événements mondains les plus suivis de l'année, ce qui assure une promotion inespérée à No Need to Argue, le second album du groupe. Porté par le single « Zombie » (évoquant la guerre civile en Irlande du Nord), l'album est un succès immédiat qui permet aux Cranberries de se faire connaître au-delà de la sphère anglo-saxonne.

Rendant aussi bien hommage au poète national William Butler Yeats que mettant en avant les convictions de Dolores O'Riordan, No Need to Argue se classe parmi les plus grosses ventes de l'année (seize millions d'albums vendus en tout) et fait du groupe l'une des formations les plus populaires du rock international. Une longue tournée mondiale et un enregistrement public lors de l'émission MTV Unplugged font des Cranberries l'un des groupes les plus prometteurs de la décennie.

Changement de genre

L'album suivant, en 1996, est en revanche un échec. Là où le public attendait les Canneberges chantant des airs folk typiquement irlandais et un son rock atténué, il découvre au contraire un album résolument rock, s'inscrivant davantage dans un style « à l'américaine » n'ayant plus grand chose à voir avec les sons traditionnels de l'Ile Verte. To the Faithful Departed est loin de rencontrer le succès de No Need to Argue et certains commencent à prophétiser le début de la fin pour le groupe de Limerick.

Certes, il s'écoule à près de six millions d'exemplaires, mais c'est très peu par rapport aux énormes chiffres du précédent opus du groupe. Si le « nouveau son » des Cranberries explique la relative méfiance du public vis à vis de To the Faithful Departed, la radicalisation des thèmes fétiches de Dolores O'Riordan n'est pas non plus pour rien dans le rejet de l'album par un public anglo-saxon. Egérie militante d'un catholicisme agressif, elle fustige au gré des morceaux et des interviews l'avortement et la présence britannique en Irlande, cependant que des chansons telles que « Bosnia » offrent tout de même la perspective d'une ouverture d'esprit dépassant les limites de l'Ulster.

L'hostilité de certains médias à l'égard d'une chanteuse « réactionnaire » contribue à la réputation du groupe, que d'aucuns se mettent à trouver sulfureuse. Les rumeurs concernant un éventuel split du groupe se font alors de plus en plus audibles, en dépit des fermes dénégations des Cranberries.

Des hauts et des bas

Suite à ce petit coup de mou, Dolores O'Riordan accepte de mettre un peu d'eau bénite dans son vin de messe et consent à se montrer plus « grand public » qu'elle ne l'était jusqu'à présent. « Promises », le single sortant en 1999, augure en effet d'un renouveau artistique pour les Cranberries qui signent leur grand retour avec Bury the Hatchet, qui s'écoule à un million d'exemplaires dès le premier mois d'exploitation. Retour gagnant pour les Cranberries qui retrouvent ainsi leur statut de stars à la carrière aussi fulgurante que leurs modèles : U2.

Après ce succès, les Cranberries se rendorment à nouveau et hibernent jusqu'à la sortie de Wake Up and Smell the Coffee qui, selon la règle de la réussite en dents de scie, devient l'album le moins bien vendu du carrière. Décevant, trop vite écrit, trop mal composé, ce nouvel opus peine à trouver son public et même les quelques singles tirés de l'album, « Analyse » et « This Is the Day » s'avèrent décevants.

En 2002 sort la première compilation consacrée au groupe (Stars : Best of the Cranberries 1992-2002), suivie de diverses éditions « completed » de leurs albums déjà sortis comprenant quelques titres supplémentaires, dont un « Ave Maria » en duo avec Luciano Pavarotti sur la réédition de To the Faithful Departed.

Les routes du Paradis

Une ultime tournée voit les Cranberries rencontrer une dernière fois leur public avant d'annoncer sinon leur séparation, du moins la mise en stand-by temporaire du groupe en 2003, chacun des membres souhaitant se consacrer à des projets personnels, pas forcément compatibles avec ceux des autres.

En 2009, l'annonce surprise de la reformation du groupe pour une tournée emballe le public qui se déplace massivement à ces concerts. Début 2010, Bualadh Bos: The Cranberries Live vient satisfaire les fans qui n'attendent plus qu'une chose : la suite en studio. The Cranberries répondent à ce souhait en 2012 avec l'album du grand retour baptisé Roses.  Avec le titre « Tomorrow » chargé de séduire les radios, Roses est dans la droite ligne du son pop rock de The Cranberries qui ne s'est pas laissé pénétrer par les changements musicaux opérés en une dizaine d'années. Copyright 2014 Music Story Benjamin D'Alguerre


Améliorez le contenu de cette page

Si vous êtes l'artiste, le label ou le manager concerné, vous pouvez mettre à jour les informations sur cette page, telles que biographie, vidéos et plus encore sur Artist Central.

Commentaires

Visitez notre FAQ sur les Pages Artistes
Donnez-nous votre avis sur cette page