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The Great Arab Conquests: How the Spread of Islam Changed the World We Live in [Anglais] [Broché]

Hugh Kennedy
4.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (2 commentaires client)
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Détails sur le produit

  • Broché: 464 pages
  • Editeur : Da Capo Press Inc; Édition : Reprint (18 novembre 2008)
  • Langue : Anglais
  • ISBN-10: 0306817403
  • ISBN-13: 978-0306817403
  • Dimensions du produit: 14 x 2,5 x 21 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (2 commentaires client)
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Par Stephane MANTOUX TOP 500 COMMENTATEURS
Format:Broché|Achat authentifié par Amazon
Hugh Kennedy est professeur d'arabe à l'Ecole des études orientales et africaines de Londres. Il a été également professeur d'histoire médiévale à l'université St Andrews. Sa recherche se concentre sur le Moyen-Orient musulman, l'archéologie de l'islam et l'Espagne musulmane. Il a publié quantité d'ouvrages sur ces sujets depuis une trentaine d'années. Celui-ci, consacré à la période des grandes conquêtes des débuts de l'islam, comme l'indique le titre, est le dernier en date. Livre dense, plutôt descriptif, c'est la synthèse la plus récente pour comprendre comment les Arabes musulmans ont réussi à forger leur empire dans le premier siècle de l'islam, grosso modo.

Comme il le rappelle dans sa préface, pour les vaincus, tels les Byzantins, le phénomène des grandes conquêtes musulmanes des VII-VIIIème siècle est incroyable. Un moine décrit ainsi, vers 680, l'arrivée des musulmans comme le juste châtiment divin pour les péchés commis par les chrétiens. Aujourd'hui, et ce que le livre se propose de faire, on cherche à mieux comprendre comment les Arabes ont réussi à vaincre plusieurs grands empires et à annexer une telle étendue de territoires en si peu de temps. Kennedy offre donc une description, d'abord, de la conquête, menée par des assaillants souvent inférieurs en nombre. Il propose ensuite de comprendre comment les vainqueurs, noyés dans une population vaincue plus nombreuse, conservent leur identité en procédant notamment à la conversion à l'islam de cette population. Enfin, il analyse la mémoire de la conquête à partir des sources arabes, plus dignes d'intérêt qu'on ne l'a dit malgré leur caractère postérieur, souvent de beaucoup, aux événements racontés. Le livre traite la période comprise entre la mort de Mahomet, en 632 -les musulmans avancent alors en dehors de la péninsule arabique-, et la fin du califat omeyyade, 750 -où les frontières du monde musulman sont à peu près établies pour plusieurs siècles. Comme le rappelle Kennedy, la particularité des conquêtes de l'islam n'est pas tant leur rapidité -d'autres conquêtes ont été aussi fulgurantes dans l'histoire- mais leur impact beaucoup plus durable sur la religion, la langue des terres conquises. Retracer cette période est difficile car elle est à la charnière entre l'Antiquité et le Moyen Age, est donc en partie négligée par l'historiographie. Par ailleurs les sources écrites sont rares et dans des langues parfois complexes à maîtriser (arabe, perse). Cependant Hugh Kennedy s'est attelé à la tâche. Il dépeint les phases de la conquête selon un plan à la fois géographique (Syrie-Palestine, Irak, Egypte) et chronologique, pour faciliter la compréhension du lecteur. On peut se demander cependant s'il n'aurait pas été plus judicieux de regrouper les campagnes contre les Byzantins et les Sassanides. Kennedy fait précéder son propos d'un état des lieux des sources et de la société arabe préislamique. Il s'appuie il est vrai, dans son travail, surtout sur les sources écrites et finalement assez peu sur l'archéologie, ce que l'on pourrait aussi lui reprocher.

En 750, l'islam s'étend sur des frontières qui s'arrêtent pour près de 300 ans. En superficie et en population, c'est un empire comparable à l'Empire romain : l'empire chinois des Tang est son seul rival. A l'inverse du premier cependant, l'islam ne s'enferme pas derrière des frontières fortifiées, sauf exception -Anatolie contre les Byzantins, Espagne contre les royaumes chrétiens du nord. Il ne subit pas d'énormes pressions des voisins extérieurs à l'empire, il est économiquement auto-suffisant et confiant militairement. Aux IXème-Xème siècle, le monde musulman survit à la désintégration de son pouvoir central, chose que n'avait pas su faire l'Empire romain d'Occident du Vème siècle. Comment expliquer un tel succès ? Premier élément qui a joué : le déclin démographique que connaît le monde méditerranéen et moyen-oriental, en particulier après la réapparition de la peste bubonique vers 540. Il affaiblit la résistance et explique que certaines grandes cités -Antioche, Carthage pour l'Empire byzantin, Tolède en Espagne- se soient rendues sans combat ou presque. La dernière grande guerre byzantino-sassanide a affaibli l'Empire byzantin, ravageant un grand nombre de ses provinces, diminuant son contrôle sur les régions occupées par les Perses. La défaite sassanide contre Héraclius a entamé la fidélité à la dynastie perse, base de l'Etat, qui commence donc à décliner au moment de l'arrivée de l'islam. Par ailleurs, les Byzantins, après la mort d'Héraclius en 641, sont divisés par des luttes intestines pour le pouvoir et donc moins enclins à combattre les musulmans. De plus, la centralisation des deux empires, byzantin et perse, a joué contre eux : les Arabes ne sont pas perçus comme la menace principale et une fois que l'armée de campagne est détruite, les forces locales ne peuvent pas faire grand chose contre l'envahisseur. Les musulmans rencontrent davantage de résistance dans des régions où le pouvoir est fragmenté : Arménie, Transoxiane, montagnes cantabriques du nord de l'Espagne. Les musulmans profitent aussi de dissensions internes, notamment sur le plan religieux : les monophysites égyptiens, mais aussi les paysans irakiens opprimés par les Sassanides, ne sont pas fâchés de voir arriver les musulmans, sans forcément collaborer étroitement avec eux.

Cependant les Arabes musulmans ne l'ont pas emporté seulement en raison des faiblesses de leurs adversaires. Les conquérants forment une armée bien organisée, et qui ne comprend pas beaucoup de civils. Cette armée est capable de se déplacer rapidement : les terres de l'islam couvrent, vers 750, 7000 km d'ouest en est ! L'existence rude des bédouins leur a permis de faire fi ou presque des contraintes logistiques, et de se montrer d'excellents combattants nocturnes. Les armées musulmanes sont commandées par des généraux compétents : Khald ibn al-Walid, Amr al-As, Tariq Ziyad, Musa Nusayr. Les califes supervisent les opérations de conquête, en particulier Omar, le deuxième des califes dit Rashidun (bien guidés). Il y a très peu de révoltes de gouverneurs ou de commandants d'armées, à l'inverse par exemple de l'Empire byzantin. En outre, les musulmans imposent des conditions très acceptables aux vaincus, contrairement aux Mongols du XIIIème siècle par exemple qui balaient tout sur leur passage. Lorsqu'ils s'installent, les conquérants le font en dehors des villes qui se sont rendues et en créent de nouvelles (Koufa, Bassora, Kairouan) ce qui évite les frictions avec les habitants. Certaines zones conquises ne voient pas arriver les conquérants, qui ont poursuivi leur marche en avant, avant plusieurs décennies, ce qui désarme les résistances. Les conversions forcées à l'islam sont très rares : c'est un processus beaucoup plus lent, par incitation fiscale, pour entrer dans l'administration ou l'armée ou faire partie de la nouvelle élite dirigeante. D'autant plus que dans ce premier siècle de conquête, la société musulmane reste très ouverte. Nusayr, le conquérant musulman de l'Espagne, est ainsi un ancien prisonnier de guerre de l'islam en Irak, converti à la nouvelle religion et nommé gouverneur d'Afrique du Nord. Contrairement aux peuples barbares qui détruisent l'Empire romain d'Occident mais adoptent la langue et la religion des vaincus, les Arabes, confiant dans leur culture, imposent leur langue, tout comme la conquête va imposer, en plusieurs siècles, l'islamisation. La conquête exercée dans le premier siècle de l'islam est donc bien le produit d'un extraordinaire concours de circonstances : celle d'une nouvelle foi portée par des bédouins sûrs d'eux-mêmes, partant à l'assaut d'un monde post-antique en mal d'identité et de moyens pour résister. Contrairement à ce que disait le moine de 680, rien n'était inéluctable ! Dans un chapitre à la fin de l'ouvrage présentant la voix des vaincus, Kennedy montre bien comment les points de vue divergent sur les musulmans : considérés par certains comme de véritables barbares, ou comme supérieurs aux Byzantins par d'autres !

L'ouvrage se complète d'une bibliographie synthétique. Les cartes sont toutes situées au début du livre, ce qui n'est pas forcément pratique pour trouver toutes les localisations -il faut sans cesse revenir au début. Un livret photo central vient enrichir le texte de Kennedy.
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4.0 étoiles sur 5 Bien utile à notre compréhension du Monde 20 août 2012
Format:Broché|Achat authentifié par Amazon
Comment une religion basée sur la seule soumission de l'homme à un Dieu absolu a-t-elle pu s'étendre ? Ce livre (hélas non traduit)apporte bien des réponses entre l'incapacité consubstantielle et structurelle des empires décadents Byzantins et Sassanides de liquider ce qui n'est au départ que des raids de bédouins, la motivation plus économique que religieuse de ces derniers et les luttes sans pitié des premiers musulmans pour controler et/ou garder le pouvoir. Bien loin de la religion "d'amour, de tolérence et de paix" c'est plutôt "a nous le fric et les nanas" avec comme seuls principes : la bourse ou la vie...et j'ai toujours raison, point à la ligne !!!
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Amazon.com: 4.1 étoiles sur 5  36 commentaires
39 internautes sur 42 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Fascinating, and true to its sources 5 septembre 2007
Par Mark O'Neill - Publié sur Amazon.com
Format:Relié
I read a pre-release copy of this book prior to a trip through some of the Gulf states. My knowledge of the spread of Islam had been limited to a short section of my secondary school history course, where it was mixed up with the fall of the Byzantine empire. It is easy to imagine that countries like Syria were always Islamic, and to forget about the swift process which converted them (from Christianity, in the case of Syria).

I found this book to be extremely readable. The fluency of the writing matched the content, the amazing swiftness of the Muslim conquests.

The author cites his sources often. I liked the fact that it felt like reading the original sources. I never felt it was just one author's opinion. The book is a nice mix of high-level accounts of battles and strategy, plus an insight into the mindset of the original Muslim soldiers, who were agile and lightly armoured, and not afraid to withdraw to fight another day. One thing which it doesn't do is go into great detail on Mohammed himself, but plenty of other books do that already.

Highly recommended.
14 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Engaging, superbly-organized, well-reasearched... A great book! 10 février 2008
Par Kevin M. Merkelz - Publié sur Amazon.com
Format:Relié
"The Great Arab Conquests" is not only informative and enlightening, it's also a fascinating, fast-paced, and wholly understandable read.

I'll highlight just a few aspects of the book which I considered its high points:

Writing style. The author, Hugh Kennedy, writes with a style that is easy to follow and quite often fun to read. Many history books that I have read begin with a "Preface" or an "Introduction" where the author directly addresses you, the reader. But typically, once Chapter 1 begins, the author steps far, far away from you, the reader, to dictate events from some high "historical writing" platform. Kennedy stays with you throughout the entire book, offering insightful and sometimes even humorous commentary. It reminded me less of "historical writing", and more of some of those great, engaging history class professors I had in college. More authors of history should write like this.

Organization. Kennedy's smooth and straightforward structure makes it a breeze to comprehend the vast and diverse Arab conquests. The conquests are divided up into separate chapters for each geographical region conquered (e.g. "Conquest of Iran", "Conquest of Egypt", etc.). Each chapter is roughly 30 pages in length which always felt like the ideal amount of material that I could digest in one sitting. Some history books have colossal 60-page chapters, which have always felt exhausting to me. Other books have new topic headings every few pages, which I have always found distracting. Kennedy seems to have found an ideal middle ground, and it works beautifully.

Historical sources. The original contemporary Arab sources from the time of the Arab conquests are sketchy, and often nearly fictitious. Kennedy acknowledges this and deals with it in a superbly scholarly fashion. In addition to setting aside several pages at the beginning of the book to deal with this important matter, he continually wrestles with sparse and/or untrustworthy sources throughout the course of the book.

Maps. For every separate conquest region, there is a corresponding, well-detailed map. Iran, Iraq, Egypt, North Africa, Transoxania, etc. all have fantastic maps located at the front of the book. I was constantly referring back to them.

Finally, as a small but delightful bonus, the dustjacket illustrations of the hardcover edition of this book are absolutely gorgeous. The lavish Arabic design aesthetic constantly invited me to crack open the book every time that I glanced at it on my desk.

All in all, "The Great Arab Conquests" has quickly become one of my favorite books on Arab history. I was impressed by Hugh Kennedy's treatment of the Abbasid caliphate in his previous book, "When Baghdad Ruled the Muslim World", and this latest work of his has only increased my appreciation for his engaging, intelligible writing on complex topics in Arab history.
45 internautes sur 53 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Early Arab Military Campaigns 5 novembre 2007
Par Izaak VanGaalen - Publié sur Amazon.com
Format:Relié
After the death of the Mohammed in 632 and up to the Battle of Poitiers in 732, Arab Muslim armies conquered a swath of land that extended from Spain and Portugal in the West to what is now Afghanistan and Pakistan in the East. Our traditional understanding of these events is that a group Muslim fanatics were hell-bent (pardon the expression) on proselytizing others to their faith. Hugh Kennedy, professor of history at the University of St. Andrews in Scotland, tells us in this excellent and well-written book that there were more mundane reasons for this sudden expansion of the realm: namely, the quest for the spoils of war. Religious conversion was not yet a factor; that would come two to three hundred years later.

This story is told in chronological as well as geographical order, moving outward from Mecca and Medina. Kennedy reminds us that many of his sources are unreliable and unclear since they were written by the victors. But he has done a masterful job putting it together, making use also of the records of the conquered. His knowledge of Arabic is evident throughout this book.

How did a group of disorganized Bedouins with no military weapons or martial tradition create such a large empire? In the beginning, Kennedy tells us, it was due mainly to the weakness and decline of the immediate surrounding empires. Byzantium, which controlled Syria and Palestine, and Sassanid Persia, which controlled what is now Iraq and Iran, had exhausted themselves fighting each other. When the Arab armies arrived they were met with little resistance.

Their mode of conquest was simple and time-honored. First they defeated the army, then they beseiged the population centers giving them a choice of paying tribute and allegiance or facing death. Conquered peoples invariably chose the former. Arab administrators wisely left existing structures and traditions in place. They established a very tolerant and multicultural empire. ( For more on empires and tolerance read Amy Chua's Day of Empire: How Hyperpowers Rise to Global Dominance--and Why They Fall.) They were tolerant of Christianity in the West as well as Hinduism in the East. During the 100 year period covered in this book, Egypt remained Coptic-speaking and Christian, and Persia remained Pahlavi-speaking and Zoroastrian. It was not until much later that the Arabic language and Muslim faith took hold.

The conquests were driven by the quest for booty to satisfy the growing Arab-controlled armies. Since Muslims were forbidden to fight each other, according to Kennedy, the constantly sought out new lands and peoples to conquer.

This may throw some light on the present condition of the Middle East. Now we know that Muslims do fight each other and that Islam in its current form in Iran and Saudi Arabia has very little tolerance of other faiths. During the time period covered in this book, Kennedy does not say much about inter-Muslim and inter-Arab conflicts, apparently there weren't many. There may have been greater harmony within during a time of tolerance of outside cultures. For those Arabs today who mourn the loss of empire and feel humiliation and inferiority at the hands of the West, they would do well to study the lessons of this book. Tolerance of other cultures and religions - not rigidity and exclusion - is the key to greatness and power.
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