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Ce commentaire fait référence à cette édition : The Golden Age (CD)
Difficile de rendre un jugement définitif sur ce nouvel album d'American Music Club. Est-il pas mal, vraiment bon, ou carrément exceptionnel comme certains le laissent entendre ? Non que cela ait une énorme importance : American Music Club est le type même du groupe qui, bien qu'adoré par les critiques (en Grande-Bretagne, notamment), cité en référence par Radiohead et R.E.M., et même Pearl Jam et Coldplay, vend peu de disques et joue le plus souvent devant un public clairsemé (en France, en tout cas). Depuis le temps, ils ont dû se faire une raison... Disons alors que sur "The Golden Age", il y a des morceaux absolument magnifiques (comme le premier, "All My Love") et d'autres un peu moins indispensables, mais qu'il est impossible de ne pas aimer. Simplement parce qu'ils sont écrits et chantés par Mark Eitzel, et qu'on n'est pas loin de penser que ce quasi-quinqua est le plus grand parolier et chanteur du monde.Arrivant quatre ans après "Love Songs for Patriots", l'album du come-back après un hiatus de dix ans, "The Golden Age" est presque une œuvre solo, puisque de la formation originelle ne subsistent que son chanteur et le fidèle Vudi. Mais il est nettement plus consistant que les derniers disques sortis par Eitzel sous son nom (dont le dernier, "Candy Ass", paru en 2005, sur lequel figurait déjà le morceau "The Sleeping Beauty"). Si ce dernier a déménagé de San Francisco à Los Angeles, la ville des hippies et de la contre-culture (qui donna son nom à un album de 1994) est toujours très présente dans ses textes, et même citée dans deux titres de chansons. Mais au-delà de l'influence constante de San Francisco, "The Golden Age" est sans doute l'album le plus californien d'American Music Club, plus encore que "California" sorti il y a vingt ans. Californien dans le son, confortable, détendu, ensoleillé, parfois presque mainstream, mais alors le mainstream du début des années 70, tout en guitares rêveuses et en harmonies vocales moelleuses. C'est un peu le contrepied du précédent, nettement plus sombre et rageur, en prise directe avec la situation politique des Etats-Unis. Ce n'est certes pas la première fois qu'AMC tente un recentrage vers un style plus "grand public" ou "commercial". Mais jusqu'ici, cela s'était surtout traduit par des singles aux guitares surgonflées et aux mélodies un peu trop évidentes, qui n'avaient d'ailleurs guère affolé les charts. Rien de tel sur "The Golden Age", où Eitzel assume justement son âge et son goût pour la pop et la grande variété américaine (ne se prosternait-il pas devant l'un de ses plus fameux représentants dans ce qui reste peut-être le plus grand morceau du groupe, "Johnny Mathis's Feet" ?). Cela décevra peut-être les vieux fans qui préféraient les gouffres et les liqueurs fortes de "Mercury", mais reconnaissons que le bronzage et la sérénité (toute relative) lui vont bien. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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