Bon, j'ai choisi Hypérion dans une librairie parisienne qui vend des occasions, sur son aspect, en lisant à peine la quatrième de couv'. C'est un beau livre, énorme, la couverture est attirante, et les critiques dithyrambiques.
L'histoire est séduisante, elle a un côté "dix petits nègres" en Space Opéra, Quelques pèlerins triés sur le volet, non-croyants en la religion du Shrike, un monstre Alien-like, avec des lames et des piquants mortels partout, et qui tue les pèlerins habituellement, après qu'ils aient trouvé les réponses à leurs questions. Ces pèlerins vont disparaître un-à-un, et le soupçon pèse sur leur disparition, est-ce l'un d'eux qui est coupable, ou est-ce le Shrike qui est venu les récolter...? On découvre peu à peu l'histoire de ces gens que rien ne relie sinon le Shrike, un soldat, un sénateur, un poète, un père de famille avec un bébé dans les bras... L'histoire de ce bébé est d'ailleurs horriblement dure à lire, brute, cruelle, je ne sais plus si j'en ai pleuré mais je me rappelle avoir été secoué et choqué. Rien que pour cette partie du récit, il faut lire Hypérion.
Il y a cependant un aspect qui m'a rebuté, c'est le poète mi-satyre génétiquement modifié, mi-alcoolique et délirant, qui cite des poètes anglais anciens sur lesquels se base la religion du Shrike et sa folie ordinaire. Il faut aimer la poésie férocement pour apprécier ces passages qui m'ont vraiment ennuyé.
Bref, une lecture intéressante, longue et dure, parfois ennuyeuse, mais souvent passionnante, regroupée ici en un seul livre qui vous accompagnera longtemps...