Eh bien tout le laisse à penser pour the divine conspiracy. Guitares plus présentes, batteries (le p'tit nouveau y est pour quelque chose) largement moins plates que Phantom agony, choeurs ajoutant de la brillance à des mélodies plus travaillées, la recette prend enfin pour Epica, et ce sans une minute où l'on s'ennuie. Autant pouvait-on avant leur avouer un petit penchant pour la simplicité de mélodies pas très inspirées, mais dans le petit dernier, il n'en est rien.
Un début somme toutes très classique pour un groupe de sympho, départ sur les ensembles de cordes avant de faire détoner les choeurs, pour enchaîner sur un divine obsession très "epica". Le deuxième titre, Menace of Vanity entre dans le plus agressif, pour un groupe qu'on qualifiait de mou. Une chose de corrigée, un des meilleurs morceau au thème accrocheur (intro violons assez sympa). Un des gros coups de coeurs de l'album, Chasing the Dragon, frappe là où nous n'attendions pas. Intro à la guitare accoustique, Simone faisant des merveilles en chant clair, puis seconde partie vers les 3minutes où l'ambiance se radicalise vers un metal sympho nerveux (parties de double-pédale et de blast dignes des pas mal de groupes hardcores ou black-metal). La petite déception de l'album ne dure que 4'40" : Never Enough nous sert un neo-metal-pop radio-FM qui, malgré quelques allures d'Epica, sonne, au mieux within temptation sur certains passages, au pire Evanescence dans le rythmiques le mixage et autres. Death of a dream nous ramène à la surface avec une intro sonnant très Therion avant de s'enchainer sur une rythmique à la double bien entrainante. Living a lie est cependant l'un de ces morceaux banals à la limite du flan dont Epica était symptomatique avant cette révélation, mais après, vient l'une des meilleures chansons d'Epica à mon gout : fools of damnation. Chant travaillé sur intro orientale et malgré la simplicité de la première partie, la chanson s'enchaîne sur une instru très inspirée des instru rythmiques de Dream-theater (attention, les puristes de DT vont se fâcher, alors je préviens, je ne compare pas le niveau technique des zikos) riffs complexes et autres avant de finir sur un refrain sympa (Just do It). Les dernières chansons peuvent aussi nous étonner, comme Beyond belief ou l'on nous fait cadeau d'un solo pas si mal (même si ce n'est pas la spécialité d'Epica) safeguard to paradise qui est une belle ballade, parce qu'il faut une ballade. Le dernier morceau The divine conspiracy est une belle pièce symphonique malgré le fait qu'elle reste un peu dans la lignée des anciens albums (pas très pêchue, un peu répetitive, mélodies un peu simpliste), mais elle génère son effet sur une bonne chaine stereo.
Pour résumer tout ça : diversité, alliage d'influences qu'ils ont réussi à s'approprier, mélodies et rythmiques bien plus puissantes font de cet opus d'epica la bombe et la meilleur galette à mon gout du groupe.
Simon