Jamais un album de Babyface n'aura été aussi riche en collaborations. Plus apprécié pour ses qualités d'auteur / compositeur / producteur, Babyface va encore plus nous impressionner pour ses talents d'interprète avec The day.
Il commence très fort avec Kenny G et Mariah Carey pour un sublime slow intitulé « Everytime I close my eyes », un titre dont on ne peut se lasser même dix ans après la sortie de l'album. Il invite Eric Clapton pour faire la guitare du superbe morceau « Talk to me », épaulé par les saeurs Ivey dans les chaeurs. Dans le slow le plus « love » de The Day, à savoir « When your body gets weak », c'est la formation originale de Boyz II Men qu'il invite pour lui faire les chaeurs et le refrain, c'est-à-dire avec Marc Nelson d'Az Yet en plus. On semble alors avoir tout vu en terme de collaboration mais en arrivant vers la fin du CD, on se rend compte qu'il a invité les grands Howard Hewett et Jeffrey Daniels ainsi que la sublime Jody Watley pour une reprise de leur tube « For the lover in you », autrement dit le groupe Shalamar à l'état de sa première formation, avec en plus LL Cool J pour donner une version plus rythmée de ce beau morceau. Pour couronner le tout, Stevie Wonder répond à son appel pour interpréter la ballade « How come how long ».
Avoir des tonnes d'artistes confirmés qui ont déjà tout prouvé ne garantit ni de fructueuses collaborations, ni un opus de qualité. On le voit dans plusieurs albums composés de « featurings » divers et variés à chaque piste. Dans le cas de The Day de Babyface, on est sûr de ne pas être déçu sur ce point de vue. Aucun de ces « featurings » n'est bâclé et le talent de chacun est utilisé à bon escient.
Malgré cet éventail d'invités de renom, ce sont les chansons qu'il a réalisé en solo que les fans traditionnels de ce véritable lover ont réellement adoré sur le long terme, à savoir le fameux mid tempo « Simple days » mais aussi les ballades « Seven Seas » et le titre très touchant dédicacé à son fils, « The Day ».