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From Publishers Weekly
Copyright 1991 Reed Business Information, Inc. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
From Library Journal
Copyright 1991 Reed Business Information, Inc. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
San Francisco Chronicle
Idées clés, par Business Digest
Les alliances font désormais partie intégrante d'une stratégie de développement réussie. Le potentiel de plus-value que doit générer un partenariat émerge des différences entre les individus et leurs organisations.
Un partenariat n'est pas la simple addition des hommes et des structures mais une nouvelle entité
Au sein de cette entité, les partenaires décident d'agir et de réfléchir ensemble pour réaliser des objectifs communs. Sa réussite dépend de la capacité des protagonistes à trouver un terrain d'entente («common ground») pour valoriser la différence.
Le leader radicalement nouveau sait créer des espaces d'interaction pour que s'exprime la dynamique du partenariat
La décentralisation du pouvoir et la circulation du savoir, devenues nécessités, aboutissent à la responsabilisation des acteurs. Le commandement laisse place à un système de coordination des énergies où la volonté de réaliser ensemble un objectif commun l'emporte sur le chaos des différences. C'est le seul gage de créativité et d'innovation, donc de réussite à long terme.
Business Digest
Pourtant, deux opérations de ce type sur trois se soldent par des résultats jugés décevants : objectifs non atteints, bilan financier négatif... Partant de ce constat, «The difference engine» présente un cadre conceptuel («the partnering grid») destiné à comprendre et à analyser les facteurs de réussite d'un partenariat.
Il est essentiel de souligner la manière dont les auteurs nous font partager leur conviction. Grâce à un travail de recherche d'une grande richesse et illustré d'exemples détaillés, Anne Deering et Anne Murphy réussissent à concilier des conceptions divergentes du management prenant en compte la réalité profonde des organisations. Le résultat propose une démarche transposable au contexte et à la culture de toutes les entreprises.
Le succès d'un partenariat est avant tout une affaire de relations humaines. À la notion de partenariat (synergie, collaboration, transversalité...), on associe encore facilement l'idée selon laquelle «1+1=3». Cette représentation mathématique induit deux erreurs. D'abord, celle de confondre potentialité et résultat ; ensuite celle de contenir une situation complexe dans une formule simple.
Pour les auteurs, le partenariat est plus proche de «1+1+...+1 = valoriser les différences pour innover rapidement ensemble». Adopter ce principe suppose d'abandonner des schémas hérités d'une vision linéaire du monde en décalage avec le monde d'aujourd'hui, complexe et varié.
Il ne s'agit pas pour autant de perdre son identité, mais d'intégrer les perceptions respectives des partenaires dans un cadre commun qui valorise (voire tolère) les différences. Humour et convivialité sont des ingrédients à ne pas négliger dans ce processus qui garantit la construction d'une relation sur le long terme en prévenant les risques inhérents à l'expression à retardement de différences ignorées.
L'efficacité d'un partenariat est largement fonction de la qualité du dialogue développé et des informations échangées. Anne Deering et Anne Murphy attirent notre attention sur la place centrale occupée par la confiance dans une relation de partenariat ; non pas comme une condition a priori, mais comme une dimension à cultiver par les personnes qui ont à collaborer directement. Les principaux moteurs en sont les rencontres, le partage d'informations et de connaissances. Sur ce point, les nouvelles technologies de l'information et de la communication présentent une réelle opportunité. Elles sont conçues sur des principes qui effacent la hiérarchie et le pouvoir fondé sur la propriété de l'information. Leur déploiement contribue à rendre visible et à structurer les échanges pour que progressivement les règles et les conventions tacites, peu appropriées au développement d'interactions, disparaissent.
Le leadership d'un partenariat s'exerce dans le cadre d'une organisation en réseau, flexible et adaptable, caractérisée par la variété des acteurs et des perceptions en jeu, la multiplicité des interactions possibles et un système de pouvoir déconcentré. «The difference engine» apporte une alternative à la vision classique du rôle du leader. Sans les opposer, mais en jouant sur leur complémentarité, le partenariat privilégie le groupe à l'individu, le «faire ensemble» au «faire», la qualité de la relation à l'objectif, la réactivité à la planification...
Dans ce schéma, le leader assoit sa raison d'être sur sa légitimité à diriger l'équipe dans une situation donnée (expertises, qualité personnelle...). L'évolution du contexte modifie le profil du leader et amène le pouvoir à changer naturellement de mains, sans déjuger la personne passant le relais. De la même façon, la stratégie est très évolutive : elle se développe à partir d'opportunités détectées et évaluées par les partenaires, pour former ainsi l'objet-même du partenariat. -- Frédéric Dubois --