The Cure

Top albums (Voir les 133)


Voir les 133 albums de The Cure

The Cure : top des titres
Trier par:
Meilleures ventes
1-10 of 593
Titre Album  
30
30
30
30
30
30
30
30
30
30

Image de The Cure

Biographie

Né le 21 avril 1959, le jeune guitariste Robert Smith forme Malice en 1976 à Crawley, dans le Sussex, avec ses copains d'école Lawrence « Lol » Tolhurst (batterie), Michael Dempsey (basse), Paul « Porl » Thompson (guitare), et un certain Peter O'Toole, parti en 1977.

Leader naturel du groupe, il en devient également le chanteur. La formation se rebaptise Easy Cure et donne ses premiers concerts. Rapidement, le label berlinois Hansa la sélectionne pour un concours et lui permet d'enregistrer quelques titres en studio, dont « Killing an Arab », inspiré par L'étranger d'Albert Camus. Hansa ... Lire la suite

Né le 21 avril 1959, le jeune guitariste Robert Smith forme Malice en 1976 à Crawley, dans le Sussex, avec ses copains d'école Lawrence « Lol » Tolhurst (batterie), Michael Dempsey (basse), Paul « Porl » Thompson (guitare), et un certain Peter O'Toole, parti en 1977.

Leader naturel du groupe, il en devient également le chanteur. La formation se rebaptise Easy Cure et donne ses premiers concerts. Rapidement, le label berlinois Hansa la sélectionne pour un concours et lui permet d'enregistrer quelques titres en studio, dont « Killing an Arab », inspiré par L'étranger d'Albert Camus. Hansa refuse de sortir cette chanson en 45 tours et le contrat est annulé. Le groupe devient The Cure et se sépare de Thompson dont le jeu de guitare est jugé trop bavard et daté par Smith.

Fiction Records

Le groupe enregistre une démo. Chris Parry, directeur artistique chez Polydor propose au groupe de le signer sur son label Fiction Records. The Cure s'attelle à l'enregistrement de son premier album, produit par Parry. Parallèlement, il tourne en première partie de Wire et Generation X. Le premier single « Killing an Arab », est suivi en mai du remarquable album Three Imaginary Boys. « Boys Don't Cry », absent de l'album, est suivi d'un autre excellent single inédit, « Jumping Someone Else's Train », fin 1979.

Entre temps, The Cure s'est embarqué dans une tournée anglaise en première partie de Siouxsie and the Banshees. Quand le guitariste John McKay quitte soudainement les Banshees, Robert Smith se propose de le remplacer pour leur permettre de continuer, jouant chaque soir dans les deux groupes ! A la fin de l'année, Michael Dempsey quitte The Cure pour rejoindre The Associates, et est remplacé par Simon Gallup. Le trio devient quatuor avec l'arrivée d'un clavier, Matthieu Hartley, qui permet au groupe de s'ouvrir à des ambiances plus atmosphériques.

La trilogie claustrophobe

Début 1980, Smith s'enferme avec son groupe pour enregistrer Seventeen Seconds, précédé de « A Forest », le premier hit de The Cure. Une grande partie de l'année est consacrée à une tournée mondiale des Etats-Unis à l'Europe, puis l'Australie. Les excès de la vie en tournée inspireront à Robert Smith l'écriture de chansons, mais ont raison de Matthieu Hartley. Redevenu trio, le groupe retourne en studio pour tenter d'enregistrer son troisième album dans une ambiance assez douloureuse. Il jette un premier lot de chansons à la poubelle et repart en tournée en Angleterre, créant ainsi plusieurs morceaux du futur album devant son public. De retour en studio en février 1981, il termine Faith, un disque à l'inspiration plutôt morbide, précédé du single « Primary ». C'est à cette époque que le fameux « look Cure » (ou « corbeau ») apparaît : vêtements noirs, cheveux en vrac, maquillage outrancier...

En été, The Cure enregistre un single plus pop, « Charlotte Sometimes » (octobre 1981, n°44). 1982 est encore une année d'excès pour The Cure qui enchaîne une nouvelle fois l'enregistrement d'un album et une tournée mondiale. Pornography (1982, n°8), écrit sous l'effet cumulé de l'acide et de l'alcool, est un sommet de folie quasi-psychédélique. La tournée qui suit est aussi délirante que l'album. La tension est à son comble entre les musiciens du groupe, qui se sépare en juin 1982, à l'issue du dernier concert ! Smith part en vacances, Tolhurst abandonne la batterie pour se mettre aux claviers et Gallup forme son propre groupe. Chris Parry sort « The Hanging Garden » en single (n°34). Personne ne sait si The Cure a encore un avenir.

La renaissance pop

Chris Parry, affolé à l'idée de perdre la locomotive de son label, suggère à Smith et Tolhurst de casser le mythe de The Cure en faisant le contraire de tout ce qu'ils ont fait précédemment : Smith se prend au jeu et écrit « Let's Go To Bed », qui ne rencontre pas le succès escompté. Smith accepte de tourner une vidéo avec le jeune réalisateur Tim Pope. 1983 est une année charnière pour Robert Smith, qui délaisse temporairement The Cure. Il part en tournée avec les Banshees, puis monte The Glove avec Steve Severin (qui enregistre l'album psychédélique Blue Sunshine). À la fin de l'été, The Cure est reparti de plus belle grâce à deux singles pop, « The Walk » (n°12) et « The Lovecats » (n°7). La formation est alors encore très floue : outre Smith et Tolhurst, Porl Thompson effectue un retour inattendu et passager à la guitare, Andy Anderson à la batterie et Phil Thornalley à la basse. Les trois singles sont compilés sur Japanese Whispers.

Au début de l'année 1984, Robert Smith enregistre The Top, mais également Hyaena, le nouvel album des Banshees. Le nouvel album mélange le psychédélisme de Pornography et la pop synthétique des trois singles précédents. « The Caterpillar » (n°14), préfigure la direction musicale des deux albums à venir. The Cure part immédiatement en tournée, dans sa nouvelle formation augmentée (Smith, Tolhurst, Anderson, Thornalley et Thompson), visitant le monde entier, notamment le Japon. C'est d'ailleurs à Tokyo qu'Anderson se fait virer, remplacé par Boris Williams. En octobre sort Concert: The Cure Live. De retour au pays, Thornalley est remplacé par Simon Gallup. Cette formation conçoit l'album du grand succès mondial, The Head on the Door (n°7), notamment grâce aux deux premiers singles « In Between Days » et « Close To Me ». The Cure devient un groupe à succès, notamment aux Etats-Unis. Le groupe tourne jusqu'à la fin de l'année, jouant pour la première fois dans des stades.

En 1986, The Cure joue en tête d'affiche à Glastonbury et son passage à Orange est immortalisé par un film de Tim Pope, The Cure in Orange. Parallèlement, il publie la compilation de singles Standing on a Beach (n°4). Le double album Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me (mai 1987), enregistré dans le sud de la France, livre quatre hits, dont « Why Can't I Be You ? » et « Just Like Heaven » (le fameux indicatif des Enfants du rock). Suit une tournée mondiale épuisante qui pousse The Cure à prendre une année sabbatique en 1988.

Groupe majeur

Alors qu'il travaille sur le huitième album Disintegration, Robert Smith vire Lol Tolhurst, remplacé par Roger O'Donnell. Tolhurst, seul membre avec Smith de la formation originale, fait un procès à ce dernier, réclamant un dédommagement financier. L'album est pour beaucoup de fans le dernier chef-d'œuvre du groupe, plus sombre et désespéré que les précédents mais succès commercial aidé par les singles « Lullaby » et « Love Song ». La tournée qui suit, immortalisée par l'album Entreat, voit O'Donnell quitter le groupe, remplacé par le roadie Perry Bamonte. A l'automne 1990 sort Mixed Up, un disque de remixes agrémenté d'un nouveau single, « Never Enough ».

L'album Wish, dominé par les guitares, sort au printemps 1992 : c'est une déception pour certains mais un franc succès public (n°1 en Angleterre) à l'image du hit « Friday I'm in Love ». Le Wish Tour fait l'objet d'un film, Show, et de deux albums live, Show et Paris (1993). Porl Thompson quitte alors le groupe pour rejoindre celui de Jimmy Page et Robert Plant ; O'Donnell revient et Bamonte passe aux guitares. Puis Boris Williams s'en va, remplacé au printemps 1995 par Jason Cooper. Wild Mood Swings (1996) : nouveau succès, nouvelle tournée internationale... Mais la lassitude gagne, Smith parle pour la première fois de mettre un terme à la carrière du groupe.

Il faut attendre le début 2000 pour voir arriver l'excellent Bloodflowers, nommé aux Grammy Awards. Après un Greatest Hits en 2001 (comprenant deux singles inédits, « Cut Here » et « Just Say Yes »), le groupe quitte Fiction, son label depuis 23 ans. En novembre 2002, The Cure donne deux soirées très spéciales au Tempodrom de Berlin, où il interprète l'intégralité de Pornography, Disintegration et Bloodflowers, présentés comme une trilogie, publiée en DVD. Le groupe signe alors un contrat de trois albums avec Geffen et publie le premier en 2004, intitulé The Cure. Un disque rock, brut (n°7).

Après une nième tournée mondiale, Bamonte et O'Donnell quittent la formation et on assiste au troisième retour de Porl Thompson. The Cure est désormais un quartette. Alors que Smith supervise la réédition de tous les albums du groupe en format « Deluxe », le groupe entame en 2006 l'enregistrement de son treizième album, 4 :13 Dream, annoncé par la sortie d'un single le 13 de chaque mois. Il sort le 27 octobre 2008.

Copyright 2014 Music Story Stan Cuesta

Né le 21 avril 1959, le jeune guitariste Robert Smith forme Malice en 1976 à Crawley, dans le Sussex, avec ses copains d'école Lawrence « Lol » Tolhurst (batterie), Michael Dempsey (basse), Paul « Porl » Thompson (guitare), et un certain Peter O'Toole, parti en 1977.

Leader naturel du groupe, il en devient également le chanteur. La formation se rebaptise Easy Cure et donne ses premiers concerts. Rapidement, le label berlinois Hansa la sélectionne pour un concours et lui permet d'enregistrer quelques titres en studio, dont « Killing an Arab », inspiré par L'étranger d'Albert Camus. Hansa refuse de sortir cette chanson en 45 tours et le contrat est annulé. Le groupe devient The Cure et se sépare de Thompson dont le jeu de guitare est jugé trop bavard et daté par Smith.

Fiction Records

Le groupe enregistre une démo. Chris Parry, directeur artistique chez Polydor propose au groupe de le signer sur son label Fiction Records. The Cure s'attelle à l'enregistrement de son premier album, produit par Parry. Parallèlement, il tourne en première partie de Wire et Generation X. Le premier single « Killing an Arab », est suivi en mai du remarquable album Three Imaginary Boys. « Boys Don't Cry », absent de l'album, est suivi d'un autre excellent single inédit, « Jumping Someone Else's Train », fin 1979.

Entre temps, The Cure s'est embarqué dans une tournée anglaise en première partie de Siouxsie and the Banshees. Quand le guitariste John McKay quitte soudainement les Banshees, Robert Smith se propose de le remplacer pour leur permettre de continuer, jouant chaque soir dans les deux groupes ! A la fin de l'année, Michael Dempsey quitte The Cure pour rejoindre The Associates, et est remplacé par Simon Gallup. Le trio devient quatuor avec l'arrivée d'un clavier, Matthieu Hartley, qui permet au groupe de s'ouvrir à des ambiances plus atmosphériques.

La trilogie claustrophobe

Début 1980, Smith s'enferme avec son groupe pour enregistrer Seventeen Seconds, précédé de « A Forest », le premier hit de The Cure. Une grande partie de l'année est consacrée à une tournée mondiale des Etats-Unis à l'Europe, puis l'Australie. Les excès de la vie en tournée inspireront à Robert Smith l'écriture de chansons, mais ont raison de Matthieu Hartley. Redevenu trio, le groupe retourne en studio pour tenter d'enregistrer son troisième album dans une ambiance assez douloureuse. Il jette un premier lot de chansons à la poubelle et repart en tournée en Angleterre, créant ainsi plusieurs morceaux du futur album devant son public. De retour en studio en février 1981, il termine Faith, un disque à l'inspiration plutôt morbide, précédé du single « Primary ». C'est à cette époque que le fameux « look Cure » (ou « corbeau ») apparaît : vêtements noirs, cheveux en vrac, maquillage outrancier...

En été, The Cure enregistre un single plus pop, « Charlotte Sometimes » (octobre 1981, n°44). 1982 est encore une année d'excès pour The Cure qui enchaîne une nouvelle fois l'enregistrement d'un album et une tournée mondiale. Pornography (1982, n°8), écrit sous l'effet cumulé de l'acide et de l'alcool, est un sommet de folie quasi-psychédélique. La tournée qui suit est aussi délirante que l'album. La tension est à son comble entre les musiciens du groupe, qui se sépare en juin 1982, à l'issue du dernier concert ! Smith part en vacances, Tolhurst abandonne la batterie pour se mettre aux claviers et Gallup forme son propre groupe. Chris Parry sort « The Hanging Garden » en single (n°34). Personne ne sait si The Cure a encore un avenir.

La renaissance pop

Chris Parry, affolé à l'idée de perdre la locomotive de son label, suggère à Smith et Tolhurst de casser le mythe de The Cure en faisant le contraire de tout ce qu'ils ont fait précédemment : Smith se prend au jeu et écrit « Let's Go To Bed », qui ne rencontre pas le succès escompté. Smith accepte de tourner une vidéo avec le jeune réalisateur Tim Pope. 1983 est une année charnière pour Robert Smith, qui délaisse temporairement The Cure. Il part en tournée avec les Banshees, puis monte The Glove avec Steve Severin (qui enregistre l'album psychédélique Blue Sunshine). À la fin de l'été, The Cure est reparti de plus belle grâce à deux singles pop, « The Walk » (n°12) et « The Lovecats » (n°7). La formation est alors encore très floue : outre Smith et Tolhurst, Porl Thompson effectue un retour inattendu et passager à la guitare, Andy Anderson à la batterie et Phil Thornalley à la basse. Les trois singles sont compilés sur Japanese Whispers.

Au début de l'année 1984, Robert Smith enregistre The Top, mais également Hyaena, le nouvel album des Banshees. Le nouvel album mélange le psychédélisme de Pornography et la pop synthétique des trois singles précédents. « The Caterpillar » (n°14), préfigure la direction musicale des deux albums à venir. The Cure part immédiatement en tournée, dans sa nouvelle formation augmentée (Smith, Tolhurst, Anderson, Thornalley et Thompson), visitant le monde entier, notamment le Japon. C'est d'ailleurs à Tokyo qu'Anderson se fait virer, remplacé par Boris Williams. En octobre sort Concert: The Cure Live. De retour au pays, Thornalley est remplacé par Simon Gallup. Cette formation conçoit l'album du grand succès mondial, The Head on the Door (n°7), notamment grâce aux deux premiers singles « In Between Days » et « Close To Me ». The Cure devient un groupe à succès, notamment aux Etats-Unis. Le groupe tourne jusqu'à la fin de l'année, jouant pour la première fois dans des stades.

En 1986, The Cure joue en tête d'affiche à Glastonbury et son passage à Orange est immortalisé par un film de Tim Pope, The Cure in Orange. Parallèlement, il publie la compilation de singles Standing on a Beach (n°4). Le double album Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me (mai 1987), enregistré dans le sud de la France, livre quatre hits, dont « Why Can't I Be You ? » et « Just Like Heaven » (le fameux indicatif des Enfants du rock). Suit une tournée mondiale épuisante qui pousse The Cure à prendre une année sabbatique en 1988.

Groupe majeur

Alors qu'il travaille sur le huitième album Disintegration, Robert Smith vire Lol Tolhurst, remplacé par Roger O'Donnell. Tolhurst, seul membre avec Smith de la formation originale, fait un procès à ce dernier, réclamant un dédommagement financier. L'album est pour beaucoup de fans le dernier chef-d'œuvre du groupe, plus sombre et désespéré que les précédents mais succès commercial aidé par les singles « Lullaby » et « Love Song ». La tournée qui suit, immortalisée par l'album Entreat, voit O'Donnell quitter le groupe, remplacé par le roadie Perry Bamonte. A l'automne 1990 sort Mixed Up, un disque de remixes agrémenté d'un nouveau single, « Never Enough ».

L'album Wish, dominé par les guitares, sort au printemps 1992 : c'est une déception pour certains mais un franc succès public (n°1 en Angleterre) à l'image du hit « Friday I'm in Love ». Le Wish Tour fait l'objet d'un film, Show, et de deux albums live, Show et Paris (1993). Porl Thompson quitte alors le groupe pour rejoindre celui de Jimmy Page et Robert Plant ; O'Donnell revient et Bamonte passe aux guitares. Puis Boris Williams s'en va, remplacé au printemps 1995 par Jason Cooper. Wild Mood Swings (1996) : nouveau succès, nouvelle tournée internationale... Mais la lassitude gagne, Smith parle pour la première fois de mettre un terme à la carrière du groupe.

Il faut attendre le début 2000 pour voir arriver l'excellent Bloodflowers, nommé aux Grammy Awards. Après un Greatest Hits en 2001 (comprenant deux singles inédits, « Cut Here » et « Just Say Yes »), le groupe quitte Fiction, son label depuis 23 ans. En novembre 2002, The Cure donne deux soirées très spéciales au Tempodrom de Berlin, où il interprète l'intégralité de Pornography, Disintegration et Bloodflowers, présentés comme une trilogie, publiée en DVD. Le groupe signe alors un contrat de trois albums avec Geffen et publie le premier en 2004, intitulé The Cure. Un disque rock, brut (n°7).

Après une nième tournée mondiale, Bamonte et O'Donnell quittent la formation et on assiste au troisième retour de Porl Thompson. The Cure est désormais un quartette. Alors que Smith supervise la réédition de tous les albums du groupe en format « Deluxe », le groupe entame en 2006 l'enregistrement de son treizième album, 4 :13 Dream, annoncé par la sortie d'un single le 13 de chaque mois. Il sort le 27 octobre 2008.

Copyright 2014 Music Story Stan Cuesta

Né le 21 avril 1959, le jeune guitariste Robert Smith forme Malice en 1976 à Crawley, dans le Sussex, avec ses copains d'école Lawrence « Lol » Tolhurst (batterie), Michael Dempsey (basse), Paul « Porl » Thompson (guitare), et un certain Peter O'Toole, parti en 1977.

Leader naturel du groupe, il en devient également le chanteur. La formation se rebaptise Easy Cure et donne ses premiers concerts. Rapidement, le label berlinois Hansa la sélectionne pour un concours et lui permet d'enregistrer quelques titres en studio, dont « Killing an Arab », inspiré par L'étranger d'Albert Camus. Hansa refuse de sortir cette chanson en 45 tours et le contrat est annulé. Le groupe devient The Cure et se sépare de Thompson dont le jeu de guitare est jugé trop bavard et daté par Smith.

Fiction Records

Le groupe enregistre une démo. Chris Parry, directeur artistique chez Polydor propose au groupe de le signer sur son label Fiction Records. The Cure s'attelle à l'enregistrement de son premier album, produit par Parry. Parallèlement, il tourne en première partie de Wire et Generation X. Le premier single « Killing an Arab », est suivi en mai du remarquable album Three Imaginary Boys. « Boys Don't Cry », absent de l'album, est suivi d'un autre excellent single inédit, « Jumping Someone Else's Train », fin 1979.

Entre temps, The Cure s'est embarqué dans une tournée anglaise en première partie de Siouxsie and the Banshees. Quand le guitariste John McKay quitte soudainement les Banshees, Robert Smith se propose de le remplacer pour leur permettre de continuer, jouant chaque soir dans les deux groupes ! A la fin de l'année, Michael Dempsey quitte The Cure pour rejoindre The Associates, et est remplacé par Simon Gallup. Le trio devient quatuor avec l'arrivée d'un clavier, Matthieu Hartley, qui permet au groupe de s'ouvrir à des ambiances plus atmosphériques.

La trilogie claustrophobe

Début 1980, Smith s'enferme avec son groupe pour enregistrer Seventeen Seconds, précédé de « A Forest », le premier hit de The Cure. Une grande partie de l'année est consacrée à une tournée mondiale des Etats-Unis à l'Europe, puis l'Australie. Les excès de la vie en tournée inspireront à Robert Smith l'écriture de chansons, mais ont raison de Matthieu Hartley. Redevenu trio, le groupe retourne en studio pour tenter d'enregistrer son troisième album dans une ambiance assez douloureuse. Il jette un premier lot de chansons à la poubelle et repart en tournée en Angleterre, créant ainsi plusieurs morceaux du futur album devant son public. De retour en studio en février 1981, il termine Faith, un disque à l'inspiration plutôt morbide, précédé du single « Primary ». C'est à cette époque que le fameux « look Cure » (ou « corbeau ») apparaît : vêtements noirs, cheveux en vrac, maquillage outrancier...

En été, The Cure enregistre un single plus pop, « Charlotte Sometimes » (octobre 1981, n°44). 1982 est encore une année d'excès pour The Cure qui enchaîne une nouvelle fois l'enregistrement d'un album et une tournée mondiale. Pornography (1982, n°8), écrit sous l'effet cumulé de l'acide et de l'alcool, est un sommet de folie quasi-psychédélique. La tournée qui suit est aussi délirante que l'album. La tension est à son comble entre les musiciens du groupe, qui se sépare en juin 1982, à l'issue du dernier concert ! Smith part en vacances, Tolhurst abandonne la batterie pour se mettre aux claviers et Gallup forme son propre groupe. Chris Parry sort « The Hanging Garden » en single (n°34). Personne ne sait si The Cure a encore un avenir.

La renaissance pop

Chris Parry, affolé à l'idée de perdre la locomotive de son label, suggère à Smith et Tolhurst de casser le mythe de The Cure en faisant le contraire de tout ce qu'ils ont fait précédemment : Smith se prend au jeu et écrit « Let's Go To Bed », qui ne rencontre pas le succès escompté. Smith accepte de tourner une vidéo avec le jeune réalisateur Tim Pope. 1983 est une année charnière pour Robert Smith, qui délaisse temporairement The Cure. Il part en tournée avec les Banshees, puis monte The Glove avec Steve Severin (qui enregistre l'album psychédélique Blue Sunshine). À la fin de l'été, The Cure est reparti de plus belle grâce à deux singles pop, « The Walk » (n°12) et « The Lovecats » (n°7). La formation est alors encore très floue : outre Smith et Tolhurst, Porl Thompson effectue un retour inattendu et passager à la guitare, Andy Anderson à la batterie et Phil Thornalley à la basse. Les trois singles sont compilés sur Japanese Whispers.

Au début de l'année 1984, Robert Smith enregistre The Top, mais également Hyaena, le nouvel album des Banshees. Le nouvel album mélange le psychédélisme de Pornography et la pop synthétique des trois singles précédents. « The Caterpillar » (n°14), préfigure la direction musicale des deux albums à venir. The Cure part immédiatement en tournée, dans sa nouvelle formation augmentée (Smith, Tolhurst, Anderson, Thornalley et Thompson), visitant le monde entier, notamment le Japon. C'est d'ailleurs à Tokyo qu'Anderson se fait virer, remplacé par Boris Williams. En octobre sort Concert: The Cure Live. De retour au pays, Thornalley est remplacé par Simon Gallup. Cette formation conçoit l'album du grand succès mondial, The Head on the Door (n°7), notamment grâce aux deux premiers singles « In Between Days » et « Close To Me ». The Cure devient un groupe à succès, notamment aux Etats-Unis. Le groupe tourne jusqu'à la fin de l'année, jouant pour la première fois dans des stades.

En 1986, The Cure joue en tête d'affiche à Glastonbury et son passage à Orange est immortalisé par un film de Tim Pope, The Cure in Orange. Parallèlement, il publie la compilation de singles Standing on a Beach (n°4). Le double album Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me (mai 1987), enregistré dans le sud de la France, livre quatre hits, dont « Why Can't I Be You ? » et « Just Like Heaven » (le fameux indicatif des Enfants du rock). Suit une tournée mondiale épuisante qui pousse The Cure à prendre une année sabbatique en 1988.

Groupe majeur

Alors qu'il travaille sur le huitième album Disintegration, Robert Smith vire Lol Tolhurst, remplacé par Roger O'Donnell. Tolhurst, seul membre avec Smith de la formation originale, fait un procès à ce dernier, réclamant un dédommagement financier. L'album est pour beaucoup de fans le dernier chef-d'œuvre du groupe, plus sombre et désespéré que les précédents mais succès commercial aidé par les singles « Lullaby » et « Love Song ». La tournée qui suit, immortalisée par l'album Entreat, voit O'Donnell quitter le groupe, remplacé par le roadie Perry Bamonte. A l'automne 1990 sort Mixed Up, un disque de remixes agrémenté d'un nouveau single, « Never Enough ».

L'album Wish, dominé par les guitares, sort au printemps 1992 : c'est une déception pour certains mais un franc succès public (n°1 en Angleterre) à l'image du hit « Friday I'm in Love ». Le Wish Tour fait l'objet d'un film, Show, et de deux albums live, Show et Paris (1993). Porl Thompson quitte alors le groupe pour rejoindre celui de Jimmy Page et Robert Plant ; O'Donnell revient et Bamonte passe aux guitares. Puis Boris Williams s'en va, remplacé au printemps 1995 par Jason Cooper. Wild Mood Swings (1996) : nouveau succès, nouvelle tournée internationale... Mais la lassitude gagne, Smith parle pour la première fois de mettre un terme à la carrière du groupe.

Il faut attendre le début 2000 pour voir arriver l'excellent Bloodflowers, nommé aux Grammy Awards. Après un Greatest Hits en 2001 (comprenant deux singles inédits, « Cut Here » et « Just Say Yes »), le groupe quitte Fiction, son label depuis 23 ans. En novembre 2002, The Cure donne deux soirées très spéciales au Tempodrom de Berlin, où il interprète l'intégralité de Pornography, Disintegration et Bloodflowers, présentés comme une trilogie, publiée en DVD. Le groupe signe alors un contrat de trois albums avec Geffen et publie le premier en 2004, intitulé The Cure. Un disque rock, brut (n°7).

Après une nième tournée mondiale, Bamonte et O'Donnell quittent la formation et on assiste au troisième retour de Porl Thompson. The Cure est désormais un quartette. Alors que Smith supervise la réédition de tous les albums du groupe en format « Deluxe », le groupe entame en 2006 l'enregistrement de son treizième album, 4 :13 Dream, annoncé par la sortie d'un single le 13 de chaque mois. Il sort le 27 octobre 2008.

Copyright 2014 Music Story Stan Cuesta


Améliorez le contenu de cette page

Si vous êtes l'artiste, le label ou le manager concerné, vous pouvez mettre à jour les informations sur cette page, telles que biographie, vidéos et plus encore sur Artist Central.

Commentaires

Visitez notre FAQ sur les Pages Artistes
Donnez-nous votre avis sur cette page